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BMCE Bank: 10 ans pour conquérir l’Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:2739 Le 20/03/2008 | Partager

. Le total bilan multiplié par deux. Créer des modèles consolidés et réplicables . Crédit Mutuel-CIC monte à 15% Trois conférences de suite, sur trois jours, pour trois assemblées différentes. Quand il s’agit d’annoncer que de bonnes nouvelles, Othman Benjelloun se dit prêt à aller loin. Pour le développement de son business en Afrique par exemple -son nouveau challenge- le président du groupe BMCE Bank se donne dix ans pour être présent dans les 55 pays sur un marché de plus du milliard de consommateurs. Chiffres à l’appui, son groupe a accumulé en 5 ans autant de croissance, «comme s’il avait créé une autre BMCE Bank», en multipliant par deux son total bilan, qui a atteint 107,1 milliards de DH en 2007. Le PNB consolidé ressort à plus de 4,47 milliards contre 3,60 milliards de DH en 2006, tandis que le résultat du groupe avant impôts a dépassé 2,1 milliards de DH. Le cours de l’action BMCE Bank est multiplié par 7 pour une capitalisation boursière qui a atteint 45 milliards de DH, à fin décembre 2007, contre 20 milliards, une année auparavant. Tous les indicateurs, ou presque, ont été multipliés au moins par 2 sur ces cinq dernières années. Benjelloun soulignera la longue liste des faits marquants du groupe, deux développements importants réalisés dernièrement, pour marquer «le renforcement et la multiplication des liens» avec son partenaire étranger de référence, le groupe français, Crédit Mutuel-CIC. Ce dernier vient en effet de porter ses parts à 15% au capital de BMCE Bank, en acquérant 5% supplémentaires.Le second fait marquant est une première, en ce sens qu’elle «est emblématique et inédite au Maroc et dans la région», souligne Benjelloun. Il s’agit de la création d’une joint-venture, EurAfric Information, spécialisée dans le domaine technologique (L’Economiste du mardi 18 mars). Un projet transversal à haute valeur ajoutée, qui associe BMCE Bank, RMA Watanya, le Crédit Mutuel-CIC et les Assurances du Crédit Mutuel. En effet, ce système d’information, mis en place par le groupe français, lui a permis d’occuper le rang de 1er bancassureur de France dont sa filiale technologique, Euro Information, regroupe 1.500 informaticiens spécialisés dans la bancassurance. . Produits à forte valeur ajoutéeDe la même façon, «EurAfric Information s’attellera à la réalisation du système d’information banque et assurance consolidé de BMCE Bank et RMA Watanya, qui puisse être multimarque, multidevise, multicanal, et fonctionne en temps réel». L’engagement est pris avec le président du Crédit Mutuel-CIC, Michel Lucas, au-delà des besoins de BMCE Bank et RMA Watanya de mettre cette plateforme technologique au service d’autres marchés et enseignes, «en tant qu’infrastructure de savoir-faire, de compétences et de prestations». Pour Benjelloun, ce partenariat, à l’origine de la création d’EurAfric Information, doit être «interprété comme une étape supplémentaire, mais décisive dans la mise en œuvre d’une stratégie résolue du groupe Finance.Com sur le marché des nouvelles technologies de l’information». Voilà qui préfigure petit à petit de la naissance de pôles dédiés au sein du groupe. A noter que la stratégie du groupe sur le marché des NTI était déclinée jusqu’alors qu’autour de trois structures: ATCom, Finatech et une joint-venture dans l’offshoring avec le groupe Stéria. Selon les observateurs, le positionnement de BMCE Bank, en tant que structure innovante, est consolidé par le lancement de produits et services différenciés, à forte valeur ajoutée. D’ailleurs, le groupe vient de lever sur le marché national un emprunt obligataire subordonné d’un montant de 1 milliard de DH sur 10 ans. Un second de même nature à durée indéterminée est conclu auprès de la SFI, filiale de la Banque mondiale, pour un montant de 70 millions d’euros, soit un peu plus de 803 millions de DH. Une troisième opération de 50 millions d’euros sur 10 ans (environ 574 millions de DH) pour renforcer les fonds propres du groupe est en cours de concrétisation avec Proparco, filiale de l’Agence française de développement. Michel Lucas, président du directoire de CIC, qui assistait au Conseil d’administration de BMCE Bank, mardi 18 mars, n’a pas pu s’empêcher de lui faire cette remarque: «vous avez créé une énergie en chacune des personnes que j’ai rencontrées dans votre banque». Pour le big boss de BMCE Bank, ce qu’entreprend son groupe à travers les divers compartiments de ses activités représente autant de modèles consolidés dans la seule perspective de réplication à travers son aire de rayonnement internationale, notamment sa nouvelle destination de prédilection: l’Afrique subsaharienne. Sur ce front international, le patron de BMCE Bank entend prouver qu’il a plus d’une flèche à son arc. Son groupe a mobilisé ses fonds propres aussi bien pour accompagner l’accélération des crédits distribués que son développement à l’international. Un objectif que préfigure la récente prise de contrôle, à hauteur de 35% par BMCE Bank du réseau Bank Of Africa (BOA) présente dans 15 pays du continent?En tout cas, une chose est sûre, «l’avenir de BMCE Bank est intimement lié à la diversification de ses activités au Maroc et à l’international, plus particulièrement sur le continent africain», confie Benjelloun. Toute une stratégie fondée sur un bon investissement dans les ressources humaines et des métiers convergents. La joint-venture entre Médicapital Bank de Londres et BOA servira une plateforme d’accès et d’accompagnement d’autres activités du groupe. L’Afrique est érigée au rang de relais de croissance du groupe.


Quels commentaires sur les sanctions du CDVM?

Rien ne semble pouvoir ternir la belle image du groupe BMCE Bank. Même pas la mise en garde du CDVM à l’encontre de BMCE Capital Bourse pour «non-respect des procédures de collecte des fonds auprès de clients, notamment institutionnels étrangers lors de l’IPO», selon l’APSB (L’Economiste du 18 mars). Pour Othman Benjelloun, les sanctions du CDVM ne sont pas une surprise. Car, «il y a eu beaucoup d’opérations boursières, en particulier ces douze derniers mois, peut-être incontrôlables immédiatement par le CDV. Il aura fallu, je suppose que le CDVM mène ses enquêtes, d’autant plus qu’il y a eu des réactions de la part des actionnaires, des analystes financiers par rapport à certaines introductions». Dès lors, Benjelloun pense que c’était nécessaire de sanctionner les hors-la-loi. En ce qui le concerne (BMCE Capital Bourse), il dit applaudir des deux mains la décision du CDVM.Bachir THIAM

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