×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Retro 2003
Un tournant dans la vie communale

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. Entrée en vigueur du scrutin par liste et de la nouvelle charte communale . Le premier vote des 18 ans n'a pas fait grimper le taux de participation L'année 2003 aura été marquée par un événement majeur. Les élections communales du 12 septembre de la même année ont constitué un tournant dans la vie politique nationale. Sans pour autant modifier la carte du champ politique, ces élections ont apporté leur lot de surprises, et de frustrations. En effet, loin de confirmer les grands partis politiques dans leur fief, les élections du 12 septembre 2003 ont permis de vérifier les thèses sur le changement. Déjà, les partis s'accordent à dire que les élections communales ont connu une réelle neutralité de l'administration tout autant qu'elles ont été, à quelques exceptions près, très transparentes. La lecture des chiffres de ces élections est un indicateur de taille. La démocratie marocaine faisant son chemin, les urnes ont fait dégager une nouvelle redistribution des rôles et également amoindri certains partis. Ce qui ne pouvait, évidemment, que profiter à d'autres formations émergentes.2003 aura aussi été l'année du premier scrutin de liste au niveau de nombreuses communes principalement urbaines. Un mode qui, il faut le reconnaître, n'a pas fait le bonheur des partis qui en réclamaient l'introduction au Maroc. Enclins et habitués à voter pour le candidat, les électeurs marocains ont eu beaucoup de mal à s'y retrouver dans les différentes listes, de surcroît assorties de symboles qui n'avaient pour l'électorat aucune signification particulière. Dans leur quête des voix dans les milieux urbains, les partis avaient omis de prendre en considération l'électorat dans le monde rural. Mal leur en a pris, puisque certains y ont perdu des fiefs considérés depuis longtemps comme chasse gardée. Les cas de Casablanca, Marrakech et Fès sont édifiants. On se remémore les feuilletons à rebondissements qui se sont déroulés dans ces villes et qui ont porté des gens issus de l'opposition à la tête de leurs conseils. Autre constat dans ces communales: le jeu des coalitions a fait éclater les regroupements politiques. Ces derniers, telle la Koutla (USFP, PI, PPS et OADP), ont montré leurs limites dès le moment où les intérêts particuliers de chacun des partis se sont trouvés menacés. Les tergiversations et le refus des directions des partis ont fait que les coalitions n'ont pu se faire au sein de la Koutla, ouvrant ainsi la voie à d'autres formations politiques vers la majorité dans des communes aussi importantes que Rabat, Casablanca, Marrakech ou Fès. Ces élections ont également permis aux 18 ans l'accès aux urnes. Le nouveau code électoral avait, en effet, baissé l'âge de vote permettant à cette large frange de prendre part au scrutin et d'exprimer son choix. Mais contrairement à ce qui était espéré, cette décision n'a pas fait augmenter le taux de participation, qui est resté faible (seulement 54,16%) par rapport au nombre d'inscrits (14.620.937 électeurs).On peut également noter à propos de ces élections qu'un peu de sang neuf a été apporté aux conseils communaux. En effet, sur les 16.065 élus sortants, seulement 11.049 ont été réélus. Le reste, soit 11.895, ont été élus pour la première fois. En d'autres termes, plus de 50% des membres des conseils communaux entament leur première expérience en gestion communale.L'année 2003 a aussi connu l'élection des membres des chambres professionnelles et des collèges de salariés. Elections qui ont enregistré, à l'image des communales, les mêmes tendances. C'est-à-dire des changements à peine perceptibles, mais beaucoup de discordances entre les partis de la majorité, notamment au niveau des collèges de salariés. Le même scénario s'est produit au cours de ces élections, les grands partis ayant tout simplement refusé de faire des concessions. Par syndicats interposés, les grands perdants de ces urnes ont été l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti de l'Istiqlal (PI). Quoi qu'il en soit, l'on peut dire que le champ politique national a connu une sorte de mise à niveau qui devrait pousser bon nombre de partis à se revoir à la lumière des scores réalisés par chacun. Les uns ont gagné beaucoup de terrain tels le Parti de la Justice et du Développement (PJD) et la Mouvance Populaire, qui ont montré qu'il faut désormais compter avec eux. Les autres ont besoin d'une sérieuse remise en cause tant dans le fond que dans la forme.


Les enseignements

Le Parti de l'Istiqlal peut se targuer d'être la première force politique du pays. Ce parti a obtenu 1.120.834 voix sur les 7.147.062 exprimées. Le même rang est enregistré au niveau du scrutin par liste comme au niveau du scrutin uninominal.Il est suivi en cela par l'Union socialiste des forces populaires mais seulement pour ce qui est des voix obtenues (990.928) et du scrutin uninominal. L'autre surprise enregistrée au cours de ces élections, le score réalisé par le Parti de la Justice et du Développement que l'on disait “fini” après les événements du 16 mai. Après ces élections, pour lesquelles il n'a pas “couvert” toutes les circonscriptions, l'on peut dire que le PJD est revenu plus fort que jamais sur la scène politique nationale.Jamal Eddine HERRADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc