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    Affaires

    Rush sur l’emprunt obligataire

    Par L'Economiste | Edition N°:2925 Le 22/12/2008 | Partager

    • En 2 mois, le marché a connu près d’une dizaine d’émissions Le recours à la dette obligataire se multiplie ces derniers temps. En l’espace de 2 mois, pas moins de 8 sociétés cotées ont recouru à la «générosité» des institutionnels. A aujourd’hui, ce sont plus de 6,5 milliards de DH qui ont été ramassés avec succès sur le marché boursier. Le reste à récolter se chiffre à 5 milliards de DH. Une partie sera destinée à la BCP (3 milliards) qui envisage, selon nos informations, «d’améliorer sa liquidité pour accompagner les crédits à l’économie». La seconde partie est composée de deux émissions successives validées vendredi dernier. Il s’agit de SNI et Samir qui demandent 1,2 milliard pour la première et 800 millions pour la seconde. Dans les deux cas, il s’agit d’émission divisible en tranches cotées et non cotées. Pour SNI, il est question d’un plafond de 12.000 obligations de 100.000 DH pour les 2 tranches. Portant une maturité de 5 ans, l’emprunt est soumis à un taux de 5,20% dont un spread (prime de risque) de 95 points de base. L’ouverture de la période de souscription débute le 25 décembre pour s’étaler sur 2 jours. Avec cette opération, SNI entend financer l’acquisition de Somed, celle de CBAO et le rachat des titres AWB. Pour Samir, l’objectif est de financer le dépassement du budget d’investissement pour la modernisation de la raffinerie de Mohammadia, en proposant 8.000 obligations à 100.000 DH. Elles seront soumises à un taux de 4,40% majoré d’une prime de risque de 150 points de base et portent une maturité de 7 ans. Les souscriptions sont prévues aux mêmes dates que celles de la SNI. Quels sont les enjeux derrière ce fort engouement pour recourir à l’épargne publique institutionnelle en cette fin d’année? On y a recours car c’est la ressource la moins chère actuellement. «Mais attention, il ne faut pas essouffler les institutionnels qui semblent sur-sollicités», avertit un analyste. Les motivations des uns ne sont pas forcément celles des autres. BMCE, qui avait ouvert le bal, y a recours pour renforcer ces fonds propres de premier niveau et ce pour se conformer aux exigences de Bank Al-Maghrib, d’augmenter le ratio de solvabilité à 10% en 2009. Même constat pour le Crédit du Maroc qui a levé plus de1 milliard pour consolider ses ressources propres. Pour Attijariwafa bank, les impératifs sont inhérents au projet de croissance du groupe. A travers les 2 milliards empruntés, la banque entend financer ses récentes acquisitions africaines (Crédit Agricole). Elle sera épaulée par ses partenaires, ONA qui a, pour sa part, bouclé l’emprunt de 1 milliard de DH qu’elle avait lancé. AWB pourra également compter sur le soutien de SNI. Même schéma pour Holcim qui a levé des fonds pour subvenir aux coûts de croissance de ses activités. Pour ce qui est du montage financier des différentes émissions, les caractéristiques sont toutes similaires, à quelques exceptions. Celles des taux, de la prime de risque et des maturités. Concernant le spread, il est déterminé en fonction de la signature de la dette (la société émettrice), à savoir de sa position sur le marché et de son poids. C’est ce qui explique la différence entre l’émission de SNI et celle de la Samir.


    Comportement

    Les cours en Bourse de ces valeurs enregistrent des évolutions mitigées pour cette fin de semaine. BMCE, AWB, ONA et SNI sont tous sur un trend haussier. Leurs progressions se situent entre 0,12% à 1.620 DH pour SNI et 2,80% à 257 DH pour BMCE en passant par 0,55% à 265,10 DH pour AWB et 1,56% à 1.300 DH pour ONA. Les autres valeurs subissent des contre-performances. CDM enregistre la plus forte baisse (-4,22%) à 795 DH, suivie de Holcim qui perd 1,43% à 1.660 DH. Samir recule à son tour de 0,93% à 642 DH. M. A. B.

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