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Economie

Situation sociale

Par L'Economiste | Edition N°:68 Le 25/02/1993 | Partager

Le problème central du moment reste la gestion des réductions d'horaire, réductions effectives dans les secteurs en crise ou menaçantes chez d'autres. Devant l'ampleur des risques sur l'emploi, les réactions sont de se serrer les coudes au sein des entreprises, comme l'avait déjà montré une enquête de L'Economiste, dont les résultats ont été publiés le 21 janvier 1993.
En revanche, ce qui attirerait l'attention des responsables de ressources humaines, en dehors de la gestion de la situation dans leur propre entreprise, reste un appel de grève générale et l'attitude qu'adopterait alors l'UMT.
Dans les milieux d'affaires, les communiqués des centrales syndicales CDT et UGTM ne sont donc pas observés en tant que tels. Au contraire, le comportement constant reste la recherche de significations cachées, de messages non formulés. Difficile dans ce contexte de mesurer les impacts des mouvements sociaux sur l'environnement économique.

Un point ressort néanmoins, les interrogations et interprétations ne vont pas jusqu'à l'inquiétude: le climat social général reste plus détendu qu'il ne l'était à l'automne-hiver 1990-91 ou durant les premières semaines de 1992.
En fait, les esprits sont évidemment polarisés par la deuxième année de sécheresse, jugée constamment plus importante que l'impact des mouvements sociaux. Un autre signe de l'intérêt limité porté aux revendications, pourtant assez fortes pour aller jusqu'à la grève: il est jugé inutile de chercher à savoir qui a tort et qui a raison, du SNESup ou du Ministère de l'Education nationale, dans la querelle qui les oppose au sujet de la réforme universitaire. Et ce, bien que les journaux politiques aient largement fourni des éléments d'appréciations, du moins chacun pour ce qui concerne sa version des faits.

L'enseignement continue de voir son image se dégrader: l'enseignant en tant qu'individu conserve son prestige, mais les enseignants en tant que corps comme le système de l'Education nationale sont évoqués avec des termes négatifs, termes qui peuvent expliquer l'absence d'intérêt à leur égard. Selon toute apparence et en dépit de son poids dans la population active (plus de 160.000 employés dans les trois niveaux primaire, secondaire et supérieur), l'enseignement a perdu sa qualité de thermomètre à la situation sociale.

M.C.

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