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Affaires

Samir pas encore prête à la délocalisation

Par L'Economiste | Edition N°:1624 Le 16/10/2003 | Partager

. L'investissement dépasse la capacité financière de la raffinerie. Selon Samir, l'arrêt du processus de mise à niveau impliquerait des perturbations sur des produits pétroliers Délocaliser ou pas la Samir? Après les deux incendies que ce site a connus en moins d'un an(1) (www.leconomiste.com), les pouvoirs publics semblent pencher pour la thèse d'une seconde raffinerie. Le management de Samir préfère, quant à lui, parler de “déconcentration” plutôt que délocalisation. Au lieu d'investir dans l'installation d'un nouveau site, la raffinerie privilégie la modernisation des installations et le développement de l'existant. Des actions ont déjà été entreprises dans ce sens, d'autres sont en cours. Et ce, via le renforcement de la sécurité, la modernisation de la raffinerie (qualité, normes environnementales…).Concernant le projet de délocalisation, une étude a été confiée à un cabinet international. Elle a été diligentée par les pouvoirs publics afin de réduire la concentration des installations pétrolières et la maîtrise des risques. Il en ressort que les conclusions sont favorables à la possibilité de développement d'une seconde raffinerie. Au total, ce sont quelque 9 scénarii de sites qui ont été sélectionnés tels que ceux de Jorf Lasfar, Sidi Kacem, Kénitra, Tanger-Med… Seul celui de Jorf a été retenu. Il est considéré comme l'unique site présentant une alternative valable, compte tenu de sa proximité du centre de consommation, Casablanca. Mais selon Abderrahman Saaïdi, directeur général de Samir, il nécessite encore des investissements importants en termes d'infrastructures de base (pipes, foncier, unités de raffinage, de distillation, utilités…). Mais surtout, “la nécessité d'installer un port pétrolier avant la mise en place de la raffinerie”, précise le directeur général de Samir. Le port actuel de Jorf n'a pas les prescriptions requises d'un port pétrolier, ajoute-t-il. Pour le raffineur, sous réserve de répondre à certaines conditions, la raffinerie de Jorf ne peut être opérationnelle qu'en 2012. Du côté de la raffinerie de Mohammédia, l'investissement du projet d'une raffinerie à Jorf Lasfar est estimé à 1,3 milliard de dollars hors frais financiers, infrastructures, fonds de roulement… “Ce qui dépasse la capacité financière et celle d'endettement de Samir”, précise Saaïdi. Autrement dit, le projet ne peut être pris en charge intégralement par Samir. Cette dernière préfère y jouer un rôle de simple actionnaire minoritaire.Comme argument, la raffinerie de Mohammédia invoque la nécessaire mise à niveau du site pour faire face à la compétition internationale dès 2007. “Faire autre chose serait antiéconomique”, tranche Abderrahman Saaïdi. Pour rappel, à cause des derniers incendies, le processus de mise à niveau et de développement du site accuse un retard d'un an.Selon le management de Samir, en cas d'arrêt du processus de mise à niveau, l'impact se répercutera “sur 800 emplois directs et des milliers d'indirects”. Mais surtout des perturbations en termes d'approvisionnement en gasoil 50 PPM, prévu au Maroc à partir de 2005. A l'international, les prévisions de Samir annoncent une volatilité du marché de ce gasoil en 2005. “Les fluctuations à court terme seraient néfastes pour l'économie en général et potentiellement fatales pour les importateurs”, prévient Abderrahman Saaïdi.S'y ajoute un besoin d'importation de l'essentiel du fuel oil. Sans oublier la réduction du nombre de distributeurs. “Seuls les plus grands seraient en mesure d'importer”, précise Saaïdi. D'où les conséquences macroéconomiques et les besoins en nouvelles infrastructures d'importation pour accueillir près de 6 millions de tonnes par an de produits finis, ajoute le management de Samir. Aussi, au regard de toutes ces prévisions, l'opération de délocalisation semble pour l'instant compromise.Le Conseil d'administration de la raffinerie, réuni le 9 octobre, réitère son attachement au plan de développement et de modernisation des installations de raffinage de la Samir. A rappeler que ce plan a été conçu par les pouvoirs publics afin d'assurer une diversification des ressources. Il prévoit la production par Samir de 80% des besoins du marché. Compte tenu de la situation actuelle, la société de raffinage exige la ratification dans les plus brefs délais de la convention d'investissement avec l'Etat. Et cela en vue de passer à la phase d'exécution des travaux dès début 2004. “Tout retard en ce sens compromettrait le projet”, précise Saaïdi. Pour Samir, la signature de la convention d'investissement avec les autorités publiques devrait donner plus de visibilité au montage financier et à l'attribution du marché. Le plan de développement impliquera, selon Samir, l'entrée en vigueur d'un cadre réglementaire moins défavorable. Ce dernier se traduirait par l'adoption d'une nouvelle formule des prix ainsi que le rétablissement des droits à l'importation.


Droits de douane

Pour la raffinerie de Mohammédia, la suppression des droits de douane appliquée suite à l'incendie du 25 novembre 2002 ne se justifie plus. Cette solution a été appliquée “temporairement durant la période qui a suivi le sinistre pour ne pas pénaliser le marché”. Actuellement, Samir dit avoir reconstitué sa capacité de production à 100%. De ce fait, ajoute-t-on auprès de Samir, la prolongation de cet état de fait ne se justifie plus et le rétablissement des droits de douane s'impose. Autrement dit, la situation actuelle “aligne sur un même plan raffineur et importateur, bien que les deux parties ne contribuent pas de la même manière à la sécurité d'approvisionnement”.Amin RBOUB (1)Les 25 novembre 2002 et 18 septembre 2003.

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