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Sincomar: Le Premier ministre valide le plan de sauvetage

Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

· Le plan de restructuration s'articule autour de trois volets: Financier, technique et social

· L'intégration de la Sodea au tour de table est la condition des banques, puisque l'entreprise publique est le premier fournisseur de Sincomar

· Outre la réduction des effectifs qui passeront de 470 à 250 employés, le plan prévoit le regroupement des centres de production sur un seul site


Le ministre du Secteur Public et de la Privatisation peut se frotter les mains. Le plan de redressement de la société Sincomar a été validé lundi dernier par la Commission présidée par le Premier ministre. Celle-ci comprend notamment le ministre de l'Economie et des Finances, celui en charge des Affaires Générales du Gouvernement, celui en charge du Secteur Public et de la Privatisation ainsi que des représentants du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat et l'OCE.

Ardoises effacées


Le programme de sauvetage qui a été élaboré après trois réunions s'articule autour de trois volets. Le premier repose sur une restructuration financière. C'est le nerf de la guerre. Les pertes cumulées en 1998 ont totalisé 204 millions de DH. La décision a été donc prise de consolider les crédits avec une recapitalisation de l'ordre de 20 millions de DH. Cette opération doit être effectuée par la Sodea, malgré sa déconfiture. Les banques ont en effet exigé que cette société publique soit dans le tour de table. C'est normal, actionnaire dans Sincomar à hauteur de 20%, elle est son premier fournisseur.
L'acquisition de 1.000 ha de terres est dans le pipe-line, mais elle ne peut être réalisée à moyen terme. La formule de location peut être provisoirement retenue.
Les banques faisant partie du tour de table pour le redressement de Sincomar (dont le chef de file est le groupe Wafabank) se sont engagées à abandonner des créances de l'ordre de 40 millions de DH.
Les pouvoirs publics fournissent également un effort pour contribuer à ce plan de sauvetage, en abandonnant une partie du passif fiscal évalué à 40 millions de DH.
Une recomposition du statut juridique devra permettre une autre répartition du portefeuille de Sincomar tenant compte des nouvelles participations: 25% à l'Etat, 50% aux banques. Les 25% restants seront accordés à un opérateur privé du secteur.

Le deuxième volet de ce programme porte sur la restructuration technique de la société. La décision de regrouper les centres de production sur un seul site a été prise. Jusqu'à maintenant, Sincomar compte quatre entreprises: Parlier et Fernaud, les Caves des Roches Noires, les Domaines de Chaudsoleil et Atlantique. Sincomar dispose de cinq centres d'embouteillage, cinq dépôts et deux caves de stockage. La capacité d'embouteillage s'élève à 33 millions de bouteilles, celle de la vinification et du stockage dans les caves à 288.000 hectolitres. Les investissements réalisés au début des années 90 ont porté sur les lignes d'embouteillage et les cuves de stockage. Le regroupement des activités et des centres de production décidé permettra notamment une gestion rationnelle, avec une diminution des charges.
Troisième pilier de ce plan: le social. La Commission présidée par M. Abderrahman Youssoufi a retenu le principe de la réduction de la masse salariale de moitié avec des indemnisations du personnel partant, conformément à la loi en vigueur. C'est ainsi que le nombre des employés passera de 470 à 250 personnes. Cette compression du personnel a été décidée avec la bénédiction des syndicats, assure-t-on.
Il est à rappeler que Sincomar s'approvisionne à hauteur de 70% de ses besoins auprès de la Sodea, société chargée de la gestion des vignobles. Le reliquat provient pour partie de l'importation et de la vinification à terme. Cette dernière activité porte sur l'achat de grappes de raisin de cuve destinées à être vinifiées en interne.
En outre, Sincomar assure près de 70% des exportations avec 36.000 hectolitres par an en direction notamment de la France et de l'Angleterre. Le produit-phare à l'exportation reste incontestablement Boulaouane. L'entreprise dirigée par M. Jawad El Kerdoudi est également présente sur tous les segments, du vin ordinaire aux vins fins. Le premier, destiné au marché local, génère 46% du chiffre d'affaires de Sincomar contre 47% pour les vins fins. La société commercialise 35.000 à 38.000 hectolitres de vins fins sélectionnés sur les 150.000 commercialisés.

Repreneurs potentiels


Aujourd'hui, on parle de plan de redressement. Pourtant, il y a presqu'une année jour pour jour, le sort de Sincomar a failli être scellé. Les négociations pour sa cession à un repreneur potentiel étaient avancées. Au départ de ce processus de privatisation (même si c'est la maison mère Soficom qui était sur la liste des privatisables), deux repreneurs potentiels étaient dans la course: Diana Holding et le groupe Langer Oudrhiri-Sedrati. Mais c'est Diana Holding qui figurait en bonne place. Elle avait proposé d'apporter 50 millions de DH dont une part incompressible de 25 millions revenant à l'Etat contre 15 millions proposés par son concurrent.
En outre, le paiement devait être assorti d'une caution bancaire d'une durée de six mois au profit de l'Etat. Autre engagement de Diana Holding, le maintien de l'ensemble du personnel permanent et la réalisation d'un programme d'investissement de 250 millions de DH sur les cinq prochaines années.

Mohamed CHAOUI

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