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SNDE: Où en est la liquidation?

Par L'Economiste | Edition N°:1517 Le 13/05/2003 | Partager

. La procédure est aujourd'hui interrompue. Le SDA-FDT demande une restructuration de la sociétéLa Société nationale de développement de l'élevage (SNDE) traverse une phase critique depuis plusieurs mois. Les 150 ouvriers et cadres de cette société anonyme sous tutelle du ministère de l'Agriculture n'ont pratiquement aucune idée du sort que l'Etat compte leur réserver.Tout a commencé en septembre 2002, quand l'ancien ministre de l'Agriculture, Moulay Ismaïl Alaoui, a décidé d'entamer une procédure de liquidation de la SNDE et de ses filiales régionales. Ces dernières sont au nombre de cinq et sont situées à Settat, Benslimane, Khémisset et Lhajeb. Cette décision qualifiée «d'irréfléchie« a été doublement critiquée par le Syndicat démocratique de l'agriculture affilié à la Fédération démocratique du travail (SDA-FDT).Premièrement, «la liquidation est une mesure qui n'est pas stratégique«, souligne Abderrezak Houssaini, membre du SDA-FDT et ingénieur agronome à la SNDE. En effet, le secteur de la viande rouge demeure sensible. La SNDE est aujourd'hui le seul organisme national chargé de sélectionner et d'améliorer génétiquement les espèces animales de viande rouge (ovins et bovins). Après la liquidation de la Comagri au début des années 90, l'abandon des fermes appartenant à l'Institut d'agronomie et vétérinaire (IAV) et le projet de restructuration de la Sodea qui ne prévoit aucune activité d'élevage, l'Etat compte se désengager complètement de ce secteur.Deuxièmement, «la procédure de liquidation ne s'est pas déroulée en respect total de la loi«, poursuit Houssaini. Pour comprendre cela, il faut rappeler que la loi prévoit que la liquidation soit proposée par le conseil d'administration de la SNDE. Cette décision doit être entérinée par l'assemblée générale extraordinaire (AGE) de la SNDE, qui propose la tenue des AGE des filiales pour la ratification finale de cette décision. Enfin, la liquidation doit être enregistrée au niveau du tribunal dans un délai précis. Toute cette procédure n'a pas été respectée. Pourtant, le ministère des Finances a coupé tous les fonds. Les salaires des employés n'ont pas été versés depuis quelques mois. La SNDE, qui n'a pas de revenus propres, contrairement à ses filiales, reçoit chaque année son budget du ministère de l'Agriculture. Le département des Finances, quant à lui, exerce un contrôle a priori sur toutes les décisions financières de la SNDE. Il faut noter que le statut de cette société et de ses filiales est unique au Maroc. Ces dernières fonctionnent sous le mode de l'autogestion, c'est-à-dire financièrement indépendantes de leur société mère.A noter qu'un appel d'offres restreint a été lancé par un comité de pilotage interministériel pour le choix d'un liquidateur pour la SNDE. L'ouverture des plis, le 16 avril 2003, s'est avérée infructueuse.La situation est aujourd'hui ambiguë. Selon Houssaini, «la SNDE mériterait beaucoup plus une restructuration profonde qu'une liquidation hâtive«. Pour lui, «le bilan scientifique de la SNDE est irréprochable«. L'activité de la SNDE a eu un impact positif dans le monde rural, essentiellement dans les zones bour et montagneuses. Il s'agit surtout de l'amélioration génétique des espèces locales: la «Timahdit« pour les ovins et le «Oulmes« pour les bovins. Abdelmohsin EL HASSOUNI

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