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Settat cherche un nouveau projet urbain

Par L'Economiste | Edition N°:2744 Le 28/03/2008 | Partager

. Disproportion entre quartiers nord et sud. Voiries défectueuses, éclairage insuffisant…. Pourtant, la ville ne manque pas d’atoutsQUEL développement urbain pour la ville de Settat? C’est justement à cette question que les pouvoirs publics s’évertuent à trouver une réponse. Les autorités de tutelle viennent, en effet, de décider de l’élaboration d’un concept de développement urbain reposant sur une vision stratégique à moyen et long termes du développement économique. Une vision voulant le projet urbain comme une réponse aux dysfonctionnements multiples de la ville.Comme les autres villes, Settat est appelée à s’inscrire dans un système économique dominant, à s’adapter à la compétitivité qui s’impose tout en préservant la qualité de l’espace et de la vie urbaine. On vise ainsi simultanément et avec la même force son développement économique et social et sa valorisation spatiale. Le projet urbain est par conséquent un moyen de faire connaître la ville allant de son image négative à la quête d’image positive. Le processus en soi repose sur la planification et la coordination comme préalables aux décisions d’urbanisme. Et aussi sur la concertation entre les différents acteurs locaux. L’on va également recourir aux études élaborées au cours des dernières années tant par les pouvoirs publics que par le Centre régional d’investissement (CRI). Beaucoup d’éléments de ces travaux restent, en effet, encore entièrement acceptables. Par conséquent, ils constituent déjà une première ossature pour la stratégie de développement. Cependant, ils doivent être revus et faire l’objet d’un examen approfondi pour n’en garder que ce qui reste valable et abandonner ce qui est devenu obsolète.Il n’est un secret pour personne que la ville de Settat vit actuellement une crise urbaine. L’urbanisation s’y est accélérée donnant en même temps naissance à des quartiers insalubres et à un espace fragmenté. L’organisation sociale y est caractérisée par l’apparition des phénomènes d’exclusion et de pauvreté. De même qu’une économie fragile où l’informel est omniprésent.Aussi, la problématique se pose aujourd’hui en termes d’activité économique et emploi, d’attractivité pour les investissements, de compétitivité territoriale, de développement durable et de cadre et qualité de vie des habitants. Par conséquent, la forme urbaine, les infrastructures, les équipements et la gouvernance de la ville deviennent défis et enjeux.La ville de Settat compte 4.300 établissements économiques sur un total de 32.300 que compte la région de Chaouia-Ouardigha. Le taux d’activité y est de 38%. Il compte parmi les taux les plus élevés enregistrés en milieu urbain régional. Quant à la population active, elle est estimée à 38.000 personnes, quoique le taux de chômage urbain en 2006 ait dépassé la moyenne nationale en enregistrant 15,3%. Des données dont il ressort que l’environnement dans le chef-lieu de la Chaouia reste à forte ruralité. Settat est ainsi perçue comme une ville relais de l’immigration vers Casablanca à la forme urbaine éclatée et non structurée. L’on en veut pour preuve, la concentration des équipements structurants le long de l’artère principale et le sous-équipement de nombreux quartiers: voiries défectueuses, éclairage insuffisant voire inexistant, pas de revêtement des trottoirs… Et aussi l’absence d’animation culturelle et sportiveLe déséquilibre en matière d’équipements de loisirs entre le nord et le sud de la ville est ainsi flagrant. L’on déplore, en effet, l’absence d’aménagements paysagers dans la partie nord ouverte sur la nature et le manque de places publiques aménagées et de mobilier urbain. Pas non plus de squares et d’espaces de jeux pour enfants. Sur un autre chapitre, il est constaté l’absence de structures d’accueil: hôtels, quartiers résidentiels… Alors que le taux moyen de valorisation de la zone industrielle atteint à peine 44,50%. En même temps, l’on constate la fermeture de nombreuses unités industrielles et la saturation des lots de la zone dont la plupart ne sont pas opérationnels.Pourtant, la ville ne manque pas d’atouts. A 40 minutes de Casablanca, et 20 minutes de l’aéroport Mohammed V, elle est installée au milieu d’une zone agricole riche (la Chaouia) qualifiée auparavant de grenier du Maroc et est desservie de moyens de communication importants (autoroute Tanger-Fès-Casablanca-Marrakech), infrastructure ferroviaire (double voie en cours).Elle est aussi dotée d’importantes infrastructures de base, de réseaux d’eau potable et d’assainissement avec une grande station d’épuration, d’équipements sanitaires et d’une importante infrastructure de télécommunications. Elle offre également un cadre de vie attrayant (forêt, golf …) et est en passe d’être déclarée «ville sans bidonvilles». En plus, la présence d’un pôle de compétence important comptant une université, une ENCG et des centres de formation professionnelle multidisciplinaires, doit en principe en faire une ville à forte attractivité. A condition, bien sûr, que les responsables élus se donnent la peine de se pencher sérieusement sur son avenir.De notre correspondant, Abdallah ECHAKHS

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