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    Sarkozy face à la défiance des Français

    Par L'Economiste | Edition N°:2770 Le 06/05/2008 | Partager

    . 1er anniversaire de son élection. 32 à 38% lui maintiennent leur confiance. Le président français essuie les tirs croisés de l’opposition socialisteLE chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, élu le 6 mai 2007 en promettant la «rupture» et un «choc de confiance», célèbre aujourd’hui le premier anniversaire de son accession à la présidence dans un climat de désillusion générale et sous un flot de critiques. Obtenant plus de 53% des suffrages à la présidentielle face à la socialiste Ségolène Royal, après une campagne reconnue comme brillante jusque dans le camp de ses adversaires, chassant tantôt sur le terrain de l’extrême droite, tantôt sur celui de classes populaires autrefois acquises à la gauche, l’ancien ministre de l’Intérieur avait promis un profond changement de style et de cap.Mais, un an après, les sondages témoignent d’une désaffection des Français inédite: seuls 32 à 38% lui maintiennent leur confiance, selon les instituts.La défaite de la droite aux municipales de mars avait déjà été interprétée comme un vote-sanction à l’égard du pouvoir et d’une politique de réformes souvent apparue comme chaotique, faute de cohérence gouvernementale.Pire, selon un sondage CSA paru samedi dernier dans l’hebdomadaire Marianne sous le titre «Ça va mal finir!», 62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d’ici à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy.Dans une intervention télévisée fin avril, le président a fait amende honorable, regrettant des «erreurs» de communication, et s’est dit serein face à ces mauvais sondages, plus déterminé que jamais à mener à bien «les réformes dont le pays a besoin».Il s’est aussi dit déterminé à contenir la hausse des prix, principale préoccupation des Français, et principal thème de déception à l’égard de celui qui s’était fait élire comme le «président du pouvoir d’achat». Et il a mis le holà à la surexposition de sa vie privée - son divorce avec son épouse Cécilia, suivi de son remariage avec l’ex-top model Carla Bruni - qui a concouru à irriter les Français, selon les sondages.«Sévères avec Sarkozy, les Français saluent ses réformes», avançait hier le quotidien de droite Le Figaro, soulignant que la crise financière internationale avait «perturbé l’action du président de la République». «Certes, le chef de l’Etat a joué de malchance. Personne n’avait anticipé le scénario catastrophe de la crise financière américaine, de l’envolée des cours du pétrole et des matières premières ainsi que la chute du dollar», concédait aussi le quotidien économique La Tribune.Mais, pour le reste, le président essuie les tirs croisés de l’opposition socialiste, requinquée malgré ses divisions internes. Et, dans son propre camp, le mécontentement et les doutes se font de plus en plus entendre.«Nicolas Sarkozy a été le Monsieur Plus pour les plus riches et Monsieur Moins pour tous les autres», et il est «le président du gâchis», a lancé lundi le chef du PS, François Hollande.La gauche a notamment fustigé la première mesure de la présidence Sarkozy à l’été 2007, un «paquet fiscal» chiffré à près de 15 milliards d’euros, qualifié de «cadeau» aux classes aisées.Et, malgré un certain nombre de réformes perçues comme un mal nécessaire, une succession de «couacs» comme l’annonce puis le retrait d’une mesure remettant en question la carte famille nombreuse, ont entériné le sentiment de désillusion des Français.Sarkozy affirme, lui, que c’est à la fin de son quinquennat que l’on pourra véritablement juger son bilan. Pour célébrer l’anniversaire de sa victoire, il devait organiser mardi une réception avec les responsables de son parti et un dîner avec ses ministres et leurs conjoints.Synthèse L’Economiste

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