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Séisme d'El Hoceïma
Bilan accablant sur l'état des constructions

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

. Absence de plans, matériaux déplorables, laxisme dans la délivrance de permis de construire…. Les autorités doivent faire preuve de plus de rigueur Le rapport, élaboré par des experts, met en cause le processus de construction. Certes, la secousse d'une magnitude de 6,3 sur l'échelle de Richter y est pour quelque chose, mais le bilan des dégâts aurait pu être moins lourd si certaines mesures avaient été adoptées. Absence de plans de construction, pénurie de bureaux d'études spécialisés, laxisme dans la délivrance des permis de construire... tous les ingrédients d'une construction antinormes étaient réunis. Les dégâts observés en témoignent: des parties d'ouvrage sous-dimensionnées, causant des fissures horizontales, insuffisance des armatures transversales. “Pour les planchers effondrés, ils sont constitués de nervures traditionnelles avec des armatures en acier doux, briques en terre cuite entre nervures, et dalle de compression non armée”, souligne le rapport. Autres imperfections de conception relevées: l'absence de plans de contreventement parasismique. Ces derniers ont été assurés par les panneaux de maçonnerie servant de remplissage à la structure poteaux-poutres et la flexibilité des éléments porteurs a entraîné l'effondrement des planchers. De plus, les matériaux utilisés dans ces constructions (béton, maçonnerie) et leur mise en place sont d'une qualité déplorable, jugent les experts de la construction. Mais ce ne sont pas les matériaux qui sont en cause. D'après les professionnels, le principal responsable est le non-suivi des travaux. Selon la commission qui a effectué une visite à El Hoceïma, «les architectes se contentent d'approuver les permis de construire sans se donner la peine de suivre les travaux». Pourtant, la loi 12/92 sur l'urbanisme est claire: l'article 53 stipule que l'architecte est obligatoirement chargé de suivre l'exécution des travaux de construction et en contrôler la conformité avec les plans architecturaux et les indications de l'autorisation de construire, et ce jusqu'à la délivrance du permis d'habiter ou du certificat de conformité. Le contrôle de l'application des procédures légales tant dans la constitution du dossier d'autorisation que sur le contrôle de la qualité de la construction, et le respect des normes de construction BAEL, RPS 2000 sont une urgence. Les professionnels demandent que les autorités montrent plus de rigueur et s'impliquent davantage dans ce processus par l'application des lois en vigueur sur la construction. Il est nécessaire aussi d'associer les groupements d'études agréés en tant que membres des corporations professionnelles, constitués d'un architecte, un laboratoire, un bureau d'études technique et un bureau de contrôle. Ceci n'est pas une innovation, car selon la loi de l'urbanisme, les ingénieurs spécialisés sont obligatoirement chargés de l'étude et l'établissement des documents nécessaires relatifs à la conception de la construction ainsi que du suivi de la réalisation des travaux. D'où l'urgence d'arrêter les constructions en cours afin de les mettre en conformité avec les normes.«La qualité des matériaux utilisés dans ces constructions (béton, maçonnerie) et leur mise en place est d'une qualité déplorable, jugent les experts de la construction«A. B. A.

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