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Sensibiliser oui, mais sanctionner aussi

Par L'Economiste | Edition N°:460 Le 10/03/1999 | Partager

·Deux discours de communication: L'un sophistiqué et l'autre moralisateur
·Une poignée d'entreprises jouent la carte écologique, image citoyenne oblige


Il ne faut pas se faire d'illusions. Une série de spots télévisés ou des conférences spectacles ne pourront jamais à eux seuls sensibiliser les citoyens aux questions de l'environnement. Le constat est partagé aussi bien par des professionnels de la communication, des annonceurs que des ONG. "Si la communication joue un rôle fondamental dans la sensibilisation, elle doit s'accompagner de mesures contraignantes pour le respect de la réglementation", lance d'emblée le Pr Abderrahim Harouchi, président de l'Association Afak.
De son côté, M. Mohamed Laroussi, directeur général de l'agence Avenir Conseil, met en exergue l'existence de deux types de discours. Le premier est scientifique, voire sophistiqué. Cependant, il reste inaccessible à une large partie de la population. Le second est plus moralisateur et réduit l'environnement à une question de propreté sans lui donner une dimension plus globale, à savoir l'équilibre naturel. Entre ces deux discours, la société civile "patauge dans le brouillard". D'où la nécessité, estime M. Laroussi, de définir une stratégie de communication avec des priorités, des moyens et des objectifs. Pour l'heure, seules une poignée d'entreprises jouent la carte écologique dans leur communication, image citoyenne oblige.

Parrainage


En effet, l'engagement dans la sensibilisation n'est plus un phénomène de mode. Il attribue aux annonceurs une légitimité et une crédibilité sociales.
Ainsi, la Lydec a réservé 1,5 million de DH de son budget global de communication de l'année 1999 (10MDH) pour des actions touchant à l'environnement. La première opération est le parrainage de "Dounya", l'émission de 2M de vulgarisation et de sensibilisation à la protection de la nature. La durée du parrainage est limitée pour l'heure à six mois. Auparavant, le programme était sponsorisé par BMCE Bank. Le programme "vert" de 2M enregistre actuellement 25 à 30% d'audience, est-il précisé auprès de la chaîne. A en croire son animateur, Réda Benjelloun, la moitié des sujets traités proviennent de suggestions des téléspectateurs.
De son côté, BMCE Bank maintient son engagement dans la protection de l'environnement. "La communication de notre institution a été axée sur la sensibilisation. Aujourd'hui, nous passons à un stade supérieur. Nous menons des actions concrètes liées à la protection", note M. Zouhair Fassi-Fihri, directeur du département de communication à la BMCE. La banque est partenaire entre autres de la société GREN (Groupe pour la Défense Stratégique de l'Environnement) dans plusieurs opérations (conférence-spectacle en 1998 sur le thème des forêts, "un patrimoine mondial en péril"). L'institution bancaire utilise les connaissances et le savoir-faire de l'association en matière d'environnement. Des actions de sensibilisation, avec le concours de partenaires, seront lancées au cours de cette année, indique M. Fassi-Fihri, sans dévoiler le contenu des opérations. De plus, BMCE Bank "compte beaucoup" sur sa Fondation "BMCE Bank pour l'Education et l'Environnement", créée en septembre 1998, pour intégrer l'environnement dans le processus éducatif.

Mohamed DOUYEB

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