×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

«Rotation» dans l'ONA
Supprimer les interactions handicapantes
Entretien avec Bassim Jaï Hokimi

Par L'Economiste | Edition N°:1610 Le 26/09/2003 | Partager

. L'Economiste: Qu'êtes-vous en train de faire avec ces achats et ventes de titres à l'intérieur du groupe et avec votre actionnaire de référence?- Bassim Jaï Hokimi: Ce n'est ni l'ONA qui absorbe la SNI, ni la SNI qui absorbe l'ONA. Il faudra vous habituer à la décorrélation entre les rumeurs et les décisions réellement prises! L'opération que nous sommes en train de faire est une rotation de participations entre Siger-Régis, notre actionnaire de référence, la SNI et l'ONA. La SNI devient le premier actionnaire de l'ONA, à hauteur de 30%. Siger-Régis reste pour 5% dans l'ONA, ce qui, à mon sens, est un message de confiance. Mais au-delà des détails pratiques de l'opération, c'est le désendettement, formé notamment à l'occasion de l'acquisition de la SNI, de l'ONA qui compte. Dans nos ambitions de développement, nous étions handicapés par cet endettement, alors que la SNI et d'autres de nos filiales ont des excédents. La situation n'était pas efficiente: nous payions l'année dernière plus d'intérêts financiers que de dividendes.. Cela permet aussi de faire une économie fiscale et de remettre de l'ordre dans les survaleurs?- Effectivement. Notre structure financière initiale nous amenait, fiscaliser des excédents chez la SNI, suite à la cession des brasseries notamment, tandis que chez l'ONA, notre type d'endettement ne nous permettait pas d'optimiser notre position fiscale. Quant aux survaleurs, nous avions fait l'année dernière une analyse, filiale par filiale, qui montrait que la contrepartie de notre surendettement de la holding était ces survaleurs. L'opération que nous faisons aujourd'hui absorbe l'essentiel de ces survaleurs. Il en reste notamment sur Axa Assurances Maroc, Bimo et certainement sur d'autres valeurs, spécialement dans le secteur financier. Nous gagnons aussi sur les limites de l'autocontrôle. Nous étions pratiquement au plafond, or quand il y avait des cours qui rendaient l'achat intéressant, nous ne pouvions pas le faire. La SNI a maintenant une capacité à saisir des opportunités. La rotation des participations débloque des interactions qui gênaient un peu la marche du groupe, que se soit à travers l'endettement mutuel ou l'autocontrôle mutuel.. Pour la vie du groupe, que signifie cette rotation de participations?- Il y a effectivement une philosophie, celle de donner aux filiales les moyens de leurs ambitions. D'abord, avec une holding désendettée, elles conserveront davantage leur trésorerie, donc de leur autonomie de gestion. Ensuite, c'est la poursuite de la réforme vers une gestion, plus autonome, plus proche du terrain, conduite par les filiales elles-mêmes. Nous tenons à ce que les filiales soient responsables, car nous avons besoin que les ces dernières soient réactives, qu'elles n'attendent pas les décisions de la holding pour faire face aux changements sur leurs marché.


De Siger à Ergis

Siger était la holding où étaient déposées les participations de la Famille Royale au temps de Feu Hassan II. Elle a été transformée en Ergis, un anagramme de Siger, et a été conservée en tant que telle tandis que parallèlement, une autre Regis a été créée. En latin regis, qui a donné Siger, signifie Roi.Propos recueillis par Bouchaïb EL YAFI & Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc