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Recensement: Le Maroc s'apprête à dépoussiérer ses tableaux de bord

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. Démographie galopante et urbanisation rapide. Logement et éducation, deux priorités Combien sommes-nous? Le recensement général de la population et de l'habitat, prévu pour septembre 2004, actualisera les tableaux de bord de la Nation. Déjà, le principal clignotant, celui de la démographie, vire au rouge. Le taux de croissance de la population est en augmentation, indiquent les études de la direction de la Politique économique générale (DPEG) et le Centre d'études et de recherches démographiques (CERED). Même si ces études restent partielles, car ne couvrant pas toute la population, elles montrent la tendance: les villes sont de plus en plus peuplées et les campagnes se vident. Cela renseigne sur l'urbanisation rapide du pays, poussée par le phénomène de l'exode rural. Un travail de titan attend les pouvoirs publics et ce, sur deux plans. Le premier concerne les villes où il faut absorber les arrivages, leur garantir logement, emploi, éducation et soins de base. Le deuxième plan consiste à fixer la population dans les campagnes en lui fournissant des activités annexes et des programmes de réhabilitation agricole et sociale. Les transformations structurelles de la population se font à très grande vitesse comme partout dans le monde. La planète compte quelque 6 milliards d'habitants. Et ils seront 8 milliards en 2030 alors que les richesses naturelles s'amenuisent (pénurie d'eau, déforestation, changement climatique...). Imaginez ce que cela induira comme déficits alimentaires et sanitaires. Agir vite et bien. Tous les chantiers de la politique économique du pays sont suspendus à ce recensement gigantesque de par sa portée historique (c'est le cinquième depuis l'indépendance) et les moyens qu'il nécessitera (50.000 agents recenseurs, une masse impressionnante d'imprimés, de cartes géographiques et de moyens de transport). La structure par âge et l'espérance de vie permettront d'évaluer les besoins en établissements scolaires, en hôpitaux et habitations.Le logement et l'éducation sont deux préoccupations majeures. Au niveau du logement, les conditions de vie de la population indiqueront si le gouvernement a raison ou pas de maintenir l'intérêt accordé aux bidonvilles et aux incitations à l'habitat social. Les zones de densité humaine et de concentration économique (40% du PIB concentrés dans 1% du territoire!) dégageront de nouvelles priorités en termes d'aménagement et de découpage administratif. En matière d'éducation, seront connus le nombre de Marocains alphabétisés et celui des analphabètes. On saura aussi si le taux réel de l'analphabétisme est identique (ou du moins se rapproche) de celui, controversé, établi par les études statistiques (48,5%). Ce sera en tout cas un test pour évaluer l'efficacité des politiques de scolarisation depuis le dernier recensement de 1994, surtout pour la fille rurale. 6 femmes sur 10 sont analphabètes. Une situation qui risque de fausser les acquis du nouveau code de la famille. Sans instruction, la jeune fille, future épouse, ne pourra assumer la cogestion de son foyer.Le niveau scolaire donnera une idée précise du chômage dont le taux, d'environ 12%, est biaisé par l'importance de l'autoemploi. Si le repli de ce taux peut en partie s'expliquer par le phénomène du travail non rémunéré, il n'en demeure pas moins que cela indique la précarisation de la situation chez la population active et non une consolidation du marché de l'emploi comme on pourrait le croire. Autant les agrégats économiques se sont améliorés, autant la situation de la population s'est dégradée. La pauvreté galope. Du souci en perspective pour la généralisation de l'AMO et la prise en charge des personnes économiquement faibles. Les études de la DPEG et du CERED indiquent le déclin de la fécondité, accompagné d'un recul de la mortalité. Les établissements de retraite ont de quoi s'alarmer. Le choc sera redoutable à long terme. D'ici 2040, le nombre de retraités augmenterait 6 fois plus vite que celui des cotisants, indique le Cabinet Actuaria dans un rapport sur les scénarios de la réforme des retraites publié en 2002. Nadia LAMLILI

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