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Economie

Selon le Centre Marocain de Conjoncture : La croissance reprendra cette année

Par L'Economiste | Edition N°:112 Le 13/01/1994 | Partager

Le Centre Marocain de Conjoncture table cette année sur un taux de croissance de 8%. Une telle progression serait le résultat de la reprise du secteur agricole. Le déficit commercial devrait s'aggraver et l'inflation maîtrisée.

Le taux de croissance en termes réels pourrait atteindre 7 à 8% cette année si la campagne agricole retrouvait son niveau moyen d'avant la période de sécheresse, selon les premières prévisions du Centre Marocain de Conjoncture (CMC).

Les précipitations qui ont jalonné les mois d'octobre et novembre 1993 augurent "une assez bonne" campagne agricole avec une production céréalière avoisinant 65 millions de quintaux, chiffre supposé porter à 35% la croissance globale du secteur.

Le PIB pourrait croître davantage grâce à une reprise de l'économie internationale d'une part, et le redressement de la demande intérieure et des exportations d'autre part, estiment les conjoncturistes du Centre. Ces facteurs, qui ont freiné le développement de l'activité économique au cours des deux dernières années, "sont en train d'amorcer une évolution dans un sens favorable à une relance rigoureuse", affirme le CMC. A en croire les projections effectuées par le FMI, l'environnement économique mondial est appelé à s'améliorer avec une production qui progresserait au rythme moyen de 3,2% au lieu de 2,2% en 1993.

Toutefois, ajoute le Centre, "les signes avant-coureurs aperçus à la fin de 1993 ne devraient pas pousser la prévision vers des perspectives de reprise surévaluées pour l'année 1994". Rappelant que la reprise résulterait essentiellement du secteur agricole, le CMC aborde avec prudence les hypothèses de croissance des activités industrielles, minières et du BTP en raison "des séquelles économiques et financières de deux années de déprime".

Déficit commercial amplifié

Côté demande, la consommation des ménages devrait rester faible jusqu'au milieu de l'année avant de connaître une forte progression au cours du second semestre. Pour satisfaire cette demande, l'investissement pourrait afficher un timide redressement sous l'effet de nouvelles mesures d'encouragement d'une part, et de "la détente probable de la situation financière des entreprises", d'autre part. Le taux d'investissement ressortirait donc à environ 22% du PIB. Après un net recul en 1993, la demande extérieure, tirée par la reprise du commerce international, progresserait "raisonnablement". Les exportations devraient augmenter plus sensiblement que les importations. Mais ce n'est pas pour autant que le déficit commercial s'en verra restreint. Selon les experts du CMC, ce dernier se creuserait de 1,5 milliard par rapport à l'année précédente. Par ailleurs, le déficit du Trésor se situerait à 2 ,5 % du PIB contre 1,5% annoncé par les options budgétaires du nouveau gouvernement. L'ensemble de ces perspectives, note le CMC, seraient accompagnées d'une maîtrise de l'inflation. Celle-ci s'établirait à moins de 6%.

En dehors de tous ces facteurs tant internes qu'externes, indique le CMC, le profil de croissance reste tributaire des orientations de la politique économique et des mesures conjoncturelles comprises dans la loi de finances. Les prévisions du CMC n'incluent pas les données du projet de cette loi, puisqu'elle n'était pas encore disponible au moment où le CMC effectuait ses projections. Toutefois, "la déclaration de politique générale de l'équipe gouvernementale", s'empresse d'ajouter le CMC, "cadre entièrement avec nos hypothèses de base". Cependant, cette volonté politique devrait s'inscrire dans le temps sous forme d'une stratégie à moyen terme à même d'entretenir une expansion économique durable, concluent les conjoncturistes.

Hakima EL MARIKY

Valeur ajoutée agricole: -2% en 1993

LES prévisions pour 1994 sont en rupture avec les tendances affichées l'année dernière.

La sécheresse qui a prévalu durant la campagne agricole 1992-93 et son impact sur les revenus ont effectivement freiné la demande avec sa double composante, la consommation et l'investissement.

Les dernières estimations de la récolte céréalière fixent à 26,9 millions de quintaux la production, en régression de 8,5% comparativement à 1992.

En incluant l'élevage, la valeur ajoutée du secteur agricole reculerait pour la deuxième année consécutive de 2%.

L'important déficit hydrique ayant caractérisé l'année précédente a également été ressenti au niveau du secteur énergétique dont la valeur ajoutée devrait croître de 4%.

Concernant les activités minières, le CMC prévoit pour 1993 une baisse de la valeur ajoutée de 4% par rapport à 1992 en raison de la faible évolution de la demande extérieure et de l'instabilité qu'ont connues les cours de certains produits.

Suite à une contraction de la demande tant interne qu'externe, la valeur ajoutée des industries manufacturières enregistrerait un recul de l'ordre de 2%. D'après l'indice de la production industrielle, les branches les plus affectées par le recul des intentions d'investissements sont celles des IMME, du textile et de la chimie et parachimie.

Pour le secteur du bâtiment et des travaux publics, la valeur ajoutée attendue connaîtrait une légère hausse de 1%.

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