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Culture

Spirit of Fès: Une âme pour la mondialisation
La chute du Mur a réveillé les mémoires culturelles
Rencontre avec Rachid Benmokhtar(*)

Par L'Economiste | Edition N°:1536 Le 10/06/2003 | Partager

. Spirit of Fès: On entend dire aujourd'hui que le fait religieux et le fait culturel jouent un rôle de plus en plus important dans les relations internationales, notamment depuis la chute du mur de Berlin. Qu'en pensez-vous?- Rachid Benmokhtar: C'est un fait établi que la chute du mur de Berlin, comme la disparition de l'URSS ont été un point de départ de changements drastiques dans les relations internationales, du fait de la disparition de la scène politique internationale de l'idéologie marxiste, malgré quelques poches de résistance et l'apparition du libéralisme triomphant et d'une superpuissance unique. De ce fait, les différences se font sentir sur d'autres terrains que l'idéologique et l'économique, d'où l'importance de la culture comme moyen de reconnaissance et base d'ancrage. Elle renvoie à la mémoire et de ce fait crée un ciment nécessaire pour contenir une forme d'homogénéisation culturelle mondiale. En fait, plus que jamais, les cultures voyagent et s'entrecroisent dans un monde ouvert par les médias et les progrès des transports. Le fait religieux se manifeste plus comme mouvement conservateur en réaction aux changements que nous connaissons. Comme chacun sait, les religions se fondent sur des dogmes qui ne changent pas, alors que la rapidité des changements est déstabilisatrice. Pour beaucoup, le dogme qui s'inscrit dans le passé, est ressenti comme une bouée. Mais en réconfortant certains, il risque de servir d'idéologie de remplacement à d'autres.. La pluralité culturelle vous semble-t-elle être un élément de blocage ou, au contraire, de promotion de valeurs universelles? Conséquemment, une mondialisation respectueuse de cette pluralité vous paraît-elle être possible ou souhaitable?- La pluriculturalité a toujours été synonyme d'ouverture et a accompagné le progrès. Les sociétés fermées sur elles-mêmes malgré de grandes traditions n'ont pu évoluer faute d'une dynamique culturelle qui résulte des échanges et emprunts à d'autres cultures. L'adhésion à des valeurs universelles nécessite une ouverture d'esprit et l'acceptation des autres cultures, notamment celles qui sont à la base de ces valeurs universelles. La mondialisation est un phénomène naturel d'un ensemble humain confronté à une révolution sociale où la science, qui est l'infratexture de la technologie, apporte des paradigmes et des faits qui bouleversent tous les champs de l'activité humaine aussi bien que l'organisation des sociétés quel que soit leur niveau de développement. Or, les sociétés n'avancent pas linéairement, ce sont des systèmes complexes dont le comportement et le fonctionnement évoluent et s'adaptent difficilement. Mais sur une période de temps importante, une tendance d'évolution apparaît. C'est ce qui a l'air de se passer avec la culture. Sur une longue période, on peut penser que la pluriculturalité fait partie de la mondialisation. . Y a-t-il, selon vous, une relation entre les domaines politique, économique et social et ceux culturel et spirituel?- Oui, ce sont toutes les composantes d'une société et qui interagissent entre elles.. Pensez-vous que les divergences françaises et américaines sur la guerre en Irak concernent en fait deux «visions« différentes du monde et des relations internationales?- Au moins une version différente de l'approche du problème. Mais également des enjeux différents pour la France et pour les USA.. Faudrait-il initier les générations futures à une connaissance de la diversité culturelle et comment? - Oui, ouvrir les esprits aux cultures des autres est essentiel. Il faut apprendre aux jeunes à respecter ces cultures. En le faisant, on favorise le sentiment d'appartenance à plusieurs cultures.---------------------------------(*)Ministre remuant de l'Education nationale, mais aussi créateur d'une entreprise d'informatique dans les années 70, au moment où ce domaine ne s'appelait pas encore Nouvelles Technologies de l'Information, Rachid Benmokhtar dirige actuellement l'Université américaine d'Ifrane, Al Akhawayn

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