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    Affaires

    Suisse Maroc pour le développement durable
    La Fondation multiplie les mises en relation d’affaires

    Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

    . L’approche favorise plutôt le B to B. Un accord-cadre entre les hôpitaux universitaires de Genève et du Maroc. 82 millions d’euros à investir dans la Marina de Casablanca TROIS ans après la première édition du symposium économique en 2006, initié par la Fondation Suisse Maroc pour le développement durable, il est difficile de dresser un bilan chiffré de cette initiative. Tant il est vrai que la démarche de la Fondation vise plutôt à favoriser des rencontres d’affaires B to B. Valeur aujourd’hui, les retombées de cette initiative ont trait à la convention dans le domaine hospitalier et l’accord-cadre de collaboration, signés à Genève, à l’occasion du 3e symposium économique de la Fondation, tenu le 3 octobre. La convention entre les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et le Centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Marrakech porte sur les soins médicaux, l’enseignement et la recherche. Pour illustrer leur détermination à donner du contenu à cet accord, le directeur des HUG, Alain Rolland, et le représentant du CHU de Marrakech ont révélé quelques détails du projet dont les objectifs visent à favoriser la création d’un véritable réseau d’échanges. Il s’agit également, entre autres, de mettre en place des systèmes de coordination et de développement des prestations cliniques spécialisées. Les deux parties entendent développer en priorité la gestion des risques et matériovigilance, la formation en soins infirmiers, la radiologie et la chirurgie viscérale… L’accord cadre tripartite signé entre le directeur des HUG, la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, et la FSMDD vise à instituer des relations permettant la création d’un réseau d’échanges. Sa mise en œuvre se fera par le biais d’échanges des avis sur les diagnostics et les traitements de cas particuliers, outre la formation et les échanges scientifiques.L’option mise en relation, voulue par la fédération, en plus de son penchant pour le développement durable, permet difficilement de faire un bilan comptable dans le style des IDE. D’ailleurs, les président et vice-président de la fondation, Nabil Benabdallah et Mike Fani, justifient leur satisfaction par les actions sociales entreprises ici et là, dans le nord du Royaume, avec des associations au profit de l’éducation de petites filles rurales. Ou encore dans des projets en cours de finalisation avec la Fondation Zakoura pour l’éducation. Voilà qui renseigne davantage sur le choix de la thématique de cette année: «Ensemble investissons dans l’avenir». Parlant d’avenir justement, l’ancien ministre des Finances, Mohamed Berrada, a tiré la sonnette d’alarme autour de la question: «Comment stimuler la croissance en harmonie avec la problématique sociale». Mohamed Berrada a choisi délibérément de ne pas parler business, axant son intervention sur l’humain. Pour lui, l’investissement financier viable doit reposer sur des ressources humaines disponibles et bien formées. A partir de là, le tableau qu’il dépeint pourrait décourager plus d’un investisseur suisse, réputé frileux, voire timide. Près de «70% des enfants marocains seulement, âgés de 7 ans, sont scolarisés, 50 accèdent au collège, 25 au lycée, 20 au bac et 12% s’ouvrent les portes de l’université». Comme si le tableau n’était pas suffisamment sombre ainsi, Berrada ajoute que «40% de ceux qui accèdent aux études universitaires n’y passent pas les deux premières années». Il aura réussi à capter l’attention de tout le monde. Et quand on l’entraîne sur le terrain purement business, là aussi, sa prise de position est tranchée. «Certes, le Maroc est encore loin des tumultes financiers mondiaux et que son système est bien verrouillé par Bank Al-Maghrib, mais la crise qui le guette pourrait être purement économique». Démonstration. «Jusqu’ici, le transfert des MRE et les recettes du tourisme suffisent à combler le déficit de notre balance commerciale, mais la crise financière qui s’abat sur les économies européennes réduira fatalement le pouvoir d’achat de ces pourvoyeurs de devises». Par voie de conséquence, «MRE et touristes réduiront leur train de vie, ce qui impactera notre incapacité à payer les importations». De toute évidence, il en faut beaucoup plus pour entamer l’engagement de ce représentant du groupe Centres commerciaux & Loisirs de Suisse, en course finale parmi les cinq entreprises encore en lice sur la Marina de Casablanca. L’enthousiasme du groupe suisse qu’il affiche, pourtant suspendu encore au résultat de l’appel d’offres de la CGI prévu vers le 15 octobre, est tel qu’il a demandé et obtenu du groupe CDG à présenter son offre à l’occasion du symposium. La partie centre commercial et loisirs à décrocher couvre 28.000 m2. L’offre suisse porte sur un investissement de 83 millions d’euros pour la création de 600 emplois directs et fonde ses espoirs sur la commande ferme de 80 enseignes dont plusieurs helvétiques à s’y installer. Reste à espérer que l’offre suisse séduise les responsables de la CGI. A noter que le groupe Centres commerciaux & Loisirs de Suisse va inaugurer sa première réalisation dans ce domaine à Alger l’été prochain.


    Fort potentiel

    DES thèmes d’actualité ont rythmé les échanges des experts suisses et marocains notamment autour de la construction et l’immobilier, l’offshoring et la mondialisation. Dans son exposé, le vice-président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), l’architecte Rachid Khayatey Houssani, a fait fort. Pour ce dernier, «le Maroc est le nouvel eldorado de l’immobilier», même si en privé, son discours est tout autre. La veille, échangeant avec un représentant du ministère de l’Intérieur et un cadre d’Al Omran, présents à Genève, Khayatey, avec sa double casquette d’architecte et d’opérateur immobilier, a eu ses mots: «il faut que tout le monde y mette du sien, que les marchés publics répondent à des critères de transparence et qu’on associe les promoteurs et autres intervenants privés du secteur immobilier dans les décisions politiques faisant foi de projets immobiliers». Le Maroc en tant que «destination de grand intérêt pour les investisseurs étrangers» ne fait aucun doute. Le vice-président de la FNPI énumère les mécanismes volontaires qui ont aidé à en arriver à ce résultat. Pour le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, «l’immobilier marocain ne connaîtra pas de crise pendant les 20 prochaines années, à condition de s’adapter aux exigences du marché». Ahmed Taoufiq Hejira rappelle les opportunités du secteur immobilier dont le déficit de 1 million de logements urbains décents est en soit une aubaine pour les investisseurs.B. T.

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