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Economie

Salon international de l’Agriculture
La porte ouverte à la rupture agricole

Par L'Economiste | Edition N°:2265 Le 28/04/2006 | Partager

. Les enjeux: Libéralisation tarifaire, transformation et augmentation du rendement. Une agriculture moderne au Salon, une incrédulité de certains «fellahs»«Mais comment se fait-il que ce salon n’ait pas existé jusqu’à présent?!». Une longue semaine (du 20 au 27 avril) de ce Siagrim (Salon international de l’agriculture de Meknès), a été chargée en émotion, en fatigue aussi, en rencontres et en retombées économiques (cf. infra). Et maintenant, se pose la question d’après. Passées la fierté et la surprise de l’évidence, au beau milieu de Sehrij Souani, au Palais royal qui ceinture la ville ismaïlienne, s’est élevé un bijou, tant dans le fond, le contexte que dans la forme. Le Maroc brandit sa vocation agricole face à ses enjeux. Et il se remet en question aussi. Pour la première fois, le Royaume va faire des concessions tarifaires à l’Union européenne sur son marché (les négociations reprendront à Bruxelles début mai). Les transitions décrochées dans l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis sont en réalité des échéances de court terme pour accélérer la mutation agro-rurale (de 15 à 20 ans).De plus, la libéralisation tarifaire est accompagnée de plus en plus de «barrières non-tarifaires»: traçabilités, normes HACCP, Bio terrorisme act, les règles de la Food drug administration. Et à l’autre bout, la situation précaire du «fellah» stagne (1,5 million d’agriculteurs travaillent les cultures céréalières).Le bilan sur les quatre décennies agricoles est comme la croissance: mitigé et non-linéaire. Il y a eu de belles et de mauvaises années agricoles. Mais il n’y a pas eu l’industrialisation qui devait accompagner l’augmentation du rendement. Ensuite, les nouveaux ponts lancés par le discours du Trône en 2004 (cf. L’Economiste du 2 août 2004, www.leconomiste.com) dans lequel le Souverain avait déclaré qu’une nouvelle politique agricole est nécessaire, en référence à la dilution des politiques menées et l’échec (il faut le dire) de l’industrialisation de ce secteur.Plusieurs nouveaux rapports (comme celui sur le développement humain) donnent l’écho à ce ton nouveau. Il faut des ruptures dans la vision de la politique agricole. «Et vite!», disent les engagements du Maroc vis-à-vis de ses partenaires. Transformer les cultures vivrières, rehausser le rendement. C’est l’objectif des politiques de concessions au privé des terres de la Sodea-Sogeta. Il faudra attendre pour voir l’industrialisation prendre forme. Mais pour l’heure, le taux de mécanisation du Maroc est moitié inférieur à la recommandation de l’OMS. Bien qu’au Siagrim, les grosses machines agricoles ont dominé le hall qui leur était dédié. Mais le Maroc a un indice de 0,25 chevaux/ha, alors que la norme internationale fixée par la FAO est de 0,50 chevaux/ha. Près de 40.000 tracteurs sont recensés, alors qu’il en faudrait près de 80.000 (source: recensement général de l’Agriculture). Le Salon a permis, comme l’a dit Laenser (cf.infra), de montrer au petit agriculteur «qu’il est possible d’améliorer sa condition de travail», donc sa productivité. Il est vrai que ce Salon a donné l’image d’une agriculture moderne.Dans la forme, le Siagrim avait tout d’une gageure. D’abord organiser l’évènement en quelques mois, et avoir à gérer les réponses des exposants étrangers (14) en quelques semaines. Ensuite, faire venir les seize régions dans une zone centrale du monde agricole. Des visiteurs venus des douars de la région n’en revenaient pas. «Je ne croyais pas que tout cela existait au Maroc!».


Laenser: «Il reste maintenant à assumer le succès»

Sur l’esplanade qui surplombe Sehrij Souani, les traiteurs ont posé une tente nacrée abritant les visiteurs. Une odeur continue de «choua» (grillades) et de thé hèle les visiteurs fatigués. Une table accueille le ministre de l’Agriculture et son équipe. Mohand Laenser pense, au sixième jour du salon, que «les objectifs assignés à ce Siagrim ont été atteints dans la mesure où S.M le Roi a souhaité un événement consacré à l’agriculture dans toutes ses dimensions et dans une zone agricole». Le choix du lieu est idoine: «Meknès est le centre d’une très grande région agricole qui a permis de recevoir tous les agriculteurs et visiteurs de tous bords», poursuit Laenser. En effet, au 6e jour «l’enthousiasme des exposants et des visiteurs n’a pas baissé. Il reste maintenant à assumer ce succès: la deuxième édition doit être meilleure et je pense que nous avons l’engagement de tout le monde, professionnels, organisateurs, exposants», explique le ministre de l’Agriculture. «Nous voulions que le Marocain connaisse son agriculture, sache que l’agriculture est importante au Maroc et qu’il y a des progrès dans ce secteur. Nous voulions que ce soit un lieu de rencontre entre petits, moyens et grands agriculteurs, cela s’est fait», se réjouit le ministre. Il estime que le Siagrim a permis de dire à certains visiteurs «il n’y a pas de fatalité: il est possible de changer sa condition de travail».«Le Maroc a un indice de 0,25 chevaux/ha, alors que la norme FAO est de 0,50 chevaux/ha. Près de 40.000 tracteurs sont recensés, il en faudrait deux fois plus«Mouna KADIRI

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