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    Retentissement mondial de la normalisation : Le cas d'école des communications américaines

    Par L'Economiste | Edition N°:113 Le 20/01/1994 | Partager

    Les décisions prises par la Federal Communications Commission américaine peuvent avoir des conséquences à l'échelle planétaire. La décision imminente sur la norme américaine de la future télévision à haute définition pourrait se traduire par une mainmise des Etats-Unis sur ce nouveau secteur prometteur.

    A une époque où les avancées technologiques vont très vite, Reed Hundt, le candidat du président Clinton au poste de président de la Federal Communications Commission (FCC), l'organisme chargé de réglementer les communications par radio, télévision, télégraphe, satellite et câble, clame haut et fort son intention de faire de la FCC une force dynamique "qui ne se trompera pas".

    "Les conséquences d'une erreur de notre part peuvent être incalculables; des centaines de milliards de dollars sont en jeu", dit-il. En 1990, les secteurs de l'information et des communications généraient 12% du produit national brut des Etats-Unis. En 1995, disent les experts, ce chiffre devrait être plus proche de 16%.

    "Notre marché évolue à une vitesse incroyable", observe John Hollar, conseiller juridique du commissaire Ervin Duggan. "Nous sommes constamment en train de nous heurter à une législation dans les domaines de la propriété transfrontalière et de la concurrence qui est souvent dépassée par cette évolution".

    Concurrence et norme

    Les décisions de la FCC, prises pour le seul marché américain, ont parfois un retentissement mondial, reconnaît Robert Pepper de la Commission. A la fin des années 1970, les Américains ont procédé à une libéralisation du marché des télécommunications. C'était la fin du monopole de AT&T, mais surtout le point de départ d'une course au développement de nouveaux produits bon marché comme des répondeurs téléphoniques ou encore des téléphones Mickey. Le rôle mondial joué par la FCC n'est nulle part mieux illustré que dans la course au développement d'une télévision à haute définition (TVHD). Les Américains étaient les derniers dans cette course jusqu'à ce que la FCC se prononce pour la norme numérique, capable d'offrir à la télévision la même qualité d'image qu'au cinéma avec la même qualité sonore que le disque compact, et susceptible de surcroît d'ouvrir la voie à de nouvelles applications dans l'informatique, le multimédia et la télévision interactive. La Communauté Européenne et le Japon travaillaient sur une norme analogue. "De lanterne rouge, nous sommes passés maillot jaune avec la norme numérique", dit Richard Wiley, président du comité consultatif sur la télévision avancée, un consortium privé qui travaille avec la FCC et qui est sur le point de mettre sur le marché une technologie qu'on croyait relever encore de la science-fiction. Parmi les membres de ce consortium se trouvent AT&T, NBC, Zenith, Philips et le Massachussetts Institute of Technology. Le géant néerlandais Philips a laissé tomber ses projets de TVHD analogique au début de l'année. "Notre préférence pour la norme analogique est moins forte depuis que les avantages de la norme numérique sont devenus plus évidents", dit J. Peter Bingham, président de North American Philips.

    Où est vraiment la force de décision ?

    En septembre dernier, la FCC a distribué les fréquences des nouveaux Services de Communications Personnelles (PCS), lesquels comportent parmi d'autres applications les fax par télégraphe et de nouvelles applications pour les ordinateurs et le téléphone. Des entreprises étrangères attirées par le marché américain ont exprimé l'inquiétude de voir le marché des PCS dominé par des firmes américaines, dans ce pays où la loi interdit toute participation étrangère supérieure à 25% dans les entreprises actives dans le secteur des communications.

    "Peu nombreuses en effet sont les firmes multinationales qui hésitent à nous faire part de leurs opinions", dit Julius Napp de la FCC. Et, reconnaît John Hollar, à une époque où les barrières commerciales tombent et où le protectionnisme est passé de mode, les accusations de préférence nationale représentent un défi particulier pour la FCC, un organisme national chargé de protéger les intérêts américains. "L'autorité de la FCC est aussi forte que les décisions que nous prenons sont bonnes", dit Jim Coltharp, un conseiller du commissaire Andrew Barrett. "Mais seule, la FCC n'a aucun pouvoir. Notre pouvoir correspond à l'importance des industries que nous sommes chargés de réglementer. Nous sommes puissants uniquement dans la mesure où ces industries restent dynamiques".

    Anna Mulrine, The Christian Science

    Monitor (Etats Unis)

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