×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Soyez vigilant avant de déposer votre demande!

Par L'Economiste | Edition N°:1879 Le 20/10/2004 | Partager

Maryse Alcindor, sous-ministre adjointe à l’Immigration au Québec, est actuellement en visite au Maroc pour sensibiliser les candidats au départ au processus d’émigration (http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca). Côté marocain comme côté québécois, les responsables sont préoccupés par la multiplication d’officines et de conseils privés. - L’Economiste: Est-il vrai qu’en passant par un cabinet, on a plus de chances d’accélérer le délai de traitement de son dossier d’émigration? Quelle appréciation faites-vous de ces cabinets de consulting?- Maryse Alcindor: Le fait qu’une demande aboutisse rapidement via ces cabinets est un pur hasard. J’insiste sur ce point. Toutes les demandes adressées à Immigration-Québec sont traitées selon les mêmes critères. Aucun traitement prioritaire ou particulier n’est accordé au dossier d’un requérant qui retient les services d’un consultant en immigration. Nous sommes tenu par la loi de les traiter dans l’ordre chronologique. C’est la date d’encaissement des frais de dossier qui détermine la date d’enclenchement du processus. Le recours à un consultant en immigration ne garantit en aucune façon l’accélération ou l’acceptation des demandes. La candidature est traitée en fonction des exigences de sélection. J’appelle les candidats à être vigilants. Certains consultants abusent de leur vulnérabilité. Nous avons pensé à des mécanismes d’encadrement de ces cabinets dans le Québec, mais on ne peut pas aller au-delà. Nous encourageons les candidats à vérifier sur le site du gouvernement du Québec avant d’engager des dépenses. Un guide leur permettra d’évaluer leurs chances. Une des compétences demandées est l’adaptation aux exigences du pays d’accueil. On demande des candidats responsables, francs, autonomes, qui n’ont pas des réponses automatiques lors des entretiens. Ils doivent présenter les meilleures chances d’intégration. - Avez-vous reçu des plaintes sur le travail de ces cabinets?- Je dois reconnaître que nous avons un registre de plaintes qui n’est pas très fourni. Généralement, les personnes lésées abandonnent l’idée de porter plainte quand elles viennent au Québec. Mais il y a des cas extrêmes. Certains candidats nous ont dit, sans qu’on puisse le vérifier, que les formulaires d’autoévaluation en ligne leur ont été vendus. - Existe-t-il un quota réservé aux différentes régions? - Non. Les quotas sont une réalité fermée. Nous avons des objectifs d’immigration. Tous les trois ans, à l’Assemblée nationale, tous les acteurs de la société civile sont invités à venir partager avec le gouvernement leur vision en la matière. Nous élaborons une planification selon la capacité d’accueil, les besoins exprimés… Cette année, nous avons opté pour un scénario de croissance modérée, qui oscille entre 44.000 et 48.000 candidats à l’immigration et ce, entre 2005 et 2007. Comment les répartissons-nous? D’abord, il faut prélever de ce besoin global, les personnes qui répondent aux engagements internationaux du Canada, comme les réfugiés, le regroupement familial. Cela nous laisse grosso modo, un nombre annuel qui varie entre 25.000 et 35.000. Le Québec sélectionne entre 60 et 65% de ces candidats dont la plupart se retrouvent dans la catégorie des travailleurs qualifiés. Ensuite, nous faisons une analyse du territoire géographique et du potentiel migratoire. Nous avons huit bureaux internationaux. Et chacun réclame sa part. C’est à partir de ces besoins que nous fixons des objectifs de sélection.- Quelle est la part du Maroc? - Le Maroc et l’Algérie ont toujours été parmi les 5 premiers pays fournisseurs de flux de migrants. Pour les deux prochaines années, à cause de la résorption de l’arriéré, ils seront nettement premiers. Le Maghreb à lui seul fournira la majorité des émigrants. Cela entraînera, in fine, une diminution des objectifs de sélection pour d’autres territoires.- Qu’est devenu le projet d’installation d’un bureau du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration au Maroc? - Ce projet ne sera pas concrétisé. La tendance n’est pas d’ouvrir de nouvelles antennes mais de centraliser le traitement administratif des dossiers au Québec et de se servir des bureaux à l’extérieur pour accompagner les émigrants dans leur processus d’intégration à l’étranger. Nous aiderons les candidats à bien comprendre la réalité du pays d’accueil. Quant aux entretiens de sélection, ils seront effectués par des missionnaires qui partiront du Québec. Propos recueillis par Nadia LAMLILI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc