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Politique

Sahara : L'Algérie rejette les propos du général Nezzar

Par L'Economiste | Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

. Le gouvernement de Bouteflika a fait une mise au point pour défendre sa position officielle. Pour Alger, la question du Sahara est un problème de “décolonisation” et non entre l'Algérie et le MarocLa sortie médiatique du général algérien à la retraite Khaled Nezzar continue de faire du bruit. Ses déclarations ont fait réagir le gouvernement algérien. Dimanche dernier, il est sorti de son mutisme à travers une mise au point. La porte-parole du gouvernement algérien, Khalida Toumi, a précisé que la position de l'Algérie est «claire et constante«. S'exprimant à l'issue d'un Conseil des Ministres, Toumi a indiqué qu'Alger reste «attachée au principe de l'autodétermination du peuple sahraoui«.Dans ses déclarations, le général Nezzar se disait favorable à une solution du conflit sahraoui «sans vainqueur ni vaincu«. Bien que cet ancien ministre de la Défense ait pris la précaution de préciser qu'il s'exprimait en son nom personnel, les observateurs avaient interprété sa sortie médiatique comme étant celle de l'armée algérienne, dont il reste une des figures emblématiques. En effet, les déclarations de Khaled Nezzar, ancien membre du Haut Comité d'Etat (HCE), ont été considérées comme surprenantes du côté marocain. Car, c'est la première fois qu'un haut responsable algérien tient un tel discours sur la question du Sahara qui envenime les relations entre l'Algérie et le Maroc. Par ailleurs, quelques organes de presse algériens ont été furieux face à l'attitude du général Nezzar qui n'occupe plus aucune fonction officielle. Ils ont qualifié ses propos de «lâchage algérien au Polisario« (cf. leconomiste.com).Poussant loin sa mise au point, Khalida Toumi a observé que «la question du Sahara est un problème de décolonisation« et «non entre l'Algérie et le Maroc«. Elle rappelait ainsi le message adressé, il y a quelques jours, par le Président Abdelaziz Bouteflika à son homologue français Jacques Chirac.A noter que lors de sa dernière visite en Algérie, Jacques Chirac a précisé que la France “souhaite naturellement que les difficultés soient apaisées” entre l'Algérie et le Maroc. Sur le conflit du Sahara, Chirac a rappelé que “le problème concerne les deux pays” et que c'est aux Nations unies et à son représentant, James Baker, de le résoudre.Les réponses des pays concernés par le conflit à la proposition de James Baker commencent à tomber, le dead-line étant fixé à la fin mars. Dans son édition de dimanche, «Le Quotidien d'Oran« a précisé que l'Algérie vient de remettre au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, son commentaire sur les nouvelles propositions. Celles-ci prévoient le maintien de la souveraineté marocaine en contrepartie d'une large décentralisation qui devrait ensuite être avalisée par un référendum. Du côté marocain, rien ne filtre encore. Les partis politiques, sollicités, avaient rejeté la proposition. Rappelons que le Polisario avait refusé le plan onusien quelques semaines après sa présentation aux parties concernées.Nadia DREF

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