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    Economie

    Sécheresse et emplois ruraux : Le CNJA peaufine son projet de zones rurales intégrées

    Par L'Economiste | Edition N°:17 Le 20/02/1992 | Partager

    LA sécheresse qui caractérise le conjoncture actuelle pose avec acuité le problème de l'emploi des jeunes et de l'exode dans le monde rural, lequel soulignons-le, comprend l'agriculture et aussi les activités annexes.
    L'exode rural, s'il n'est pas maîtrisé, dépeuple la campagne et engendre de graves problèmes au niveau de l'urbain, soulignent les experts du CNJA. Là, le rôle des petites villes intermédiaires est d'importance.
    Par ailleurs, le concept de l'urbain est à redéfinir, estiment les experts. En effet, une région considérée administrativement comme étant urbaine est en fait rurale compte tenu, non pas du nombre d'habitants, mais en fonction des activités exercées par ses habitants.
    La réactivation de ces petits centres, permet alors la création de villes-tampons pour les grandes villes et l'intégration de l'arrière-pays. Ce manque pourrait être contourné par la création de «zones régionalisées intégrées» où le développement des activités agricoles, para-agricoles et non agricoles contribue à la promotion de l'emploi et à l'intégration du monde rural. C'est ce que se propose de lancer un programme du CNJA.

    Forte population, niveau de chômage élevé et rendement à l'hectare constituent les critères de sélection de ces régions. Certes, ces critères peuvent être arbitraires mais ils revêtent aux yeux du CNJA une grande signification pour l'efficacité des projets.
    Appliqués à toutes les provinces, ces critères permettront un classement des zones, ou «bassins», prioritaires. Un bassin regroupera un ensemble de provinces. Par exemple: «Ouarzazate -Guelmim - Taroudant - Tata».
    L'objectif est de stabiliser la population en suscitant de l'offre de travail, là où cette population se trouve. La fourniture de l'infrastructure et des services, la création des activités non agricoles et l'ensemble des mesures proposées contribueront évidemment à stabiliser les gens dans ces régions.
    En effet, l'agriculture n'est pas rentable pour tous les agriculteurs. Les prix agricoles étant relativement bas, un problème de fond se pose: l'équilibre ne peut être maintenu s'il y a appauvrissement de la campagne souligne le CNJA. Dès lors, pour assurer un revenu, décent aux agriculteurs le Programme d'Action par le Monde Rural propose «la revalorisation des prix de certains produits agricoles». Il s'agit notamment de «redéfinir les rapports d'échange entre les producteurs et les transformateurs».

    Laïla TAARJI


    PROMAR et T.U.L., deux méthodes très
    différentes pour l'emploi rural


    ROMOTION des activités économiques en milieu rural, formation et travaux d'utilités locales, constituent des mesures spécifiques du programme d'actions du CNJA. L'élaboration du PROMAR, promotion des activités économiques en milieu rural reposait sur deux idées: la sensibilisation des communes sur leur rôle économique et l'étude sur le terrain pour promouvoir ces activités en milieu rural.
    Après étude des potentialités existantes, le CNJA a abordé la méthodologie de réalisation du PROMAR. La particularité de la démarche consiste à partir de l'offre des communes. En effet, les projets répondant aux besoins en activité économique des collectivités locales seront soumis aux jeunes promoteurs ou lauréats des écoles spécialisées.
    Un contrat entre les différents partenaires devrait formaliser l'accord sur le projet.
    Terrains, locaux industriels, information et assistance technique pour le montage des dossiers d'investissements, ainsi que l'aide à la mise en place des unités seront mis à la disposition des jeunes promoteurs.

    Pour la mise en oeuvre de ce programme, six communes ont déjà été sélectionnées pour servir de test. Une méthodologie généralisée sera élaborée par la suite. Une opération test permettra d'évaluer la portée du programme et le degré d'implication des parties prenantes.
    Côté formation, une réunion avec l'OFPPT a été consacrée à la constitution de commissions pour la définition des profils et des effectifs à former. Une nouvelle méthodologie consiste à ne former des jeunes que s'il y a des besoins identifiés avec pré-embauche. Par ailleurs, il y a possibilité de reconversion de la formation en fonction de la demande. Le programme sera élaboré d'ores et déjà pour quatre grandes villes: Casablanca, Rabat-Salé, Fes et Marrakech. Par ailleurs, pour maîtriser l'exode rural, phénomène inévitable, un autre programme va être mis en oeuvre. Il s'agit du Programme des Travaux d'Utilité Locale (T.U.L). Pour les responsables du CNJA, c'est un «plus» par rapport à la Promotion Nationale. Il implique l'adhésion de la personne par le développement de sa région et un accent plus marqué sur l'utilité des travaux.
    Dans le cadre de ce programme les travaux à réaliser devraient porter sur les infrastructures de base, le restauration des sols, le reboisement et la valorisation des ressources hydro-agricoles. L'objectif est de stimuler les initiatives de prise en charge des équipements collectifs, de valoriser la main-d'oeuvre, les techniques et les matériaux locaux, de désenclaver les populations rurales et d'améliorer les conditions de production, de transport et de commercialisation des produit.

    Leïla TAARJI

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