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Souss-Massa-Draâ prépare sa saison de chasse

Par L'Economiste | Edition N°:3370 Le 27/09/2010 | Partager

. Ouverture le 3 octobre prochain. Près de 60 emplois directs et 6.000 journées de travailPLUS que quelques jours avant l’ouverture de la saison de la chasse 2010/2011. Le 3 octobre prochain, les passionnés pourront épauler leur fusil pour pratiquer leur sport favori. Dans les règles bien sûr, car avant de partir à la chasse au gibier, les chasseurs doivent se plier aux conditions fixées par le Dahir du 21 juillet 1923 sur la police de la chasse tel qu’il a été modifié et complété et par l’arrêté du ministre de l’Agriculture n°582-62 du 3 novembre 1962 portant réglementation permanente de la chasse. Et aussi par l’arrêté annuel défini sur proposition du Conseil supérieur de la chasse qui comprend les départements concernés, soit les ministères de l’Intérieur, des Finances, de l’Agriculture, de l’Environnement ainsi que la Fédération marocaine de la chasse et tous les chercheurs qui ont travaillé sur l’état de reproduction et de dynamique de chaque espèce au cours de l’année afin de préserver la durabilité des ressources cynégétiques du pays. L’arrêté annuel présente, entre autres, les périodes d’ouverture, jours et modes de chasse pour l’actuelle saison (voir encadré). L’article 5 précise par ailleurs le nombre de pièces autorisées pour chaque espèce. Ainsi, le nombre maximal de pièces de gibier qu’un chasseur peut abattre au cours d’une même journée de chasse est fixé à «5 perdreaux, 1 lièvre, 5 lapins, 5 bécasses, 50 grives, 10 canards dont 5 colverts, 2 oies, 20 bécassines, de quelques espèces que ce soit, 10 pigeons bisets et palombes, 20 cailles, 50 tourterelles, 50 calandres et calandrelles et 20 unités parmi les autres espèces de gibier d’eau autorisées». D’un autre côté, le nombre de sangliers qu’un chasseur peut abattre au cours d’une battue est fixé à une unité. L’arrêté signale aussi que dans les lots où le droit de chasse est amodié à des associations cynégétiques ou à des sociétés de chasse touristique, il est permis de procéder à des lâchers de faisans sous le contrôle de la direction provinciale des eaux et forêts et la lutte contre la désertification (DPEFLCD) ou du Centre de la conservation et du développement des ressources forestières (CCDRF) ou de son délégué qui désigne les endroits de lâchers ne devant pas dépasser une superficie de 500 hectares. En outre, le tir de faisans peut se faire sans restriction du nombre, durant la période comprise entre le 3 octobre 2010 et le 2 janvier 2011 au coucher du soleil.Le secteur de la chasse joue un rôle socioéconomique important tant au niveau régional que national. Dans le Souss, il génère près de 60 emplois directs et quelque 6.000 journées de travail saisonnier. La région du Souss-Massa-Draâ se distingue d’ailleurs par ses potentialités concernant la richesse et la diversité du gibier et aussi l’étendue des terrains de chasse comme dans les régions d’Anezi, Tafraout dans la province de Tiznit, Aït Baha dans la province de Chtouka Ait Baha, Aït Abdallah et Taliouine dans l’Anti-Atlas, Argana et Tizi N’Tasset dans le Grand Atlas (province de Taroudant), en plus d’Imouzer (la province d’Agadir Ida Outanane). Des régions qui attirent aussi bien les chasseurs marocains dont le nombre dépasse 2.000 qu’étrangers qui sont près de 500. Néanmoins, la succession des années de sécheresse a causé un déséquilibre dans le tissu végétal, principal refuge du gibier, et par conséquent dans la quantité qui va se trouver réduite, c’est le cas notamment du perdreau. Le gros gibier, comme le sanglier, continue cependant à proliférer en restant à proximité des points d’eau et des terres cultivées ce qui n’arrête pas d’inquiéter les agriculteurs. La DPEFLCD œuvre pour l’organisation du secteur et pour la préservation de la biodiversité. Dans ce sens, Abdelaziz Hossaini, directeur de la DPEFLCD de la région SMD souligne: «Nous mettons tout en œuvre afin d’optimiser le potentiel de la région tout en le préservant. Les ressources cynégétiques doivent en effet être gérées dans la durée». De plus, les chasseurs sont impliqués dans la gestion du secteur et l’amodiation des terrains de chasse est encouragée au profit d’associations, tout en combattant la chasse traditionnelle au profit de la chasse associative et de la chasse touristique. Chaque année, les associations et sociétés de chasse dépensent dans la région plus de 1,8 million de DH pour la préparation des zones de chasse et la démultiplication du gibier dans la région. Ceci, en plus d’actions de développement social au profit des populations locales. Dans la région, la superficie des terrains où le droit de chasse a été amodié par l’Etat s’étend sur plus de 266.705 hectares dont plus de 48.500 ha au bénéfice de 13 associations de chasse. Huit entreprises spécialisées dans la chasse touristique exploitent, quant à elles, trois zones de gibier sédentaire, soit 5.325 hectares, et cinq zones de gibier migrateur s’étalant sur 212.880 ha.


Amodiation

LES opérations d’amodiation ont lieu après des appels d’offres présentés par la DPEFLCD en partenariat avec ses partenaires pour plus de transparence. D’un autre côté, l’actuelle saison de chasse se distingue par la nouvelle carte de réserves de chasse suite à l’arrêté de 2009/2010. Des réserves qui atteignent 1.444.294 ha dont 358.800 ha de réserves permanentes et 1.085.494 ha de réserves triennales. Une carte qui permet la préservation de la faune et de la biodiversité.De notre correspondante,Fatiha NAKHLI

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