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Affaires

Slimani et Laâfoura sous les verrous

Par L'Economiste | Edition N°:1707 Le 18/02/2004 | Partager

. Le juge d'instruction a ordonné, hier matin, leur incarcération dans la prison de Salé avec huit autres accusés. Il a six mois pour achever la procédure d'enquête préliminaire et de fond. Il leur est reproché, entre autres, la dilapidation de biens publics et une mauvaise gestion communale Abdelmoughit Slimani et Abdelaziz Laâfoura sont sous les verrous. L'arrestation de l'ex-président de la commune des Roches Noires et de la Communauté urbaine de Casablanca et de l'ex-gouverneur des préfectures d'Aïn Chock-Hay Hassani et Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi est intervenue, hier matin, à la première heure. Le juge d'instruction près la Cour spéciale de justice (CSJ) a été saisi du dossier vers la fin de l'après-midi du lundi 17 février sur demande du ministre de la Justice. Ce dernier avait déclenché la procédure de poursuite à leur encontre conformément à ce qui est prévu par les statuts de la CSJ. Après avoir entendu les principaux accusés durant toute la nuit de lundi à mardi, le juge a ordonné leur mise en détention dans la prison de Salé et de huit autres accusés dans cette affaire. Ainsi, la procédure d'enquête préliminaire et de fond pourra démarrer. Selon des sources judiciaires, le juge d'instruction aura, au plus, six mois pour préparer son procès-verbal, compte tenu des dispositions de la loi en vigueur qui fixe cette durée comme une période maximale de détention provisoire.Les deux ex-responsables des affaires locales de Casablanca, sont notamment accusés de malversations, de dilapidation de deniers publics, d'abus de pouvoirs dans l'adjudication de marchés publics, d'abus de bien publics, d'effraction à la loi en vigueur en matière d'appels d'offres… Très proches de Driss Basri, Slimani et Laâfoura auraient monté, ensemble, des sociétés fictives destinées à encaisser de fausses factures de travaux divers qui auraient été effectués sur les territoires de la commune des Roches Noires et de la préfecture d'Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi. Leur relation, très étroite, avec l'ex-ministre de l'Intérieur leur facilitait l'accès à certains dossiers concernant des marchés publics. Ils arrivaient ainsi à «alimenter» en informations ceux qui présentaient, en leurs lieu et place, et au nom des sociétés fictives, des soumissions et appels d'offres publics. Pratique qui représente en soi un véritable délit d'initié réprimé par la loi.


A. Slimani: Une chute annoncée?

«Après le départ de Basri, je devais partir un jour ou l'autre». La déclaration est de Abdoulmoughit Slimani. C'était il y a près de trois ans, quelques jours avant que le tiers des membres du Conseil de l'ex- Communauté urbaine de Casablanca ne vote sa destitution de la présidence. Déjà à l'époque, Slimani n'avait plus sa superbe d'antan. Le limogeage de Driss Basri n'avait pas arrangé ses affaires. Depuis novembre 1999, il était devenu effacé, distant, n'osant plus faire de déclarations. C'était pour lui le commencement de la fin. Et pour cause. Son implication dans de nombreuses affaires de détournements de fonds publics, de malversation, de mauvaise gestion communale allait lui porter le coup de grâce. Entendu, depuis plus de huit mois par les éléments de la Brigade nationale de police judiciaire de Casablanca (BNPJ), l'ex-président de la CUC a, dit-on, fini par craquer. Le poids des dossiers et la ténacité des éléments de la BNPJ l'ont conduit devant la Cour spéciale de justice.


A. Laâfoura: Fin d'un «petit poucet»

Des bancs de l'annexe casablancaise de la Faculté des sciences économiques, juridiques et politiques de Rabat, Abdelaziz Laâfoura s'est trouvé parachuté au sein d'une administration qui dirigeait le Maroc tout entier. Son intégration, très tôt, au ministère de l'Intérieur, allait transformer cet enfant d'Aïn Chock en véritable «homme à tout faire» de Driss Basri. C'est lui qui s'occupait d'une grande partie des déplacements de l'ex-puissant ministre de l'Intérieur, tout autant qu'il s'occupait des affaires de toute la famille Basri. Propulsé au-devant de la scène politique depuis qu'il a été nommé gouverneur, Abdelaziz Laâfoura était devenu l'oeil du puissant ex-ministre de l'Intérieur sur Casablanca. Rien ne se faisait sans son accord, tout devait passer par ce «pur produit Basri». Lorsqu'il répondait aux convocations de la BNPJ, il se présentait dans une djellaba, le capuchon sur la tête, selon des sources proches de l'enquête. A la différence de Slimani, Il avait fait, lui, montre de beaucoup de coopération au cours de cette enquête.


Liste des autres personnes incarcérées

Amine Demnati, architecte; Boujemaâ El Youssoufi, entrepreneur; en plus des prévenus Mohamed Boudhir, Khalil Doghmi, El Hassan Hirouf, Taâloucht Al Hafiane, Driss Almou et Azeddine Al Bakraoui. Jamal Eddine HERRADIet Nabil BOUBRAHIMI

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