×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Europe

    Stress tests: 90 établissements à l’épreuve

    Par L'Economiste | Edition N°:3505 Le 11/04/2011 | Partager
    Sept banques avaient été recalées l’an dernier

    Les nouveaux stress tests auxquels les banques européennes vont être soumises vont-ils mieux convaincre que ceux de l’an dernier? En tout cas, les 90 établissements qui feront l’objet de cette nouvelle série d’épreuves sont les mêmes que l’an dernier, à l’exception de ceux qui ont disparu (essentiellement pour cause de fusion). S’y ajoutent quatre nouvelles banques (une autrichienne, une danoise, une irlandaise et une norvégienne). Les résultats sont attendus pour le mois de juin. Seules sept banques avaient échoué aux tests de l’an dernier (cinq espagnoles, une allemande et une grecque).
    L’Autorité européenne de supervision des banques a donné les premiers éléments de méthodologie et a dévoilé, vendredi 8 avril, la nouvelle liste (cf. www.eba.europa.eu/). L’objectif, a rappelé l’EBA, est de tester globalement plus de 65% des actifs bancaires européens et au moins 50% des actifs dans chaque pays de l’Union européenne. Les mêmes quatre banques françaises seront testées qu’en 2010, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE. Le pays le plus représenté sur la liste est de loin l’Espagne avec 24 établissements bancaires, devant l’Allemagne (13).


    Un indicateur plus corsé


    Pour réussir le nouvel examen, les banques devront pouvoir justifier d’un ratio minimal de 5% de capitaux propres durs (core Tier 1) en cas de choc économique, un critère plus sévère que l’an dernier. Essentiel, car il mesure les capitaux les plus sûrs des banques, ce ratio risque de poser des problèmes à des établissements régionaux allemands qui ne pourront y inclure certains de leurs actifs. Comme lors des précédents tests, le régulateur utilisera deux scénarios. L’un dit de base, reprenant les principales prévisions macroéconomiques en vigueur et l’autre dit adverse, retenant des hypothèses théoriques de dégradation de l’économie et des marchés financiers. Ces hypothèses adverses, divulguées le mois dernier, sont, elles aussi, plus sévères que l’an dernier. Elles prévoient par exemple une baisse de 0,5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2011 dans la zone euro, alors que Bruxelles table sur une hausse de 1,5%. Certains experts reprochent toutefois à l’EBA d’avoir écarté la possibilité de défaut d’un pays européen sur sa dette, parfois évoquée dans le cas de la Grèce et qui pourrait avoir un effet ravageur sur certaines banques. Le superviseur a répondu qu’il voulait s’en tenir à des hypothèses plausibles. Il a néanmoins assuré que l’exposition de chaque banque aux dettes des Etats européens serait publiée dans un souci de transparence. Les tests seront menés par les banques elles-mêmes mais les résultats seront contrôlés par leurs pairs, sous la supervision de l’EBA et de la Banque centrale européenne. Leur publication sera accompagnée, pour les plus fragiles, de recommandations que chaque régulateur national sera ensuite chargé de mettre en oeuvre.

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc