×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Sans-plomb, la partie visible de l'iceberg?

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

. La discorde entre opérateurs fait ressurgir les problèmes des droits de douane. Le sans-plomb continue encore à faire des mécontents. L'autorité de tutelle invitée à contrôler les stationsa priori«La qualité du carburant sans plomb est irréprochable», tente de persuader ce responsable au ministère de l'Energie et des Mines, direction du Contrôle et de la Normalisation. Or, les plaintes concernant les soucis causés par l'essence sans plomb n'en finissent pas. Selon lui, les agents de contrôle de la division de Casablanca, qui ont effectué des prélèvements au lendemain de la découverte des avatars de ce carburant (cf. www.leconomiste.com), n'ont pas constaté d'anomalie. Evidemment, lorsque les contrôles sont effectués a posteriori, on s'en douterait. D'ailleurs, tous les opérateurs contactés par L'Economiste ont préféré se faire porter pâle, ou requis l'anonymat, cette affaire ayant pris une ampleur qui les dérange.Rappelons que cette situation s'est déclarée, il y a plus d'une semaine, et que de nombreux automobilistes ont fait les frais de la qualité aléatoire de l'essence sans plomb. La plupart d'entre eux ont été amenés à réparer leurs véhicules parfois à des prix astronomiques lorsque les injecteurs et les catalyseurs étaient touchés. Reste que du côté du ministère de tutelle, le problème n'est pas aussi grave, pour certains, il n'existerait même pas. «Après avoir effectué les prélèvements nécessaires, nos contrôleurs ont aussi interrogé des pompistes qui ont totalement nié avoir recueilli des plaintes. Ils ont tout au plus relevé quelques remarques de la part de certains clients concernant des voitures qui faisaient des ratés», insiste ce responsable. D'après lui, «même si nous supposons la non-conformité, celle-ci ne tient pas qu'au carburant». En effet, le transport du carburant peut également être incriminé. Constituant un maillon très important dans la chaîne de distribution, «il n'est pas toujours conforme aux normes de qualité requises», ajoute-t-il.Quoi qu'il en soit, lors de la réunion hebdomadaire du GPM (Groupement pétrolier marocain) qui s'est tenue la semaine dernière, avec la participation du ministère de tutelle d'ailleurs, le problème a bel et bien été évoqué. «Après avoir discuté des différentes origines des anomalies, les opérateurs du secteur ont décidé de multiplier les contrôles et de rassurer le consommateur», note le responsable d'un groupe pétrolier. Et les causes foisonnent privilégiant la thèse du mélange, ainsi que l'avaient reconnu dans notre précédent article certains opérateurs. Idem du côté des pompistes qui ont vécu le problème. Pour la plupart, l'essence serait mélangée soit avec des eaux pluviales, soit avec de l'huile ou encore avec de l'essence ordinaire. Des professionnels, quant à eux, font état d'une essence sans plomb mais à “densité élevée”, dont l'origine proviendrait d'un rajout d'eau. D'autres raisons inavouées cette fois-ci peuvent être à l'origine du problème: la contrebande. Selon un professionnel, ce fléau frapperait de plein fouet le marché des carburants marocain. Et pour cause, la réduction de l'activité du raffineur national aurait poussé certaines sociétés pétrolières à s'approvisionner à l'étranger. Et ce, avec tout ce que cela peut comporter comme risques. Mais même dans ce cas, les services de douane doivent normalement prélever des échantillons sur les carburants importés. «Ces échantillons sont ensuite envoyés aux laboratoires de la direction du Contrôle et de la Normalisation au sein du ministère de l'Energie qui en contrôlent la qualité», explique un responsable de ce Département. Néanmoins, on ne peut pas toujours tout contrôler, et finalement c'est le consommateur qui trinque.Toujours est-il, ce problème continue de diviser les pétroliers nationaux surtout depuis que la presse s'est emparée de l'affaire. Aussi, pour certains d'entre eux, l'urgence est de rassurer les consommateurs sur la qualité du produit des stations-service nationales. Et pour cela, «les contrôles doivent être effectués a priori et plus fréquemment. L'autorité de tutelle ne devrait plus se contenter de sorties spot, mais doit réaliser un travail de fond plus complet», soutient un opérateur mécontent. C'est un secteur dont les professionnels en discorde recherchent encore un modus vivendi. Un éventuel rétablissement des droits de douane sur les importations en serait à l'origine. Dans cet écheveau, quelle est la part de l'attention portée au consommateur final qui, lui, se retrouve aujourd'hui en très mauvaise posture? Naoufal BELGHAZI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc