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Economie

Sucre: Le statu quo en attendant d'y voir plus clair

Par L'Economiste | Edition N°:524 Le 08/06/1999 | Partager

· Le débat sur le mécanisme de la subvention à la consommation du sucre n'avance pas
· Le système a pourtant montré au grand jour l'ensemble de ses dysfonctionnements



Le débat sur le sucre reprend. Il a été animé par le Comité de suivi du projet de développement du secteur privé. Au cours de cette rencontre le 8 juin, l'ensemble des intervenants ont fait le point sur le mécanisme de subvention à la consommation.
Pour l'heure, néanmoins, c'est le statu quo... A l'exception de la restitution de la subvention par les industriels utilisateurs de sucre qui a déjà démarré, la réforme du système de la compensation n'est pas encore lancée. Le gouvernement attend d'y voir un peu plus clair. Pour cela, il a élargi au maximum le débat. «Tout le monde est conscient qu'il est important de revoir la logique de ciblage de la subvention par rapport à la protection des ménages à très bas revenu», indique M. Hassan Benabderrazek, secrétaire général au Ministère des Affaires Générales du Gouvernement. Quant à la réforme de la Caisse de Compensation, elle doit avoir lieu dans une logique d'efficacité et non budgétaire.
Remettant les pendules à l'heure, le secrétaire général rappelle que l'instauration du mécanisme de la subvention à la consommation était nécessaire au démarrage de la filière. Le développement de l'activité sucrière s'est effectué en trois phases distinctes. La première période qui débute de 1962 pour s'achever en 1985 est celle de la constitution de la filière. Dans un «élan nationaliste», il fallait mettre en place une activité sucrière à même de satisfaire la sécurité alimentaire. Or, l'activité dans une sucrerie est à taux fixe élevé et nécessite en conséquence d'utiliser les capacités de production au maximum. Aussi la Caisse de Compensation a-t-elle joué un grand rôle. Elle a permis d'apporter une réponse à l'ensemble des risques et surtout d'assurer une rentabilité suffisante aux unités. Cela a permis en tout cas de mettre en place un «fleuron industriel».
La deuxième période est celle qui va de 1985 à la libéralisation en 1996.
La filière sucrière était constituée avec sa politique d'irrigation et un savoir-faire agricole et industriel. A partir de ce moment, il était plus aisé de changer de politique et de faire de l'optimisation la principale priorité. La logique économique refaisait surface. Les unités ont commencé à faire la chasse aux gisements de productivité.
En 1996, le gouvernement décide de faire le grand pas en libéralisant la filière. Les importations sont désormais libres. La subvention est forfaitaire. La libéralisation a donné des résultats, mais a également fait apparaître des dysfonctionnements. L'approvisionnement du marché a connu de nombreuses difficultés ces dernières années. La privatisation est en panne...
Or, la libéralisation en toute logique devait permettre de «transférer les gains de productivité vers les bénéficiaires», précise M. Benabderrazek. Et c'est là le grand hic, car elle devait s'accompagner de la liberté des prix et des marges. Cela n'a jamais été appliqué.
Résultat aujourd'hui, le pouvoir d'achat de l'agriculteur est grignoté par le poids des dettes et des charges avec le coût croissant des intrants.
Les raffineries, qui se sont vu imposées un nouveau système tarifaire douanier depuis le 1er janvier 1999, ont vu leur forfait de raffinage laminé. Selon M. Kamal Ayoubi, directeur de la Cosumar, «alors que ce forfait était de 2.000 DH la tonne avant la libéralisation, il n'était plus que de 1.500 au moment de libéralisation pour n'être plus que de 1.150 DH aujourd'hui».

Fatima MOSSADEQ

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