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Réveillons " cinq étoiles " sur fond de crise

Par L'Economiste | Edition N°:109 Le 23/12/1993 | Partager

Les fêtes de fin d'année sont préparées sur fond de récession économique. Les prix des produits hôteliers n'ont pratiquement pas subi de hausse.

Tous les grands hôtels de Casablanca sont prêts. Les efforts sont axés sur la nuit du 31 décembre où le taux de remplissage oscille entre 60 et 100%.

Durant la semaine des préparatifs, il est néanmoins constaté peu d'enthousiasme chez certains hôteliers. Ce sentiment est dû à des taux d'occupation légèrement inférieurs à ceux de l'an passé pour ce qui est de la clientèle étrangère. D'une manière générale le client persiste à se décider à la dernière minute.

Le Holliday Inn, avec un taux d'occupation à 50% au 21 décembre, laisse cette impression. Avec un remplissage de 70% l'an dernier (grâce à un groupe d'Américains arrivés le 24), l'hôtel avait mis au point des formules plus dynamiques. D'ailleurs, l'établissement avait ouvert et animé ses quatre points de restauration. Cette année, l'hôtel ne prévoit que 150/200 couverts et en tenant compte de la clientèle "derniers sortants", fait remarquer la direction de la restauration. Le dîner "Saint-Sylvestre", menu et boisson, sera servi à 950DH. Le champagne est à régler en sus. Seule la salle de banquets (220 couverts) sera utilisée cette année. L'animation sera assurée par l'orchestre habituel de l'hôtel. Au 21 décembre, les confirmations de la centaine de réservations pour la nuit du 25 n'avaient pas été faites. D'ailleurs, le concept de "derniers sortants " s'accompagnera d'une communication promotionnelle tardive. La direction restauration indique que l'opération de promotion débutera 4 jours avant le réveillon.

Package fin d'année

Un autre établissement reconnaît avoir mené relativement tard sa campagne publicitaire sur l'étranger. C'est le Royal Mansour qui, au 21 décembre, n'atteignait que 30% de sa capacité. Taux inférieur à la moyenne enregistrée par les autres cinq étoiles (autour de 40/50%). L'établissement démarrait sa campagne promotionnelle à l'étranger en avril. Cette année, elle n'a été lancée qu'en octobre.

Côté animation, la clientèle du Royal Mansour achèvera l'année 1993 aux "Rythmes d'Afrique" avec une troupe de danseuses sénégalaises. Le buffet "fruits de mer" est compris dans les 1.500DH (prix de la participation par personne).

Pour la clientèle locale, le Royal Mansour a mis au point un "package fin d'année". Il comprend la chambre, le dîner Saint-Sylvestre et le petit-déjeuner du Jour de l'an. Le prix hors-taxe du package est de 1.950DH par personne en chambre double et de 2.200DH en single. Quant à la nuit du 1er janvier, la chambre avec petit déjeuner est à 900DH (double) et à 700DH (single). Font partie du package, mais à titre gracieux, le hammam et le sauna.

L'hôtel Sheraton propose le réveillon "Saint-Sylvestre" à 1.994DH (dîner, chambre et petit déjeuner), soit 1DH de plus que l'an passé où le prix était de 1.993DH.

Le Safir a mis au point un programme de 3 soirées, mais les prix ont été revus à la baisse. Les 1.300DH, minimum pratiqué l'année passée, sont devenus le prix plafond cette année. Ainsi, les soirées "espagnole" et "libanaise" sont toutes deux proposées à 1.300DH, la soirée "internationale" à 1.200DH. La nuit à l'hôtel est proposée pour un supplément de 182DH.

Thème "Nuit Blanche"

Le Méridien Riad Salam introduit deux nouveautés cette année. Le produit "Réveillon de Noël" avec buffet dansant constitue un premier essai, indique le département commercial de l'hôtel. II est proposé à 350DH TTC, et gratuit pour les enfants de moins de dix ans. Le réveillon de fin d'année avec buffet "prestige" est à 900DH.

Le second produit introduit cette année est "Brunch sur Jazz": pour 275DH, le client déjeune les lendemains des fêtes de Noël et de fin d'année.

Le Hyatt Regency a placé des produits "Réveillon du 31 décembre" à tous les points de vente. A commencer par le "Bar Casablanca" où le client compose à sa guise son dîner dansant. A "Dar Beida", l'animation avec orchestre, danseuse, chanteuse et le dîner traditionnel marocain sont à 1.200DH TTC. Au "Wong kung", le dîner de Gala (cuisine chinoise) est à 600DH TTC. Au "Golden Gates", spécial Noël et Jour de l'an sont proposés. Le 24 décembre, le dîner traditionnel est servi à 320DH TTC avec animation par un duo jazz. Le Brunch de Noël est proposé à 250DH TTC. Le même prix est appliqué au Brunch du premier janvier qui comporte aussi l'animation par un duo jazz. Le dancing "Black House", contrairement à l'an passé, est doté d'un programme à 1.800DH TTC (avec 1/2 champagne). Enfin, le package confectionné pour le "Forum" à 1.500DH TTC se passera sous le thème "Nuit Blanche".

Globalement, les packages mis au point par les cinq étoiles de Casablanca se caractérisent par des prix pratiquement inchangés par rapport à ceux de l'an passé.

Naïma HADER

L'hôtellerie en fin d'année

Euphorie au Sud, calme au Nord

A partir de Noël et pendant une semaine, les hôtels du Sud verront leur taux d'occupation monter en flèche. Au Nord rien ne va plus... depuis un certain temps.

C'est la remontée des taux d'occupation pendant la dernière semaine de décembre dans les hôtels. Du moins dans les régions à saisonnalité en "dents de scie", comme disent les professionnels. Les hôteliers heureux sont ceux des destinations classiques: Marrakech, Agadir et le Sud en général. Un sondage, réalisé auprès des grands hôtels, permet de dégager les principales tendances au Nord, au Sud et dans l'Oriental. Les hôteliers optimistes sont à Marrakech, Agadir, Ouarzazate...

Ceux de Casablanca sont affairés à la préparation des nuits des 25 et 31 décembre. Mis à part le Royal Mansour qui marque un taux d'occupation de 30% le 21 décembre, les autres se maintiennent autour de 45 et 50%. C'est actuellement le cas du Sheraton, dont le taux cumulé du mois est de 77% au 21 décembre. Le Riad Salam affichera en moyenne 42% d'ici la fin de l'année.

Semaine critique

L'hôtel Safir indique que son taux de remplissage moyen est de 60% et ajoute qu'il en sera ainsi jusqu'à la fin de l'année.
Le Hyatt Regency précise pour sa part que jusqu'au 25 le taux de remplissage se stabilisera autour de 55%. Après cette date, les taux annoncés grimperont à 90 et 100%.
A Mohammédia, l'hôtel Samir indique que son taux de remplissage est d'environ 60%.
A Marrakech, destination privilégiée des touristes français, mais aussi casablancais et r'batis, un dirigeant du Tikida affirme que "durant le mois de novembre, le taux d'occupation officiel qui nous a été communiqué est de 36%, toutes catégories d'hôtels confondues. Bien que ce taux soit faible, il marque une progression de 30% par rapport au même mois de l'année 1992".

Toujours est-il que les hôteliers de la ville rouge maîtrisent bien les phénomènes qui se répètent depuis longtemps. Ainsi, ils savent pertinemment que deux à trois semaines avant le 26 décembre, le calme règne avec des taux autour de 15 à 20%. A partir du 26, ils grimpent à 40 puis 50 jusqu'à 90 et 100% le 31 décembre. C'est la semaine "critique", dit un hôtelier, puisqu'à la clientèle étrangère se joignent les Marocains.

A la Mamounia, le taux affiché le 20 décembre est de 40%, pratiquement similaire à celui enregistré la même journée en 1992. Mais il est immédiatement ajouté qu'à partir du 24 décembre ce taux grimpera à 90 et à 100% la nuit du 31. A la Mamounia, il est aussi indiqué que la ligne de démarcation entre la clientèle d'hommes d'affaires et celle des touristes est quasi-nulle pour cette période de fête.

Grand calme au Nord

A Agadir, où les Allemands représentent environ 60% du marché, les taux d'occupation enregistrés la semaine écoulée par les établissements du groupe qui comprend entre autres le Tamlett, le Tagadirt, la Résidence Igoudar...basés dans la région, est de 25% en moyenne contre 32% pour la même période de 1992. Passée la date du 25, les professionnels de l'hôtellerie tablent sur des taux de remplissage de 80 et 90%.

Le Nord est dominé par un grand calme. L'hôtel Rif de Tanger qui compte une clientèle d'hommes d'affaires essentiellement, "mais aussi des clients de l'agence britannique "Inspirations", situe son taux de remplissage entre 20 et 30%. Ce dernier taux est confirmé par son homologue Africa de Tanger. "L'établissement ne travaille réellement que deux mois par an (juillet et août)", indique son dirigeant. Sa clientèle est alors constituée d'hommes d'affaires majoritairement espagnols.

A Oujda, à l'hôtel Terminus (ONCF), privatisable (et fermé), le standard répond: "l'hôtel Moussafir". Avec une clientèle constituée à hauteur de 70% par des Marocains (administrations, équipes de sport...), celui-ci est le seul à afficher un taux d'occupation de plus de 60%. Sa clientèle comprend des hommes d'affaires étrangers et quelques Algériens.
Les hôtels Massira et Oujda, tous deux trois étoiles, auraient des taux d'occupation de seulement 10%.

N.H.

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