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    SIAL de Paris : Les Marocains misent sur les nouveaux créneaux

    Par L'Economiste | Edition N°:152 Le 03/11/1994 | Partager

    Les participants marocains au SIAL ont traité des affaires, mais se sont aussi informés sur les grandes tendances de l'innovation alimentaire. Celle-ci se traduit essentiellement par l'adaptation des produits à révolution des goûts des consommateurs et au changement des habitudes alimentaires.

    Près de 400 nouveaux produits ont été présentés au Salon International de l'Alimentation (SIAL), qui s'est déroulé du 23 au 27 octobre dernier au Parc d'exposition de Villepinte, au Nord de Paris.

    Pour les grands groupes, comme pour les PME, l'innovation a semblé être la recette face aux tendances lourdes de l'évolution de la consommation alimentaire.

    Le SIAL 1994 a mis en relief deux secteurs importants de l'économie alimentaire: la Restauration Hors-Foyer (RHF) et les Produits Alimentaires Intermédiaires (PAI). Cette dernière appellation concerne tous les produits destinés à un usage industriel alimentaire, qu'il s'agisse de produits de base comme les légumes surgelés pour la préparation de plats cuisinés, les produits semi-élaborés, les colorants, les édulcorants...

    Restauration commerciale ou restauration collective, la RHF représente un poids économique qui s'apprécie en millions de couverts/jour. En France, par exemple, sur quelque 40 milliards de repas pris en une année. près de 6 milliards l'ont été en restauration hors-foyer.

    Point de rencontre des distributeurs et des industriels de l'agro-alimentaire, le SIAL a accueilli quelque 3.900 entreprises exposantes (40% françaises et 60% étrangères) représentant 81 pays. dont plus d une trentaine d'entreprises marocaines. Celles-ci étaient encadrées par le CMPE en collaboration avec l'OCE.

    Sur 1.000m², le stand du Maroc a englobé les pâtes alimentaires, les conserves animales et végétales, les fromages, les fruits frais...." L'ensemble du secteur agro-alimentaire était représenté, de l'amont à l'aval, y compris les produits frais", avancent les organisateurs de la mission marocaine. La participation marocaine est qualifiée de positive, certains industriels n'hésitent pas à la juger "extrêmement positive".

    Les exposants ont pu établir et renouer des contacts avec les fournisseurs traditionnels, mais aussi passer des commandes fermes, notamment dans le domaine de la conserve végétale et animale. Durant le Salon, ils ont pu s'informer sur les grandes tendances de l'innovation alimentaire. Celle-ci concerne surtout les produits surgelés, la branche "traiteur", l'épicerie et les conserves.

    Toutes les opérations de rencontres se sont déroulées au sein du Salon. "Nous avons eu des visiteurs très intéressés par des partenariats avec notre région Nous avons du reste déjà des entreprises implantées au Aqaroc", soulignent les organisateurs de la mission marocaine au SIAL.

    Des bulletins d'évaluation ont été distribués lors du Salon. Une réunion entre les organisateurs de la participation marocaine au SIAL, les associations professionnelles et les industriels est prévue pour une évaluation chiffrée des différents contacts.

    Une nouvelle participation du CMPE avec un certain nombre d'entreprises exposantes aura lieu à la NOUGA, Salon alimentaire, à Cologne du 30 septembre au 5 octobre 1995.

    Le SIAL. qui se tient tous les deux ans, a fêté cette année son trentième anniversaire. Toutefois, il s'est ouvert dans un climat de morosité, à l'heure où les consommateurs européens plus que jamais recherchent les premiers prix et les marques de distributeurs.

    Les produits régionaux traditionnels ou cuisinés selon de vieilles recettes reviennent en force dans les linéaires.

    En 1993, les industries agro-alimentaires de l'Europe ont totalisé un chiffre d'affaires de 435 milliards d'Ecus (soit 2871 milliards de Francs). L'Allemagne occupe la première place de producteur de produits des IAA avec un chiffre d'affaires de 111,4 milliards d'Ecus, 3.300 entreprises de plus de 20 salariés et 495.000 personnes occupées. La France arrive en seconde position avec près de 700 milliards de Francs de chiffre d'affaires et 3.000 entreprises de plus de 20 salariés. L'agro-alimentaire reste le premier secteur de l'industrie française, occasionnant un important solde commercial positif. Ce secteur emploie environ 560.000 personnes.

    Les Etats-Unis restent le principal exportateur de produits agricoles et alimentaires avec une valeur de 250 milliards de Francs en 1992. Mais pour les exportations des seuls produits transformés, la France détient, depuis 1988, le record du monde, avec des ventes à l'étranger de 131 milliards de Francs, soit un taux de couverture des importations par les exportations de 142%. Elle est suivie des Pays-Bas (117 milliards de Francs), des Etats-Unis ( 100 milliards) et de l'Allemagne (99 milliards).

    Une part importante des échanges mondiaux se porte encore sur des produits peu ou pas élaborés comme les céréales, les carcasses de boeuf, la poudre de lait ou le beurre. Mais la libéralisation des échanges suite au récent accord du GATT, avec la baisse des droits de douane et des barrières quantitatives qu'il prévoit. devrait conduire à un développement accru des échanges de produits à plus forte valeur ajoutée. Il s'agit notamment des conserves des viandes préparées. d'épicerie ou de fromages de qualité. Dans les pays de l'OCDE, les exportations de produits transformés sont passées de 25% des expéditions totales de produits alimentaires en 1984 à 31% au début des années 1990. En incluant les produits ayant subi une première transformation comme les produits laitiers et la viande, la part des produits élaborés est passée sur la même période de 44 à 54% des échanges de produits alimentaires. Aujourd'hui, des géants de l'agro-alimentaire développent une politique soutenue de construction d'usines à travers le monde, notamment en Europe centrale et en Asie du Sud-Est.

    M.O.

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