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Culture

Salon du livre de Tange: Une femme fait l'événement

Par L'Economiste | Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

. Aujourd'hui, ouverture de la 7e édition du Salon international du livre. Le choix de l'histoire n'est pas fortuit. C'est un thème qui coïncide avec les préoccupations actuellesFemme de lettres et de culture, la commissaire de la prestigieuse manifestation littéraire Salon du livre de Tanger, Nicole de Pontcharra, a passé une grande partie de son enfance à Marrakech. Esprit curieux de tout, et ouvert à tous, Nicole de Pontcharra, citoyenne du monde de par ses origines, a été chargée de plusieurs manifestations culturelles très proches du monde et de la culture arabes. Poète et artiste dans l'âme, Nicole a initié en 1984 la première grande exposition collective de peinture marocaine contemporaine en France, et dirigé en 1999 le spécial numéro de la Revue noire consacré au Maroc, ainsi que l'ouvrage “Le Maroc en mouvement avec Maâti Kabal” paru chez Maisonneuve et Larose. Deux ouvrages qui font, avec beaucoup de précision, le point sur la situation de l'art marocain. Pour elle, le salon est une grande réalisation pour le Maroc, sauf que le mot salon semble quelque peu la déranger. «Le mot salon me gêne un peu même si nous l'avons gardé, pérennisant ainsi une formulation un peu réductrice par rapport à la densité des rencontres littéraires. Surtout que la vocation première du salon est de soutenir l'émergence du livre et l'action des auteurs, des éditeurs et des libraires». . Importance de l'implicationEn favorisant la rencontre entre ceux qui font que l'oeuvre existe et circule, le salon participe à la vie de l'écriture et à la visibilité des écrivains. Cette impulsion est indispensable au développement de la culture et de la création. Il est vrai qu'organiser un salon est un exercice pénible, vu la complexité de la gestion de différentes parties, mais l'implication de plusieurs acteurs a participé amplement à la réussite de cette grande fête. Le salon c'est aussi une chaîne. Cela veut dire que s'il y a un maillon qui dysfonctionne, la chaîne s'arrête. Cette année, le salon montre une volonté ferme d'aller à la rencontre des publics, en particulier le public étudiant. Les éditeurs français sont aussi fortement ciblés. «Nous nous y employons. C'est un énorme travail, à long terme si l'on veut faire connaître la littérature de langue arabe et inciter à la traduire, la littérature de langue française et favoriser les coéditions entre la France et le Maroc». . MessagesLes messages véhiculés par le salon sont assez clairs. Quand on regarde le programme, on saisit que tout l'intérêt est axé sur les problématiques fondamentales liées à la création, à la culture et l'humanisme. Clarifier l'histoire concerne tous les peuples de la planète d'où l'appel à des historiens, romanciers, essayistes d'Europe et du monde arabe afin que leurs réflexions, s'appuyant sur l'analyse de l'histoire collective ou individuelle, apportent de la lumière, élargissent notre connaissance des hommes et des faits. Ce qui se dit est important, ce qui s'écrit l'est également. La rencontre entre les personnes est fondamentale, elle permet de vivre l'échange, d'approfondir les affinités, de dissiper les malentendus. «Ce salon n'est pas une panacée contre le mensonge, le racisme, la violence, les inégalités. Restons modestes, néanmoins c'est un effort démontré pour maintenir vivantes les voix de la sensibilité, de la clairvoyance qui parlent d'un destin moins amer pour l'homme et la femme, de la foi dans l'acte de création qui transcende mal et médiocrité, et parfois enchante». L'esprit, l'âme, toutes ces choses dont il n'est pas de bon usage de parler aujourd'hui, pour lesquelles on a fait boire la ciguë à tant de Socrate de par le monde se dissimulent entre les lignes. Dire la poésie, dans des langues multiples, l'arabe, le français, l'espagnol, le portugais, le bosniaque, chanter et jouer les musiques mêlées, séfarades, chrétiennes, arabo-andalouses, n'est-ce pas un message à la fois de paix convoitée et de beauté indispensable à la vie. Ce n'est pas un hasard si l'on présente le livre écrit par une toute jeune fille, Samia Benatya et illustré par Mohcine Drissi, sur l'arrêt de la guerre en Palestine. Si l'on présente à la Galerie Delacroix les livres et les peintures d'artistes qui ont travaillé ensemble à la réalisation d'oeuvres qui sont autant de signes de la quête existentielle.Que dire de plus, sinon que le salon apporte ainsi une petite pierre à la construction de la voie royale de l'espoir dans des sociétés plus humaines où le rêve et la vie se côtoient. Hayat KARIM ALLAH

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