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Santé: Trop de temps et d'argent perdus

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. En général, la durée moyenne d'exécution d'un projet public est supérieure à 10 ans. Un budget de 2,5 milliards de DH sera dégagé pour réhabiliter les infrastructures . Au-delà de la Santé, Driss Jettou a établi le check-up de l'AdministrationC'est un véritable réquisitoire de la Santé (et par là de l'ensemble du secteur public) que le Premier ministre Driss Jettou a dressé mardi 8 juillet lors de la réunion tenue à la wilaya de Casablanca. En quinze jours, c'est sa deuxième sortie publique pour décliner sa politique de proximité. L'équipe au pouvoir a, à travers le chef de l'exécutif, pris des engagements et entend les mettre en pratique. Et la santé est inscrite sur sa feuille de route. Gestion rationnelle, professionnalisme, plus de dynamisme, de réactivité… les mots d'ordre que le Premier ministre veut greffer sur la stratégie qui sera mise en place dans ce domaine.Pour la décliner, le chef du gouvernement a au préalable réitéré le constat établi depuis plusieurs années sur le déficit dans l'offre de soins de base. De même pour les écarts constatés entre les zones rurales et urbaines et entre les différentes régions du pays. Pour Jettou, cette situation est attribuée au niveau des dépenses consacrées au secteur de la santé qui ne dépassent pas 4,5% du PIB. A ce niveau, Jettou rappelle qu'un effort a été consenti par la loi de Finances 2003 pour un relèvement du budget alloué à ce secteur. “Nous n'utilisons pas de manière rationnelle les moyens que l'on met laborieusement à la disposition des différentes administrations et en particulier au niveau de la Santé”, indique-t-il. Le taux de consommation du budget alloué au ministère de la Santé au cours de ces dernières années est “très insuffisant”. Quant aux infrastructures, elles sont vétustes. D'ailleurs, une enveloppe de 2,5 milliards de DH sera dégagée pour les réhabiliter. . Grand gâchisSelon le Premier ministre, l'un des plus grands handicaps est incontestablement le facteur “temps” complètement ignoré. “La durée moyenne d'exécution d'un projet dans le secteur public est supérieure à 10 ans. C'est une vraie catastrophe et c'est beaucoup d'argent perdu”. Et c'est sur la réalisation des projets dans les délais que l'effort sera désormais concentré.La liste des dysfonctionnements ne s'arrête pas là. “Nous n'arrivons pas à assurer une bonne coordination entre les différents intervenants et les différentes administrations. Et c'est un grand gâchis”, souligne le Premier ministre. A ce niveau, Jettou a rappelé que le gouvernement tient à une réelle décentralisation des responsabilités, de la gestion ainsi que des moyens. Et par là, à la nécessaire cohabitation entre le secteur privé et public médical. Des problèmes qui se posent pour d'autres secteurs, l'enseignement par exemple.. ProfessionnalismeAutre entrave, le manque de professionnalisme dans l'engagement des budgets et des dépenses. “C'est un métier de professionnel”, martèle Jettou. C'est clair, la gestion doit être menée par de véritables gestionnaires et c'est là un changement de politique mais aussi de mentalités qui doit être entrepris. Une fois le constat fait, il faut passer à l'action. Différentes mesures sont prévues. Ce programme, dont la mise en oeuvre vient de démarrer, porte notamment sur le réaménagement des établissements hospitaliers et la modernisation de leurs équipements médicaux. A cela s'ajoute l'ouverture de nouveaux centres et la réouverture de plus de 200 centres.


Projets immédiats

Pour aller vite, le gouvernement vient de lancer différentes opérations. Il s'agit notamment de la mise à niveau des services des urgences médicales et de la création d'un SAMU à Casablanca. L'ouverture de quatre centres régionaux d'oncologie à Casablanca, Agadir, Oujda et Tanger sont également au programme. De même pour la mise en place d'un centre national de prise en charge des brûlés, un centre de traumatologie et un centre d'oncologie pédiatrique à Rabat. A cela s'ajoutent deux centres d'ophtalmologie pédiatrique et un institut de formation de techniciens de maintenance des équipements biomédicaux et de secouristes. L'élaboration d'un programme de formation médicale pour la santé des personnes âgées ainsi que la création d'un CHU et une faculté de médecine dans l'Oriental est également au menu. Driss Jettou a aussi souligné l'importance que revêt la mise en place de CHU à Fès et Marrakech. Car ils permettront d'alléger la pression sur ceux de Rabat et de Casablanca. A noter qu'une enveloppe budgétaire d'un milliard de DH est accordée à la réalisation de ces CHU. . AxesLa stratégie 2003-2007 s'articule autour de dix axes. Le premier volet concerne la régionalisation pour réhabiliter le système sanitaire dans un cadre de décentralisation. Sur ce point, les principes de la compétence, de la responsabilité et du contrôle seront les maîtres mots.La réhabilitation hospitalière, à travers la mise à niveau de la gestion et de l'amélioration de la qualité des prestations en milieu hospitalier, constitue le deuxième axe. Bien entendu, les ressources humaines en constitueront la base de toute cette réforme.Viennent ensuite le renforcement et l'accélération des programmes de prévention et de prise en charge des maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale, psychiatrie, tension artérielle...).La coopération entre secteurs et formules de partenariat avec plus de coordination constitue également un axe stratégique pour cette vision globale. Pour sa part, l'amélioration des budgets octroyés figure également avec la rationalisation de la gestion des ressources. En outre, la stratégie vise à adopter une politique qui garantit la qualité des médicaments et à un coût raisonnable avec la préservation des acquis de l'industrie pharmaceutique.Autre point essentiel de la stratégie, l'optimisation d'opérations de maintenance des équipements techniques. Vient enfin le développement de la recherche scientifique, parent pauvre du secteur. Khadija MASMOUDILire aussi

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