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Sida: Conseil planétaire à Toronto

Par L'Economiste | Edition N°:2340 Le 15/08/2006 | Partager

. Bilan positif après 25 ans d’épidémie. L’Afrique du Sud, l’ex-URSS et l’Inde inquiètent 20.000 spécialistes du sida se rassemblent dimanche 13 août à Toronto (Canada) pour un conseil planétaire d’une semaine qui va tirer les leçons d’un quart de siècle de lutte contre l’épidémie et exhorter les donateurs à accroître et pérenniser les financements. «On est dans une période critique», souligne le Dr Lieve Fransen, chargée du développement humain à la Commission européenne et vice-présidente du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dans un entretien avec l’AFP. «Cette conférence se doit d’assurer un changement à long terme (...) et de montrer le chemin d’une responsabilisation de la classe politique et des grands groupes pharmaceutiques», estime le médecin belge, qui travaille sur le sida depuis 1983. La 16e conférence internationale sur le sida s’ouvre sur un bilan plutôt positif: la mobilisation contre le syndrome immunodéficitaire acquis (sida) a permis de stabiliser l’épidémie, qui a fait plus de 25 millions de morts en un quart de siècle. Mais cette tendance mondiale dissimule des disparités géographiques importantes et des comportements discriminatoires qui favorisent la propagation du sida dans des groupes vulnérables, femmes, homosexuels, professionnels du sexe ou consommateurs de drogues injectables, réfugiés et prisonniers. Fin 2005, quelque 38,6 millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus VIH (séropositifs et malades déclarés), soit une proportion de la population stable depuis 2001, selon l’Onusida, l’agence de l’Onu qui coordonne la lutte contre la maladie. Mais l’année dernière, 4,1 millions d’êtres humains ont encore contracté le virus, même si le rythme de contaminations nouvelles semble avoir atteint un plateau. Aussi la riposte contre la maladie doit-elle s’intensifier «de manière significative», avertit l’Onusida dans son rapport 2006. Faute de quoi, «les pays dont le développement est déjà à la traîne du fait du sida continueront à s’affaiblir, menaçant potentiellement la stabilité sociale». En dépit de nettes améliorations dans six des onze pays les plus touchés en Afrique, l’épidémie ne ralentit pas en Afrique du sud, triste champion avec 18,8% des adultes infectés (contre 6,1% en Afrique subsaharienne et 1% dans le monde). Dans les pays de l’ex-URSS, le nombre de séropositifs a été multiplié par 20 en 10 ans. L’Inde, qui concentre les deux tiers des personnes infectées en Asie, a dépassé l’Afrique du sud en valeur absolue. L’Onusida s’inquiète des épidémies dans les zones rurales de Chine. Côté positif, les fonds publics débloqués ont atteint 8,3 milliards de dollars en 2005, contre 1,6 milliard en 2001. Parallèlement, les médicaments génériques ont fait chuter le prix des traitements de première génération de 10.000 dollars à 150 dollars par an. Aussi le nombre de personnes sous thérapie antirétrovirale a-t-il quintuplé en cinq ans dans les pays pauvres, soit 1,3 million en 2005. Mais 6 millions de malades en ont un besoin urgent, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). «Nous avons besoin d’engagements à long terme afin de garantir la poursuite des traitements», relevait mercredi 9 août le DG du Fonds mondial contre le sida, Richard Feachem, en annonçant une contribution de 500 millions de dollars sur 5 ans, faite par la Fondation Bill et Melinda Gates. Selon l’Onusida, c’est 22 milliards par an qu’il faudra réunir en 2008 pour tenir l’objectif des Nations Unies, qui vise une décrue de l’épidémie à l’horizon 2015. Une autre bataille qui s’amorce est celle du coût des traitements, seuls les plus anciens pouvant aujourd’hui être produits à bas prix. «Ce virus mute sans arrêt», explique Mark Wainberg, coorganisateur de la conférence. «Il est essentiel que les nouvelles générations de médicaments soient abordables pour les pays pauvres dès qu’elles sont autorisées en Occident». Synthèse L’Economiste

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