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Economie Internationale

Russie: Les mères de soldats sur le front caucasien

Par L'Economiste | Edition N°:613 Le 11/10/1999 | Partager


· Des parents aident leurs enfants à déserter

Des mères de jeunes appelés, ignorant le sort de leurs fils, partent régulièrement pour le Caucase afin d'avoir des nouvelles. Elles cherchent surtout à éviter l'envoi de jeunes gens en Tchétchénie où l'armée russe a lancé une opération terrestre.
Plusieurs femmes se sont déjà rendues ces derniers jours en Ossétie du Nord, au Daguestan et en Ingouchie, républiques russes frontalières de la Tchétchénie indépendantiste. Elles parcourent tout ce chemin pour voir leurs fils et tenter de les récupérer, selon l'Association des mères de soldats.
Sur place, les mères essaient de convaincre les commandants de transférer leurs fils dans d'autres unités éloignées du Caucase, en présentant des certificats médicaux ou en proposant des pots-de-vin. Pour la seule région de Moscou, 50 jeunes soldats affectés dans le Caucase ont regagné leurs casernes ces dernières semaines, se félicite Maria Fedoulova, une responsable de l'Association. Certaines aident même leurs fils à déserter.
"Les mères sont prêtes à tout pour que leurs fils restent vivants", s'exclame Valentina Melnikova, présidente de l'Association des mères de soldats à Moscou. Elle s'appuie sur la note signée par le Président russe Boris Eltsine le 16 septembre dernier interdisant d'envoyer dans les points chauds des conscrits qui ont fait moins d'un an de service militaire. Mais ce décret n'est pas respecté, selon les mères des soldats. Un jeune a été envoyé à Mozdok dimanche dernier. Il n'est pas novice, mais son entraînement laisse à désirer, selon sa mère: "Il faut nourrir, habiller et entraîner les soldats avant de les envoyer au combat", dit-elle.
Une autre mère d'un soldat de 18 ans rejette toute motivation patriotique et ne veut pas que son fils "devienne de la chair à canon dans une guerre civile", contre la République de Tchétchénie toujours considérée par les autorités russes comme une partie de leur territoire.
L'Association des mères de soldats aide, entre autres, les soldats qui ont été "kidnappés" par leurs parents ou qui ont déserté à éviter les poursuites judiciaires.

Hicham RAIQ (AFP)

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