×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    SONASID : Plus de production, moins de bénéfice

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    Les comptes de la SONASID pour 1993 révèlent une augmentation de la production et un tassement des ventes. Ce qui se traduit par une baisse de la rentabilité et le triplement des stocks.

    La SONASID est l'une des rares entreprises publiques à avoir opté pour la présentation de ses comptes 1993 selon le nouveau plan comptable conformément à la loi. La lecture en est plus fastidieuse mais "éclaire" plus l'observateur.

    Le total bilan baisse de 2.011 millions de DH à 1.897 millions. Cette baisse brute est la résultante de mouvements contradictoires: baisse de l'endettement à terme de la trésorerie, des immobilisations nettes et des provisions. Mais augmentation des dettes du passif circulant et des stocks.

    La production a enregistré une hausse de 3.400 tonnes, mais la gamme de produits n'en a pas bénéficié de la même manière . La production du rond à béton HL augmente de 24.5% alors que celles du rond à béton lisse et celle du fil machine baissent respectivement de 21,25% et 7,7%.

    Selon les professionnels des matériaux de construction. ceci n'est qu'une adaptation au marché. Pour M. Abdelhak Betouar, directeur commercial des Etablissements Moumile: "Le rond à béton HLE est le plus demandé même si son prix est sensiblement supérieur".

    Les ventes n'ont pas suivi. le tonnage vendu en 1993 est de 404.732. en baisse de près de 4.000 tonnes par rapport à l'exercice précédent. Mais vu la prédominance du rond à béton HLE et l'augmentation des tarifs, les ventes en valeur progressent de 3 millions de DH sans que ce montant soit significatif vu la taille de la SONASID et son volume d'affaires qui atteint 1,6 milliard de DH. Cette "mévente" se reflète au niveau des stocks. Ils passent de 446 à 632 millions de DH, soit une augmentation de l'ordre de 41,7%. Ce sont les stocks de produits finis qui enregistrent la variation la plus importante: de 83 millions de DH en 1992, ils s'établissent à 233 millions en 1993, soit 150 millions de DH qui "dorment" en plus.

    La sanction se retrouve au niveau de la trésorerie. Elle tombe de 289 à 157 millions de DH, mais reste positive. Les produits financiers chutent de 240 à 150 millions de DH, soit 37.5% en raison de la baisse de la trésorerie. L'immobilisation en "stocks" est aggravée par l'augmentation du poste "clients" qui s'élève à 232 millions de DH en 1993 contre 202 millions en 1992. En contrepartie l'endettement à court terme a lui aussi fortement augmenté de 200 millions de DH.

    La forte augmentation du crédit fournisseurs couvre donc largement celle du crédit clients et une partie du stock supplémentaire.

    Cependant, les charges d'exploitation ont fortement augmenté. La différence est de près de 300 millions de DH. Les achats consommés de matières et fournitures gonflent à eux seuls de 100 millions de DH.

    Le rentabilité de la SONASID s'en trouve grevée. La résultat net baisse de 242 à 175 millions de DH et les dividendes distribués de 185 à 153 millions de DH. Mais pour nuancer il faut noter que ce résultat rapporté aux fonds propres s'établit à 23,5 %, ce qui est très appréciable. Au niveau de produit d'exploitation, la présentation du nouveau plan comptable permet de les "décortiquer". Globalement, ces produits passent de 1.567 millions de DH en 1992 à 1.763 millions en 1993. Les ventes de marchandises en l'état passent de 135 à 322 millions de DH. Par contre, les ventes de biens et services produits baissent de 1.467 millions de DH en 1992 . 1.295 en 1993. La variation de stock est positive de 147 millions de DH alors qu'elle était négative de 37 millions de DH en 1992. Les "ventes de marchandises en l'état" trouvent leur pendant au niveau des charges d'exploitation; le poste "achats revendus de marchandises" progresse de 131 à 302 millions de DH!

    Jamal BERRAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc