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Politique

Sahara: Le Maroc se mobilise

Par L'Economiste | Edition N°:1630 Le 24/10/2003 | Partager

. Des contacts avec des capitales du Conseil de sécurité sont lancés. Une délégation ministérielle s'était rendue en septembre à Huston pour rencontrer James BakerLa dernière sortie de Kofi Annan est considérée comme une provocation. La classe politique s'est indignée de cette tournure que prend l'affaire du Sahara marocain. Déjà, le gouvernement a déploré l'interprétation “erronée” faite par le secrétaire général des Nations unies de la dernière résolution 1495 du Conseil de sécurité adoptée le 30 juillet dernier. Annan demande au Maroc de s'engager concrètement pour la mise en œuvre du plan présenté par son envoyé spécial James Baker. Pour le Maroc, c'est une véritable marche arrière par rapport à la solution retenue qui conditionne l'appui du Conseil de sécurité à la feuille de route de Baker par l'accord des parties. Dans cette affaire, Baker ne prend pas en compte la position marocaine pour une solution politique. C'est à partir de lundi prochain que les membres du Conseil commencent à discuter le rapport. En attendant, la mobilisation bat son plein.Le Souverain a donné ses instructions pour que l'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Mohamed Bennouna, adresse une lettre au Conseil de sécurité et à tous les membres des Nations unies. C'est chose faite. Dans ce document, le diplomate démontre que le secrétaire général s'est éloigné de sa neutralité et de son objectivité en donnant une interprétation erronée de la résolution de juillet dernier. Il est surprenant qu'on demande au Maroc de commencer à appliquer le plan alors que les négociations entre les parties n'ont pas pris fin. Pis, elles n'ont même pas commencé. D'ailleurs, c'est après avoir constaté l'immobilisme de Baker, suite à la résolution du 30 juillet qu'une délégation ministérielle s'est rendue le 16 septembre à Huston pour rencontrer l'envoyé spécial. Ce dernier n'a pas pris en considération les propositions marocaines. Les contacts avec les capitales, membres du Conseil, sont lancés. Objectif: les sensibiliser à la nécessité d'assumer leur responsabilité par rapport à ce glissement dangereux de Annan qui n'est pas bon pour la stabilité et la sécurité dans la région. Les premières réactions de cette campagne de sensibilisation abondent dans le sens de la position du Maroc, confie une source du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Ainsi, on peut aisément compter sur la France, la Russie et la Chine pour faire valoir la position marocaine qui se base sur la résolution du Conseil de sécurité de juillet dernier. Il est à rappeler un fait important que dans ce dossier, Baker n'a pas fait preuve de neutralité, particulièrement sur l'obligation faite aux parties de se soumettre à la solution retenue. Pourquoi alors le premier choix de Baker, que le Maroc avait accepté, ne comporte pas une clause d'obligation? Cela montre qu'on est sur un terrain où le lobbying joue à fonds. D'ailleurs, on est en droit de s'interroger sur les initiatives marocaines sur ce dossier avant et surtout après le 30 juillet. Il est apparu que le travail des associations et des partis politiques produit son effet à l'étranger. D'ailleurs, un collectif composé d'ex-dirigeants du polisario et de sahraouis ex-prisonniers de Tindouf s'est déplacé dans les capitales européennes pour expliquer les positions marocaines sur ce dossier sensible. Les partis politiques, qui avaient remis une liste à Abdelaziz Méziane Belfkih, conseiller de SM le Roi, comprenant les membres susceptibles d'effectuer des déplacements à l'étranger pour expliquer les fondements de la position marocaine sur la question des provinces du sud, doivent se secouer. Car, publier des communiqués est bon mais reste insuffisant. Il faut faire du terrain.En tout cas, il est un fait nouveau qui caractérise ce dossier : les pays prennent de plus en plus conscience que cette question se résume à un problème entre l'Algérie et le Maroc.Mohamed CHAOUI

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