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Sida: Non à la stigmatisation!

Par L'Economiste | Edition N°:2727 Le 04/03/2008 | Partager

La stigmatisation et la répression sont un frein au dépistage du VIH dans la région Mena. Les participants à la conférence nord-africaine de la société civile sur l’accès universel aux traitements du VIH qui s’est tenue la semaine dernière à Casablanca, étaient unanimes sur la nécessité de l’engagement politique et l’implication de la société civile pour lutter contre la discrimination envers les séropositifs, les homosexuels et les drogués…De l’avis des participants à cette rencontre, il existe un lien entre la prévention et le traitement. «La répression est un obstacle pour se faire dépister», indiquent-ils. «L’accès aux traitements dans les pays en voie de développement peut être résolu dans un contexte international et africain», affirme le Pr. Hakima Himmich, présidente de l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS). L’accès aux antirétroviraux est aujourd’hui une réalité au Maroc. Depuis septembre 2003, l’accès aux traitements ainsi qu’aux examens biologiques de suivi, est généralisé et gratuit. Le combat de l’ALCS s’est focalisé aussi sur l’accès aux traitements de 2è ligne. «Le traitement est un droit humain», insiste Himmich. L’enjeu est de taille : 90% de la maladie se propage dans le sud contre 10% dans le nord. Aujourd’hui, les Etats sont conscients de l’enjeu financier du VIH; «il est plus économique pour eux de traiter le sida que de le négliger », ajoute Himmich, qui fait aussi état du manque de moyens et de ressources humaines dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). En effet, la région enregistre le taux de couverture en traitement le plus bas du monde. Seulement 6% des personnes atteintes en profitent (28% en Afrique sub-saharienne), selon l’OMS. 60% de personnes ne découvrent leur séropositivité qu’à un stade avancé de la maladie. Sur 33,2 millions de personnes vivant avec le VIH, 95% proviennent des pays en développement. La région compte 380.000 séropositifs, selon les experts. Dans la population générale, la prévalence du VIH est relativement faible avec 0,2% chez les adultes. «Il existe une diversité de la situation du VIH dans la région, due notamment aux inégalités économiques, aux changements sociaux, conséquence des conflits et aux aspects socioculturels», affirme pour sa part le Dr Kamal Alami, de l’Onusida Maroc qui a axé son intervention sur l’épidémiologie du VIH dans la région Mena. La prévalence varie de 0,01 à 2,9%.F.Z.T

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