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    Economie

    Sécheresse: Coup de fouet pour les importations de céréales

    Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

    · La récolte ne dépassera pas les 36 millions de quintaux

    · Un rendement moyen de 7 quintaux à l'hectare

    · Des mesures d'exception pour réguler le flux des importations


    Ce n'est pas une surprise, la récolte céréalière de cette année n'atteindra pas les espérances. Selon les premières estimations du Ministère de l'Agriculture, elle ne devrait pas dépasser 35,6 millions de quintaux. C'est peu. Trop peu par rapport aux 63,5 millions de la campagne précédente ou aux 61,4 millions enregistrés en moyenne ces cinq dernières années. La perte de travail équivalent est évaluée par les experts du Ministère à près de 40 millions de journées.

    Déficit céréalier de 47,8 millions de quintaux


    Il faut dire aussi que le ciel n'a pas été clément. Pas de pluies en début de campagne et encore moins vers sa fin n'ont pas arrangé les affaires des céréaliculteurs. Le rendement moyen à l'hectare ne dépassera pas les 7 quintaux par hectare. Ainsi, pour près de 4,7 millions d'hectares ensemencées, la récolte de blé tendre atteindra 13,7 millions de quintaux, tandis que celle du blé dur se situerait autour de 7,5 millions. Comme d'habitude, dans les années de sécheresse, l'orge prendra le pas sur les autres céréales puisqu'il engrange 14,4 millions de quintaux (40% de la récolte).
    Dans tous les cas, la quantité récoltée, et par conséquent la collecte de céréales, sera très faible. Le Ministère s'attend en effet à un déficit céréalier global (y compris le maïs) de 47,8 millions de quintaux. Le recours sera donc encore une fois à l'importation qui devra prendre un rythme plus soutenu. Dans cette optique, le Département de M. Habib El Malki compte prendre plusieurs mesures pour faire face à cette augmentation. En tête de liste, figure l'évacuation du blé des Etablissements Benzidia (voire article en page 2) emmagasiné dans les silos du port de Casablanca qui sera par ailleurs dédié aux importations de blé tendre, de blé dur et de maïs. Celui de Jorf Lasfar sera aménagé pour recevoir l'orge et les fourrages.
    Mesure d'exception, le Ministère compte interdire la répartition des cargaisons importées en imposant le respect des tonnages adéquats pour chaque port. Bientôt aussi, sera créé un comité qui devra mettre au point un programme spécial d'acheminement de près de 35 millions de quintaux aux différents utilisateurs.

    Ghassan KHABER


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