×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Santé: Enième grève

Par L'Economiste | Edition N°:2728 Le 05/03/2008 | Partager

. Elle aura lieu les 13 et 14 mars. Baddou dans la tourmenteLe secteur de la santé publique serait-il malade? A en croire le Dr Youssef Makoudi, secrétaire général de l’Organisation démocratique de la santé (ODS-ODT), le secteur souffrirait de «nombreux maux devenus insupportables». A telle enseigne qu’ils seront 7.000 médecins et 46.000 infirmiers, infirmières, paramédicaux et agents administratifs à observer une grève nationale les 13 et 14 mars. C’est la quatrième en deux mois.A l’appel de leur principal syndicat (l’ODS est majoritaire dans toutes les commissions paritaires), les personnels ont choisi de durcir le ton. «Nous ne nous arrêterons pas tant que le ministère de tutelle continue à faire la sourde oreille à nos revendications», a affirmé à L’Economiste Dr Makoudi. Selon ce dernier, «les responsables s’obstinent à refuser de s’asseoir à la table des négociations». En effet, parmi les doléances contenues dans le cahier revendicatif des personnels de la santé, «l’ouverture et l’instauration d’un dialogue sérieux entre les partenaires sociaux» figurent en tête de liste. «Le manque de dialogue» serait même «la cause principale de la prochaine grève, sinon de tout le mouvement», ajoute le secrétaire général. Les personnels du secteur de la santé réclament, en outre, la mise en application de l’accord passé avec le département de tutelle en 2006. «Aucune suite n’a été donnée à cet accord, alors que le contraire aurait pu inciter à l’apaisement», estime-t-on. Il devait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2007. Il est également réclamé la «mise en exécution rapidement des dispositions des décrets instaurant l’intégration des indemnités de risques professionnels dans la pension de retraite». Et aussi de relever le taux de promotion interne de 11%, actuellement, à 33%.Les revendications salariales ne sont cependant pas les seuls motifs de la contestation. Il y a aussi «l’état de la santé dans son ensemble», indique Dr Makoudi. «Il est aujourd’hui inadmissible que l’accès aux soins devienne de plus en plus difficile dans un pays qui évolue», ajoute-t-il. «Les rendez-vous dans les services spécialisés sont donnés sur six mois et le patient a tout le temps de voir son cas empirer». Dans la foulée, Dr Makoudi fustige la politique du gouvernement en matière de santé. «L’on affirme qu’il y a un manque de médecins dans les hôpitaux alors que 2.000 lauréats des facultés de médecine sont au chômage», insiste le secrétaire général. Un déficit sérieux en infirmiers et infirmières est également constaté. «Le secteur a besoin d’au moins 15.000 personnes», indique-t-il. Et d’ajouter: «Aujourd’hui, un seul infirmier assure la garde pour deux services». Pourtant, le département de la Santé dispose d’un budget de 8 milliards de DH, le quatrième après ceux des ministères de la Défense, de l’Intérieur et de l’Education nationale! «Les difficultés du secteur de la santé au Maroc s’expliquent plus par les carences enregistrées en matière de gestion que par le volume des crédits qui lui sont alloués», a estimé dernièrement Yasmina Baddou, ministre de la Santé. Voilà au moins un point sur lequel s’accordent département de tutelle et syndicats. Mais cela n’empêche pas les syndicats de promettre un printemps chaud à Yasmina Baddou.


Stratégie

Le département de la Santé a adopté une stratégie 2008-2012 qui vise à assurer l’équité de l’offre des soins. Cette stratégie prévoit d’autre part de réduire le taux de mortalité maternelle à 50 décès pour 100.000 et celui de la mortalité infantile à 15 décès pour 1.000 à l’horizon 2012. Aux yeux du syndicat, «cela relève plutôt de la surenchère politique, car au vu de l’état actuel des choses, cela ne sera pas possible». Jamal Eddine HERRADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc