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Retro 2003
Le 16 mai et le sursaut

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. Les actes terroristes ont désarçonné tout le pays. Mais le Maroc poursuit coûte que coûte ses chantiersIl est un fait incontestable, l'année 2003 aura été particulière. Particulière pour les Marocains et les institutions. Et cette particularité a été bien évidemment le 16 mai, une date qui a représenté tout ce que le pays a engendré de bien et de mal. C'est le réveil brutal sur des réalités que tout le monde ne voulait pas voir. C'est la plus terrible des épreuves qu'a connues le pays, touché au cœur de sa capitale économique. Une tragédie qui a constitué un tournant décisif, poussant à réfléchir en commun sur les enjeux fondamentaux de la société. Reste qu'en dépit des attentats criminels, les partenaires étrangers du Maroc n'ont pas perdu confiance. Au contraire, les différents gestes à destination du Royaume, de même que les grosses opérations (exemple de la Régie des Tabacs) ont conforté le pays et renforcé sa volonté d'accélérer le processus de développement déjà entamé. A l'intérieur, ce 16 mai a révélé des situations insoupçonnées et insoupçonnables. En effet, au lendemain des attentats de Casablanca, les Marocains, à la grande surprise de tous les observateurs étrangers, ont tenu à exprimer massivement leur colère contre le terrorisme qui a frappé la capitale économique. Les événements se sont enchaînés spontanément, tout au long de la semaine. Les Casablancais se sont rendus nombreux sur les différents sites touchés, rendant hommage à toutes les victimes de ces actes abjects. Et le dimanche 25 mai, une importante marche a été organisée à Casablanca, mobilisant un nombre impressionnant de Marocains venus des quatre coins du pays.«Nous sommes fiers et heureux de voir comment le peuple marocain tout entier, s'est dressé comme un seul homme, dans un élan spontané, contre ceux qui ont trahi leur patrie et tué perfidement et de façon préméditée des personnes innocentes», a tenu à souligner le Souverain dans son discours du 29 mai 2003. Très attendu après les événements tragiques, ce discours a rassuré les millions de Marocains et réitéré la volonté de mener à bien «…la marche engagée pour concrétiser notre projet sociétal, démocratique et moderniste». Le pays, jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, veut barrer la route à la barbarie et à l'obscurantisme. A partir de là, les événements se sont accélérés et ont touché un grand nombre de domaines. Au chapitre politique et sécuritaire, figure en bonne place la loi sur la lutte contre le terrorisme, adoptée fin mai à une vitesse record. Cette loi sera inaugurée par les procès-marathon des attentats qui s'achèveront à la fin de l'été sur un lourd verdict qui fera date. Les partis qui avaient fermement rejeté le projet ont fini par l'accepter. Toujours dans ce domaine, il faut également relever les remaniements effectués au niveau de la direction générale de la Sûreté nationale ainsi qu'au sein du ministère de l'Intérieur. Cela sans oublier les hausses des indemnités pour les fonctionnaires de la police. De même, depuis les attentats, les projecteurs ont été tournés vers le ministère des Affaires religieuses et des Habous, dont la réforme est à l'ordre du jour. . Relief particulierDu côté de l'économie, sur laquelle se base toute la stratégie de développement du pays (infrastructures, tourisme, promotion de l'investissement ou encore habitat social), les chantiers s'accélèrent aussi. Juste après les attentats, SM le Roi a inauguré une série de projets d'habitat social à Casablanca et dans la région de Rabat. Un signal fort de soutien à la politique de proximité du gouvernement. Une politique prévue d'ailleurs depuis l'entrée en fonction de l'équipe de Driss Jettou, mais qui a pris un relief particulier depuis les attentats. Tout y passe: alphabétisation, accès aux soins médicaux publics, lutte contre les bidonvilles, transports urbains... Les surprises s'enchaînent et l'année 2003 a été marquée par un grand exploit, celui de l'adoption du code du travail, un projet en gestation depuis un demi-siècle. Un triste record. Unanimes, les partenaires sociaux considèrent que l'effet Jettou y est pour beaucoup. De toutes les façons, il fallait l'adopter d'urgence. Car les entreprises ne pouvaient plus rester otages de chantage et les libertés individuelles ne pouvaient plus continuer à être violées. Le pays avait-il finalement le choix? Parce que sans paix et visibilité sociales, pas de climat de confiance et pas de capitaux internationaux.Enfin, l'année 2003 aura aussi été celle du plus grand projet de société de l'histoire du Maroc: le code de la famille. C'est une véritable révolution qui sera (et qui commence déjà) créée par ce texte fondateur. Une révolution dans les comportements et les mentalités. Aujourd'hui, à l'instar du code du travail, tout le programme de sensibilisation et d'information sera déterminant. Meriem OUDGHIRI

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