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Slimani et Laâfoura toujours en liberté

Par L'Economiste | Edition N°:1706 Le 17/02/2004 | Partager

. Le ministre de la Justice n'a pas encore déclenché la procédure de poursuite à leur encontre. Retour sur l'affaire Oulad Ziane qui a été à l'origine de l'enquête La Cour spéciale de justice (CSJ) n'a pas encore été saisie ni du dossier Abdelaâziz Laâfoura, ex-gouverneur d'Aïn Chock et d'Aïn Sbaâ-Hay Mohammadi, ni de Abdelmoughit Slimani, ancien président de la Communauté urbaine de Casablanca et de la Commune urbaine des Roches Noires. Rappelons que ces deux personnalités de la scène politique sont poursuivies dans des affaires de dilapidation de biens publics. A l'heure où nous mettions sous presse, ils n'avaient pas encore été présentés devant le juge d'instruction de cette Cour. Selon des sources judiciaires, les deux ex-responsables de la gestion de la capitale économique pourraient être déférés cette semaine. Plus de 20 personnes, impliquées dans cette affaire, ont été entendues par les enquêteurs. Elles sont actuellement en liberté provisoire, y compris Abdelmoughit Slimani. En attendant, les deux principaux mis en cause sont interdits de quitter le territoire.Selon les statuts de la CSJ, c'est le ministre de la Justice qui a le pouvoir de déclencher la procédure de poursuite à l'encontre des accusés après être saisi de l'affaire par la BNPJ. Il ne l'a pas encore fait, précise son entourage.A noter qu'Abdelaâziz Laâfoura et Abdelmoughit Slimani figurent parmi les principaux accusés dans cette affaire, compte tenu de leurs responsabilités passées et des décisions prises. Les chefs d'accusation font état de malversations, de dilapidation de deniers publics ainsi que d'autres infractions dans la gestion communale dont ils étaient responsables. On leur reproche également des irrégularités dans l'attribution et la passation de marchés publics et l'abus de pouvoir dans le but de faciliter l'obtention de financements de certains marchés particuliers. Au cours de l'enquête, d'autres accusations sont venues s'ajouter à la charge des deux ex-patrons de Casablanca. Ils auraient trempé aussi dans l'affaire de la Carrière Thomas et du projet Hassan II pour le relogement des bidonvillois qui y habitaient. En fait, c'est l'affaire des logements sociaux Oulad Ziane qui a été à l'origine du déclenchement de l'enquête. Les enquêteurs auraient établi qu'il y a un lien entre le détournement du projet et Abdelmoughit Slimani, alors président de la commune des Roches Noires. Une plainte avait été déposée auprès du tribunal de Première instance de Casablanca par un homme d'affaires suisse contre l'ex-président de la CUC et l'ex-gouverneur. Jean-Victor Lovat avait été approché par Abdelmoughit Slimani, pour construire un hôtel à Agadir. Plusieurs personnes allaient investir dans le projet, notamment l'ex-ministre de l'Intérieur Driss Basri. Selon des sources concordantes, le terrain de trois hectares sur lequel a été construit l'actuel hôtel Tivoli à Agadir aurait été cédé, en 1989, à titre gracieux par le gouverneur de l'époque. La société Lomato, qui avait en charge sa construction, appartient à Jean-Victor Lovat. En contrepartie, il avait été promis à ce dernier de lui confier la construction des logements sociaux d'Oulad Ziane. Après la réalisation du projet, seulement une partie a été cédée aux employés communaux. Les appartements de 123 m2 ont été vendus à près de 52 millions de centimes. L'autre partie a fait l'objet de spéculations. Seulement, après le limogeage de Driss Basri, Jean-Victor Lovat n'est pas rentré dans ses frais et ses «partenaires» n'auraient pas honoré leurs engagements. C'est ce qui l'a poussé à porter plainte par l'intermédiaire de son avocat.


Parcours

Il est à noter que les deux principaux mis en cause dans cette affaire étaient très proches de l'ex-ministre de l'Intérieur. Abdelmoughit Slimani est son beau-frère alors qu'Abdelaziz Laâfoura était son «homme de confiance». Le premier avait rejoint les rangs de l'Union constitutionnelle dès le début des années 80 et était devenu président de la Commune des Roches Noires puis, très vite, président de la Communauté urbaine de Casablanca et patron de la CNSS. Pour le second, le parcours a été différent: après des études en sciences politiques à la Faculté de droit de Casablanca, il a été retenu pour passer son service civil à l'Administration centrale au ministère de l'Intérieur. Il fut intégré dans ce département quelque temps après et gravit très vite les échelles pour occuper des postes de responsabilités au sein du cabinet Driss Basri en 1984. Il fut nommé ensuite à la tête de la direction de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire relevant directement de l'autorité du ministre de l'Intérieur. Puis il occupa les postes de gouverneur dont le dernier était à Aïn Sebaâ. A l'époque des campagnes d'assainissement de 1996, il avait été nommé par écrit wali par intérim du Grand Casablanca. N. BOUBRAHIMI et J.E. HERRADI

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