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Politique

SM Mohammed VI, quatre ans de règne
Un règne, deux gouvernements

Par L'Economiste | Edition N°:1571 Le 29/07/2003 | Partager

. Prérogative constitutionnelle . Le grand retour des réformes. Lutte contre la pauvreté: déceptionSM le Roi a gouverné avec deux équipes différentes, celle de Youssoufi et celle de Jettou, dont la désignation avait constitué une surprise, à l'automne 2002.Le Souverain avait dit et répété qu'il voulait des élections libres, ce qui n'était pas facile: le scrutin de septembre 2002 a fait monter le PJD à 12,5% des suffrages exprimés. C'est une première dans le paysage politique marocain, peu habitué à voir le discours religieux utilisé dans la politique, encore moins dans la rivalité politique. Le fait reste d'ailleurs vivement contesté par une bonne partie de l'opinion publique, qui ne souhaite pas que le religieux soit un élément de la compétition politicienne.Autre fait marquant, c'est Driss Jettou qui est désigné par SM le Roi comme Premier ministre. Le Souverain a usé du droit que lui donne la Constitution pour choisir le chef du gouvernement, sans tenir compte des élections. En fait, ce choix a résolu le problème posé par le mode de scrutin: les partis politiques s'étaient mis d'accord pour que les élections donnent avant tout une image du paysage politique, sûrs qu'ils étaient qu'il n'y aurait pas de fraudes importantes. Pour ce faire, le meilleur mode de scrutin est la proportionnelle. Mais une fois les scores connus, il est difficile de monter une équipe gouvernementale, à cause de la dispersion des voix entre une multitude de partis. Logiquement, ces derniers se mettent à marchander entre eux les postes, ce qui déforme automatiquement la volonté des électeurs. Le Souverain a donc usé de la prérogative que lui donne la Constitution en désignant un Premier ministre hors parti, à charge pour lui de constituer une équipe qui reflète la composition du Parlement de manière à faire passer les lois sans trop de difficulté.L'image du «Roi des pauvres« a évolué depuis son intronisation. Il a pris beaucoup de dossiers en main et a été pratiquement sur tous les fronts. Ce qui a alimenté un débat sur les rôles réellement dévolus au gouvernement et la réforme de la Constitution (www.leconomiste.com). Autre pilier de la stratégie Royale: l'économie, vecteur du développement. Le Souverain a donné une nouvelle impulsion aux chantiers, entamés avant son avènement, notamment les privatisations, les concessions et les grandes infrastructures. Des super walis, pour la plupart des technocrates, ont été investis de plus de pouvoir? pour encourager la régionalisation de l'investissement (création des CRI) mais surtout pour sortir des imbroglios qui opposent les administrations entre elles et paralysent l'action publique et privée. Cette attention à la région se retrouve aussi dans la loi sur les pouvoirs locaux qui entre en application.La sortie du code du travail, la réforme de la CNSS, la CIMR, sont autant d'indicateurs de l'émergence d'un modèle social. En matière de moralisation des entreprises publiques, le gouvernement Youssoufi avait « tapé dans la fourmilière«. Le gouffre du CIH, de la CNSS, BNDE, Banque Populaire a révélé des scandales financiers et des négligences de contrôle impliquant de «gros bonnets«.- Sahara: La question de l'intégrité territoriale focalise toujours l'attention. Elle a même pris un tour difficile depuis dix-huit mois. Il n'y a toujours pas de solution. L'ONU en est à son cinquième plan. Mais le Maroc semble s'accrocher encore une voie qui préconise une autonomie au sein de la souveraineté marocaine. La voie du référendum, proposée dans le plan bis de Baker, est rejetée. La diplomatie fait dans la haute voltige. Joue-t-elle ses dernières cartes avant le verdict de l'ONU, prévu le 31 juillet?- Femmes: La présentation de SAR Lalla Salma puis son mariage sont des signaux forts pour la femme marocaine. Une première au Maroc: l'épouse du Roi est présentée au public et participe même à des sorties officielles. Issue de la classe moyenne, cette jeune ingénieur représente un modèle pour les femmes de tous les milieux. C'est beaucoup d'espoir pour celles qui bataillent pour leurs droits et ont compté que la manifestation de Casa contre la promotion féminine a été deux fois plus nombreuse que celle de Rabat, pour le plan d'intégration de la femme. La Moudawana, dont la réforme traîne encore, a soulevé un long et houleux débat entre islamistes et progressistes. L'avant-goût donné par M'hamed Boucetta, président de la Commission chargé de la Réforme, est jugé décevant, tandis que la jeune ministre Yasmina Baddou, du même parti que lui, met directement en accusation le statut de la femme comme facteur de misère. M. Kd.

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