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Russie/Géorgie: Moscou reprend le contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

. Occupation, milliers de blessés… Un lourd bilan pour la Géorgie«LES troupes russes ont commencé leur retrait et des forces de maintien de la paix sont en train d’arriver», a assuré le général Viatcheslav Borissov, sans préciser si ces mouvements concernaient la Géorgie dans son ensemble ou seulement la région de Gori.Cette ville, non loin de la province séparatiste d’Ossétie du Sud, est un noeud stratégique reliant l’est et l’ouest de la Géorgie. Elle est occupée par les troupes russes depuis leur entrée sur le territoire géorgien. Le bilan du conflit armé avec la Russie est lourd pour la Géorgie, s’accordent à penser plusieurs analystes. La décision du président Mikheïl Saakachvili d’envoyer des troupes en Ossétie du Sud a non seulement plongé le pays dans une crise profonde, mais l’a aussi privé de têtes de pont dans ce territoire séparatiste, comme dans l’autre enclave rebelle pro-russe d’Abkhazie.Elle a même pu faire disparaître tout espoir de Tbilissi de reprendre un jour le contrôle de l’ensemble du territoire national.«Personne n’a pensé que cela pourrait aller si loin», déclare Tornike Charachenidzé, un analyste politique indépendant de Tbilissi. «Personne ne s’attendait à ce qu’ils (les Russes) bombardent des objectifs à travers la Géorgie et occupent la moitié du pays».Il n’était toujours pas clair en fin de semaine quels territoires la Géorgie allait perdre, alors que les soldats russes contrôlaient des pans entiers du pays en dépit du cessez-le-feu signé samedi par Moscou.«En fait, la Géorgie a été forcée d’accepter un accord qui n’est qu’une esquisse de cessez-le-feu», explique Svante Cornell, directeur adjoint de l’Institut de l’Asie centrale et du Caucase de Stockholm.«Clairement, les Russes considèrent que le cessez-le-feu leur donne le droit d’aller partout et de détruire les infrastructures géorgiennes», affirme-t-il.Le président Saakachvili était apparu visiblement ébranlé lors d’une conférence de presse avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice. Samedi dernier, son Premier ministre, Lado Gourguenidzé, a déclaré que Tbilissi avait signé l’accord sous la contrainte.«La paix a été signée sur fond de catastrophe humanitaire de plus en plus grave dans notre pays», a-t-il dit. «Ce n’est qu’un premier pas sur un long et difficile chemin de la paix».Même si la Russie retire complètement ses forces de tout le territoire à l’exception de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, la Géorgie perd ses têtes de pont dans les deux territoires, des villages géorgiens dans le premier et la zone stratégique des gorges de Kodori, qu’elle a reprise en 2006, dans le second.Synthèse L’Economiste

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