×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    SAM 97: La filière alimentaire se perfectionne

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    La deuxième édition du SAM recueille la satisfaction des professionnels. Professionnalisme, présentation soignée des stands et présence des responsables sur les lieux d'exposition, les opérateurs se sont bien impliqués dans l'opération.


    La seconde édition du SAM, tenue du 12 au 16 mars à l'espace Toro, a attiré beaucoup de monde. Exposants et organisateurs affichent leur satisfaction. Plusieurs participants, à l'exception de rares déçus, déclarent avoir atteint leurs objectifs.
    En cinq jours, la FICOPAM, avec le soutien de la CNCA et de la MAMDA, les deux sponsors officiels, a réussi un tour de force.
    Plus de 6.000 visiteurs ont répondu à l'appel, "deux fois plus que lors de la première édition", selon les organisateurs.
    En outre, la cible du salon a largement été atteinte puisque 2.091 professionnels nationaux se sont déplacés. Il s'agit pour l'essentiel d'industriels, d'agriculteurs, de fournisseurs de matériels, de distributeurs, de grossistes et semi-grossistes et même de jeunes promoteurs. L'ouverture du SAM au grand public durant les deux derniers jours est désormais instituée. "A l'étranger, les salons professionnels sont fermés au consommateur. Notre démarche est différente car le public doit prendre conscience de la qualité de notre production", explique M. Mohamed Chraïbi, président de la FICOPAM, lors de la conférence de presse de clôture du salon. Toutefois, ces produits restent pour la plupart dédiés à l'export bien que les professionnels affirment ne pas négliger le marché local. "La faiblesse du pouvoir d'achat, le coût de l'emballage constituent autant de freins à la banalisation de nos produits", explique un exportateur.

    Renommée à l'étranger

    Le SAM consolide également sa renommée hors des frontières puisqu'il a attiré près de 470 opérateurs étrangers. Parmi les exposants, 25 sociétés étrangères ont occupé 7 stands. Les délégations en provenance d'une vingtaine de pays étaient constituées notamment de groupes d'acheteurs (50%), de fournisseurs de matériels d'équipement (27%), d'intermédiaires et de prestataires de services (17%).
    Outre la France, l'Italie, l'Espagne, la Tunisie et le Portugal, de nouveaux pays, tels la Suisse, l'Autriche ou la Roumanie, ont été représentés. "Pour l'heure, nous ciblons essentiellement les associations professionnelles et les organismes de promotion qui sont aptes à répercuter l'information au niveau de leurs adhérents respectifs", indique M. Chraïbi. Les organisateurs ont en outre programmé une série de réunions de travail entre les fédérations marocaines (pêche, tomates, agrumes et conserves) et la délégation de la Commission Européenne qui a fait le voyage. "L'occasion d'amorcer des contacts directs entre les professionnels et l'UE afin de créer un lobbying et dépasser les inconvénients de la technocratie", ajoute le président de la FICOPAM.

    Par ailleurs, le SAM a attiré de nouvelles branches, notamment celles du matériel d'équipement, de l'aviculture, des engrais, des semences et du phytosanitaire. La présence des institutionnels et de l'Institut Agronomique a été remarquée. A toutefois été relevée l'absence de multinationales et de grands opérateurs tels la CMCP (emballage carton), l'OCE ou Arbor (arboriculture).
    Au total, le SAM a permis des ébauches de partenariat mais aussi facilité la prospection de nouveaux marchés, tant pour les opérateurs marocains que pour les professionnels étrangers. Echanges d'expériences, comparaisons de produits et des prix, discussions autour de nouveaux projets. Le salon donne l'occasion à l'ensemble de la filière de réactiver ses relations à travers le contact direct entre partenaires.
    "Un salon n'est pas le lieu le mieux indiqué pour conclure des contrats fermes mais les résultats peuvent se concrétiser à moyen et long termes", explique un exposant étranger de matériel. Pour l'heure, les organisateurs réfléchissent sur l'évolution du SAM. Trois tendances se dessinent. Soit maintenir l'organisation annuelle du salon pendant au moins les cinq prochaines années le temps d'asseoir sa renommée; soit opter pour la formule du salon bisannuel; soit encore alterner sa tenue au Maroc et à l'étranger. L'idée d'organiser, à l'instar du VETMA, des éditions sur les lieux d'exportation n'est pas à écarter.

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc