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Economie

Smig et augmentation de salaire
Pour sauver le pouvoir d’achat

Par L'Economiste | Edition N°:2743 Le 27/03/2008 | Partager

. Les propositions en Conseil du gouvernement ce jeudi. 30 milliards de DH au lieu de 20 pour la compensation La hausse du Smig devrait compléter celle des salaires dans la fonction publique. C’est le schéma sur lequel travaille le gouvernement mis sous pression syndicale pour améliorer le pouvoir d’achat. Des mesures qui s’ajouteront aux subventions accordées via la Caisse de compensation, laquelle absorbera 30 milliards de dirhams contre les 20 prévus initialement, soit l’équivalent du budget d’investissement public! C’est un cocktail «explosif» si on n’améliore pas la productivité actuelle, véritable boulet de l’économie. Pour redistribuer de la richesse, il faut produire plus et donc travailler plus, constatait Ahmed Chami, ministre du Commerce et de l’Industrie au Club de l’Economiste (www.leconomiste.com). Plusieurs membres du gouvernement se sont d’ailleurs rangés à ce diagnostic. Les propositions sur les salaires seront déclinées par le ministère des Finances lors du Conseil du gouvernement qui se tient aujourd’hui jeudi 27 mars. Il est question d’une baisse de l’IR et/ou une augmentation des salaires dans la fonction publique. Les mesures s’étaleraient sur cinq ans, c’est-à-dire jusqu’au terme du mandat du gouvernement. Ce qui permettra aussi d’éviter les discussions sur les salaires la veille de chaque Fête du travail et assurera une visibilité aux opérateurs. En attendant le démarrage des négociations entre les partenaires sociaux, Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi, a révélé que le gouvernement proposera une augmentation de 10% du Smig sur cinq ans. Contrairement aux fonctionnaires qui devraient attendre la prochaine loi de Finances, les salariés du privé pourraient profiter, dès cette année, d’une première hausse. Mais le scénario n’est pas figé. Tout dépendra du jeu des négociations, lesquelles risquent d’être assez serrées. La CGEM étant pour un package global et équilibré. L’idée est que le gouvernement fasse un effort en opérant les réformes fiscales adéquates. Le patronat, qui semble divisé, met en garde contre les risques sur la compétitivité de l’entreprise et sur l’emploi. Certains secteurs d’activité semblent opposé à toute augmentation du Smig. Il s’agit surtout de ceux à forte densité de main d’œuvre. Pour elles, le Smig ne constitue «qu’une petite partie de ce qui forme le pouvoir d’achat». Mohamed Tamer, président de l’Association marocaine du textile et de l’habillement (Amith) avance que « le secteur prend à cœur la question du pouvoir d’achat et viendra à la table des négociations avec la CGEM». «Les pistes sont nombreuses et doivent tenir compte de l’environnement socio-économique dans lequel évolue l’entreprise », ajoute-t-il. Dans l’habillement, 70% du coût de la fabrication est constitué de charges sociales. Une augmentation du Smig serait presque suicidaire. Selon les statistiques de la CNSS, dans le secteur textile et cuir qui emploie 226.837 personnes, la moitié des effectifs perçoit moins que le Smig (ramené au mois). Les salariés qui gagnent entre 1.826 et 2.000 dirhams représentent 27.388 personnes. C’est un peu le même schéma dans les BTP, un secteur qui enregistre un véritable boom. Dans ce secteur, un salarié sur deux déclaré à la CNSS perçoit moins que le Smig. Sur la période 2003-2006, la part des salariés dont le salaire moyen est inférieur à 2.000 dirhams, est passée de 66,5% en 2003 à 58,9 en 2006.


Etude d’impact dans l’hôtellerie

Dans l’hôtellerie, une étude sur l’impact d’une hausse du Smig est en cours et sera déclinée durant les prochains jours. Abderrahim Oumani, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière, avance que «le principe d’une augmentation du Smig est acquis. Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas améliorer la qualité des prestations sans améliorer les conditions de travail». Oumani constate néanmoins qu’une augmentation du Smig aura un impact sur l’hôtellerie, laquelle est confrontée à une rude concurrence. Dans le cas de Marrakech par exemple, une éventuelle augmentation du smig ne pourrait être répercutée sur les prix puisque les hôteliers ont décidé de geler ces derniers suite à une réunion avec les tour-opérateurs français. Dans cette activité, les frais du personnel représentent 27 à 28% des charges.Khadija MASMOUDI

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