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Politique

Salafia Jihadia: Fikri sermonne son avocat

Par L'Economiste | Edition N°:1555 Le 07/07/2003 | Partager

. A la défense qui a requis une expertise psychiatrique, il lance «ittaki Allah«. Les audiences du vendredi 4 juillet se sont terminées à minuit: Reprise aujourd'huiLa Justice entend imprégner un rythme accéléré à l'affaire de la Salafia Jihadia. Ainsi, loin des précédentes audiences brèves (les 25 juin et 2 juillet), l'affaire de ce groupe présumé intégriste a réellement commencé vendredi 4 juillet 2003 avec deux audiences qui ont duré au-delà de minuit. La défense a été invitée, dans la matinée, à formuler ses «demandes préliminaires«. Celles-ci consistaient dans la séparation des dossiers de certains accusés de celui de Youssef Fikri, «l'émir du sang« dont le groupe porte le nom. La défense a aussi requis la convocation de témoins et d'experts en théologie. La cour a ainsi refusé de citer à comparaître les témoins dits oculaires des arrestations, les agents de police ayant auditionné les accusés ainsi que les experts en théologie. L'avocat de Youssef Fikri a, pour sa part, demandé une expertise psychiatrique pour son client. Et là, coup de théâtre, Youssef Fikri lance «ittaki Allah« (tdlr: crains Dieu) à sa défense, commise d'office, chose qui a été traduite par des personnes parmi l'assistance comme un rejet de la requête. Après un break ordonné par la cour, le procès a repris dans l'après-midi du jour même avec les auditions des prévenus. Auparavant, les requêtes de formes de la défense ont connu le même sort que celles de la matinée, à savoir le rejet de la cour. Elles portaient sur de supposés mauvais traitements et tortures subies par leurs clients ainsi que la falsification des PV d'audition par la police. Youssef Fikri a été le premier auditionné par le juge Tolfi. Il a commencé par nier le meurtre de son oncle ainsi que toute complicité avec le dénommé «Mandour« (cf. infra). L'émir du sang s'est livré à un long monologue, à peine coupé par des rappels à l'ordre du juge Tolfi, qu'il a démarré avec son autobiographie (collégien, menuisier puis activiste dans la Jamâa Tabligh). Il a aussi raconté avec sérénité et dans le menu détail des crimes qu'il «assume par conviction«. Le ton de Fikri était manifestement plein d'assurance, répondant du tac au tac au juge avant de faire état d'une fatigue qui ne lui «permettait plus de rester concentré«. Pour sa part, l'interrogatoire de «Mandour« a été bref, à peine a-t-il nié tout lien avec Fikri et toute complicité dans le meurtre de son oncle. Enfin, Mohamed Damir, un autre présumé émir du sang, a été le dernier à être auditionné. Damir est célèbre pour son arrestation hollywoodienne marquée par un accrochage avec la police, huit balles dans le corps et un vol plané par la fenêtre de sa maison de Sidi Moumen. Le prévenu a rejeté la thèse policière de son arrestation qui lui attribue des violences sur l'un des agents (il est entraîneur en arts martiaux). Concernant les crimes qui lui sont reprochés, Damir a reconnu beaucoup d'actes de violence qui vont dans le sens de la «Daâwa«, mais a nié avoir eu connaissance des actes criminels de la cellule de Fikri qu'il a dit avoir connu brièvement à Nador à travers un ami commun. Vers 00h30, Damir fera à son tour valoir la fatigue. Aussitôt, l'affaire a été renvoyée par la cour. La suite des auditions est prévue aujourd'hui lundi 7 juillet 2003 à neuf heures. C'est-à-dire au même moment où le procès d'un nouveau groupe de cinq personnes, présumées de la Salafia Jihadia, sera ouvert. Adil HMAITY

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