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Sur fond de morosité économique : La masse monétaire augmente de 10,4% en février

Par L'Economiste | Edition N°:179 Le 11/05/1995 | Partager

La masse monétaire devrait finir l'année avec une hausse estimée entre 5 et 7%. En janvier et février, celle-ci a dépassé les 10%. En raison de la poursuite de la croissance industrielle et de la baisse prévue des recettes touristiques et des transferts de RME notamment, la demande de crédits est appelée à croître.

La masse monétaire s'est élevée à environ 176 milliards de DH en février dernier, marquant une hausse de 10,4% par rapport au même mois de l'année précédente. En janvier, où ils avaient atteint 174,5 milliards, les moyens de paiement avaient enregistré un accroissement de près de 11% en variation annuelle.

La croissance de la masse monétaire attendue cette année devrait se situer entre 5 et 7 %, et ce en dépit d'un PIB en baisse de 5 à 6%. L'émission additionnelle des moyens de paiement en février résulte toujours de l'augmentation des avoirs extérieurs, des créances nettes sur le Trésor et des crédits à l'économie.

La plus forte hausse a été enregistrée par les créances sur le Trésor. Totalisant un peu plus de 71,7 milliards de DH, les emprunts du Trésor ont en effet progressé de 12% par rapport à février 1994. Cet accroissement découle des créances propres de la Banque centrale (+12,8% à 13,5 milliards) et du portefeuille d'effets publics du système bancaire (+13% à 52,1 milliards). Il résulte également, mais dans une moindre mesure, des créances des entreprises et des particuliers (contreparties des dépôts auprès des Chèques Postaux et du Trésor) qui ont grimpé de près de 4% à plus de 6,7 milliards de DH.

Quant aux crédits à l'économie et aux avoirs extérieurs, ils ont augmenté dans les mêmes proportions, soit 7%.

Avec 39,6 milliards de DH, les avoirs extérieurs ont été tirés vers le haut essentiellement par les avoirs en devises convertibles (+9,7% à 36,3 milliards) et les engagements extérieurs des banques de dépôts (+47,1 % à 5,9 milliards). Tel qu'indiqué par M. Abdelhak Bennani, président directeur général de Wafabank, lors de la présentation des résultats 1994 de la banque, les avoirs extérieurs devraient accuser cette année une baisse de 10% par rapport à 1994. Ce recul doit provenir du fléchissement attendu des recettes touristiques et des transferts de RME, d'une part, et de la hausse prévue au niveau des importations d'autre part. Ces facteurs, ajoutés à la poursuite de la croissance industrielle, explique le PDG de Wafabank, devraient entraîner une demande supplémentaire de crédits.

Après une progression de 9,2% en janvier, les concours à l'économie (non comprises les créances nées sur l'étranger qui sont incluses dans les avoirs extérieurs) se sont accrus de 7,1% pour s'établir à 76,7 milliards. Les crédits distribués par les banques commerciales représentent 69 milliards, soit 8% de plus qu'en février 1994. L'essentiel de ce montant, soit 50,7 milliards, est constitué des crédits à court terme (47,8 milliards en 1994). Le reste est réparti entre les crédits à court terme pour 13,8 milliards (+13,2%) et les crédits à long terme pour 4,4 milliards (15,7%). Quant aux crédits financés par Bank Al-Maghrib, ils ont affiché un léger recul de 0,4% à 7,7 milliards.

Les crédits à l'exportation (créances nées sur l'étranger et crédits de préfinancement) ont régressé de 9,9% pour atteindre un peu plus de 4,3 milliards.

Cet écart découle exclusivement des crédits de préfinancement à l'exportation, puisque les créances nées sur l'étranger nourries par les banques de dépôts ont augmenté de 3,2% à 3 milliards. En janvier, ces créances avaient diminué de 3,7%.

Avec la suppression des crédits bonifiés destinés aux exportateurs, la progression des crédits à l'économie s'est accompagnée d'une hausse des créances en souffrance. Englobant les créances pré-douteuses, douteuses et compromises, ce poste a vu sa valeur passer de 6 milliards de DH en 1994 à 7,6 milliards cette année.

Hakima EL MARIKY

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