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Sajid chez les centraliens

Par L'Economiste | Edition N°:2315 Le 10/07/2006 | Partager

. Une conférence animée par le maire de Casablanca. Grands projets, problèmes et défis de la métropole C’EST devant une audience très «spéciale» que Mohamed Sajid, maire de Casablanca, a présenté la ville qu’il dirige depuis près de cinq ans maintenant. L’Association des centraliens marocains, présidée par Saïd Ibrahimi, trésorier général du Royaume, a en effet invité le maire pour un exposé détaillé sur le Casablanca d’aujourd’hui, ses problèmes et ses défis les plus immédiats. Celui-ci s’est livré à l’exercice pendant près de trois heures vendredi dernier, revenant sur les grands chantiers entamés dans la capitale économique. Il s’agit principalement des projets du réaménagement du littoral, de la Marina, de l’urbanisation du site de l’ancien aéroport d’Anfa et du plan de déplacement urbain dans son volet transport collectif (cf. www.leconomiste.com).Les problèmes quotidiens des Casablancais ont, pour leur part, été largement abordés par le maire: transport, pollution, faiblesse des infrastructures culturelles et de loisir… «Des secteurs sur lesquels se penche la commune en priorité», rassure le président de la ville. Il n’a pas manqué à l’occasion d’annoncer les premières lignes du projet de tramway prévu pour 2008 ou encore la création prochaine d’un théâtre en plein centre-ville.Mais c’est la question de la bonne gouvernance qui s’est taillée la part du lion dans le débat. Pour Sajid, la gestion harmonieuse de la ville est parfois entravée par un problème structurel. Les plans d’aménagement sont, en effet, souvent contrariés par l’intervention d’autres acteurs qui agissent sans consultations avec les services communaux: Maroc Telecom dans l’installation des cabines téléphonique publiques, l’Odep (Office d’exploitation des ports) dans l’entreprise de travaux sur le littoral, l’ONCF (Office national des chemins de fer) dans le réaménagement de ses gares…, dira-t-il. «Les intervenants n’ont pas eu l’habitude d’avoir un interlocuteur pour ce genre d’actions et c’est à la ville de les réintégrer dans cette culture de concertation», indique le maire. Selon lui, le repositionnement de la commune dans son rôle figure d’ailleurs parmi les principaux défis. Un autre tout aussi important concerne, par ailleurs, la gestion des ressources humaines. Pour le maire, la ville continue d’adopter un système de rémunération archaïque: 60% du budget communal sont rognés par les salaires et il est grand temps, selon lui, de repenser cette politique.


Vivre avec les bidonvilles

«LA problématique des bidonvilles devrait être approchée autrement». Mohamed Sajid a clairement signifié lors de la conférence que la politique acharnée de lutte contre l’habitat insalubre n’est pas forcément la solution. Il explique que plusieurs projets de relogement ont été menés dans la ville sans pour autant limiter le phénomène. «Ils ont au contraire eu un effet pervers, celui d’encourager de nouvelles familles à s’installer dans les bidonvilles dans l’espoir de bénéficier des opérations de relogement», indique Sajid.«Peut-être devrions-nous accepter l’existence de ces zones à Casablanca, comme c’est le cas dans la majorité des métropoles mondiales et repenser l’habitat dans une approche plus globale».Ichrak MOUBSIT

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