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Retraites: Déficits abyssaux!

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. Les derniers chiffres sur les «dettes implicites» inquiétants. L’équivalent d’au moins le PIB pour pérenniser nos retraites!LA situation des régimes est vraiment préoccupante. L’on savait que les différentes caisses étaient confrontées à des difficultés majeures. Aujourd’hui, l’on se rend compte de l’ampleur du gouffre financier qui enfle. Les chiffres présentés mercredi à la Commission nationale des retraites, présidée par Jettou, donnent à réfléchir. Des estimations inédites ont été fournies sur la situation de chacun des régimes qui sont, pour la plupart, confrontés à des déficits astronomiques. Pour bien comprendre les termes du débat, rappelons qu’il s’agit d’engagements futurs au titre de la fameuse dette implicite inhérente à tous les régimes par répartition. C’est-à-dire l’ensemble des droits qui devraient être honorés dans le futur sur la base du fonctionnement actuel ou des réformes à venir. . Menaces démographiquesPour la CNSS, le premier déficit est annoncé pour 2011, donc dans 5 ans! et l’épuisement des réserves pour 2018. Et c’est de loin la situation la plus préoccupante, avec un volume d’engagements de 243 milliards de DH. La CMR vient juste après avec une dette implicite de 184 milliards alors que les réserves actuelles ne couvrent qu’à peine 31%. Le RCAR dispose du plus important niveau de réserves: 43,2 milliards de DH. Ce qui lui permet de couvrir 86% des engagements. Ce relatif confort financier pourrait d’ailleurs tenter le gouvernement d’y transférer la caisse OCP après celle de l’ONCF et de l’Odep. Pour autant, le RCAR n’est pas à l’abri des menaces démographiques. Le rapport actif/inactif passera de 7,5 à un dramatique –2 en 2050! Le cas de la CIMR est atypique, la dette implicite est importante (50 milliards de DH) couverte à hauteur de 20% seulement par les réserves, mais les perspectives à venir en termes de rendement financier et de qualité de gestion des actifs restent prometteuses. «Sur l’ensemble des régimes, la situation de la CIMR est considérée aujourd’hui parmi les plus saines», confirme Miloud Moukharik, représentant de l’UMT et membre de la Commission nationale. Au total, ce sont donc pas moins de 520 milliards de DH, soit près de 1,2 fois le PIB marocain de DH à trouver pour les prochaines années si l’on veut garantir la pérennité des différents régimes. Bien entendu, nous parlons ici de dettes futures, mais il faudra bien les préparer dès aujourd’hui. Les échéances pour certaines caisses, comme la CNSS par exemple, semblent très courtes. Il faut donc faire vite. La Commission nationale qui s’est réunie mercredi a chargé la Commission technique de préparer un cahier des charges pour les études à mener, et revenir devant la Commission nationale début mars. Auprès de la commission, l’on reste convaincu qu’une «phase importante a été franchie sur les termes de référence». Le dossier des retraites est lourd. Il faut donc s’entourer des meilleures garanties pour le réussir. Ce comité d’experts dispose d’un délai de trois mois pour soumettre sa copie. Le prochain rendez-vous est pris pour début mars avec une autre réunion de la Commission nationale.Sur la base du cahier des charges définitif, la commission pourra arrêter le ou les scénarios en concertation avec les acteurs concernés.N. E. A. et M. B.

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