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Séisme d'El Hoceïma
La ville compte ses morts

Par L'Economiste | Edition N°:1712 Le 25/02/2004 | Partager

. Le nombre de victimes appelé à augmenter. Les secours s'organisent . Dans l'affolement, la population dans la rue en pyjamaLA région d'Al-Hoceïma est meurtrie. Un tremblement de terre d'une magnitude de 6,3 sur l'échelle de Richter a foudroyé la région hier à deux heures et demie du matin. Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs centres ont été touchés, particulièrement quatre. Des maisons se sont écroulées au douar Aït Kamra, Tazaghine, Imarabtine et Bni Abdallah. Mais c'est Imzouren, petite ville située à une dizaine de kilomètres d'Al-Hoceïma, sur la route de Nador, qui a été la plus ravagée. Des immeubles entiers se sont écroulés, emportant des familles entières dans leur sommeil. Le bilan des victimes est lourd. Il est difficile d'avancer un chiffre, tellement la situation évolue vite. Ce bilan macabre a tendance à augmenter d'heure en heure. Ce qui est sûr, l'effet de surprise a pris tout le monde de court. A Al-Hoceïma, les familles entières ont quitté leur maison pour descendre dans la rue, habillés en pyjamas et de vêtements légers. Même la maison du pacha de la ville n'a pas résisté au choc. Lui aussi comme le reste des parents a pris ses enfants pour courir dehors. La panique n'a laissé à personne le temps de prendre des habits chauds pour se couvrir du froid glacial qui sévit en ces temps dans le Rif. La coupure d'électricité a accentué la détresse et l'affolement des habitants. Les services publics comme ceux de la province ont fermé leurs portes. La reprise du travail se fera dans deux jours. Quant aux hôpitaux et cliniques, ils ne peuvent faire face au grand nombre de blessés. Le transfert par avion des blessés vers les hôpitaux de Rabat et Casablanca a commencé hier en début d'après-midi.Il est incontestable qu'il était difficile d'organiser les secours dans la nuit. Le terrain est accidenté, la région enclavée et la ville ne dispose pas assez d'engins pour intervenir en cas de catastrophe. Il faudra donc attendre plusieurs heures avant que les trax ne puissent arriver aux nombreux sites touchés et commencer à déblayer pour sortir les victimes sous les décombres. En attendant les grands moyens, les secours ont commencé à s'organiser peu à peu. Les habitants, appuyés par des éléments de forces auxiliaires et de gendarmerie, ont commencé à sortir les cadavres des décombres avec les moyens du bord. M. C.

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