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    Economie Internationale

    Selon un rapport de l'OCDE : La récession durera en 1993

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    Regroupant les 24 principaux pays industrialisés, l'OCDE prévoit le prolongement de la récession économique durant le premier semestre 1993. Dans ce sens où le redressement se fera très lentement pour n'atteindre que 2% de croissance en 1993 au lieu des 3% prévus. Au sein de la C.E.E., la croissance atteindra à peine 1,2%, celle-ci se trouve essentiellement entravée par l'Allemagne dont le taux de croissance estimé à 1,2% enregistre actuellement un recul de 0,5%, la France qui, dans ce cadre, dispose d'une bonne assise financière ne parvient pas non plus à entamer sa relance avant 1993. Conformément à ce qui a été annoncé dernièrement au sommet d'Edimbourg. De même que le Japon, sort difficilement de sa crise. Son économie s'accroîtra de 9,3% en 1993 contre 1,8% en 1992. En revanche, l'activité américaine témoigne d'une croissance plus élevée que celle prévue antérieurement, soit 3% contre 2,4%.

    Ce marasme économique s'accompagne d'une augmentation du chômage qui affectera, au titre de 1993, 34 millions de personnes dans l'OCDE, soit 8,3% de la population active. 1,5 million de chômeurs vont être ajoutés pour cette année seulement. Ce n'est qu'en 1994 que ces pays industrialisés pourraient connaître une amélioration de l'activité économique qui associerait une progression de 3% pour la production et une baisse du taux de chômage à 8%.

    Le ralentissement de la croissance économique trouve son origine dans la baisse de la dépense relevée dans les différents pays de l'OCDE. Celle-ci provient des pertes d'emploi enregistrées dans divers secteurs de la vie économique, du manque de confiance qui en résulte et de l'endettement qui persiste aussi bien chez les ménages que chez les entreprises, malgré les efforts déployés pour les remboursements. Sont en cause les taux d'intérêt maintenus à des niveaux élevés en Allemagne pour lutter contre les tensions inflationnistes et qui ne manquent pas d'atteindre l'ensemble de l'Europe. Dans ce sens où une détente des taux notamment en Allemagne est nécessaire pour enclencher la reprise. Cette reprise nécessite par ailleurs l'adoption d'une politique budgétaire, d'une politique monétaire et d'une réforme structurelle. L'arbitrage entre ces différents moyens dépend de la situation économique de chacun des 12 pays de la CEE.

    C'est ainsi que l'OCDE espère tout d'abord un assouplissement des conditions monétaires dans les pays à faible taux d'inflation pour inciter l'Allemagne à réduire ses taux d'intérêts.

    Il est signalé à cet effet qu'avec le ralentissement de l'activité, l'inflation pourrait atteindre son niveau le plus bas, 2,5%, d'ici la fin 1994. Cependant la politique monétaire n'a pas donné les résultats espérés aux USA, étant donné qu'à la baisse des taux à court terme succède une augmentation des taux à long terme. La Bundesbank semble prudente à cet égard, mais l'OCDE estime que les taux allemands connaîtront une légère baisse. Il parviendront successivement à 7,8% en 1993 et 6,5% en 1994, contre 9,4% actuellement. Par ailleurs, l'OCDE dont l'objectif est de rééquilibrer les finances publiques à partir de 1993, semble réticente à une relance budgétaire dans un environnement où les taux d'intérêt dépassent les taux de croissance, de crainte que dans de telles conditions, les charges de la dette deviennent plus lourdes et aggravent le déficit budgétaire en 1993 et 1994 plus qu'il ne l'a été depuis 1989.


    Toutefois, une telle initiative pourrait être favorable à l'économie européenne si "elle est temporaire et s'accompagne d'un engagement crédible à inverser la tendance lorsque l'économie se redressera".

    Il reste donc à reformer le marché du travail et les échanges internationaux, à restructurer le secteur public en affectant les dépenses publiques aux infrastructures.

    Ceci s'inscrit dans le cadre des efforts d'assainissement et de rationnalisation des dépenses.

    F.K

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