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    Résultats des banques 1994 : BNDE: Les bénéfices progressent de 36%

    Par L'Economiste | Edition N°:193 Le 17/08/1995 | Partager

    La BNDE, une des banques qui sera prochainement cédée au privé, affiche une bonne santé. Elle s'est restructurée pour être en phase avec le nouvel environnement bancaire. L'activité et les bénéfices sont en nette croissance.


    La BNDE a bouclé son exercice 1994 sur un bénéfice net de 161,5 millions de Dirhams, en progression de 36% par rapport à l'année précédente. Après répartition, les fonds propres ont grimpé de 10% à 746 millions de Dirhams. Cet exercice, peut-être l'un des derniers avant la privatisation de la banque, a été marqué par le refonte des structures avec pour objectifs la redynamisation du "métier coeur", le financement des projets notamment, le développement de nouveaux métiers de banque d'affaires et le renforcement des services de banque commerciale. Parallèlement à la restructuration, l'activité de la BNDE a nettement progressé par rapport à 1993. Les financements totaux agréés se sont accrus de 24% à 3,2 milliards de Dirhams.

    Projets industriels


    Les financements à terme ont atteint 1,8 milliard de Dirhams, en augmentation de 24% comparativement à 1993. Ils ont permis la réalisation d'investissements d'un montant de plus de 3,6 milliards de Dirhams. Le quantum de financement s'est par la même occasion amélioré de 2 points, passant de 46% une année plus tôt à 48% en 1994. Pour ce type d'intervention, les crédits à long terme ont pour l'essentiel tiré l'activité à la hausse, s'accroissant de 43,5% à 1,64 milliard de Dirhams. Quant aux cautionnements, ils se sont fixés à 94 millions de Dirhams, en progression de 3,3%. En revanche, les participations ont fortement dégringolé, ne représentant plus que 94 millions en 1994. "Le montant exceptionnel de l'année antérieure est principalement dû au rachat de la BMAO et à la prise de contrôle de Maroc Leasing", explique la Banque.

    Du point de vue de la répartition sectorielle, les projets industriels demeurent les principaux bénéficiaires des financements à terme avec 83% du total des agréments. Les IMME ont capté 28% des financements, orientés essentiellement vers des projets dans les branches électrique, électronique et de production de fer à béton. Soutenue par l'industrie des matériaux de construction, la chimie et parachimie se place en deuxième rang, drainant 23,5% de l'enveloppe globale et 28,5% des concours octroyés à l'industrie. Vient ensuite l'agro-industrie avec un montant de crédits de 386 millions de Dirhams (21% des financement) contre 157 millions en 1993. Cette évolution est attribuée à l'excellente campagne agricole 1993-1994. Principaux bénéficiaires: la minoterie, le conditionnement de fruits et légumes et la conserve végétale. Pour sa part, le textile et cuir compte pour 10% des financements. Toutefois, note la banque, "en raison de l'amélioration du contexte global, la demande d'investissement dans ce secteur a connu une relance remarquable en 1994, avec des intentions d'investir en progression de 18% au niveau national". De fait, les crédit consentis à ce secteur ont progressé de 38% par rapport à 1993 à 190 millions de Dirhams.
    Pour les autres secteurs, il s'est opéré un repli assez important des financements BNDE dont la part n'a été que de 17% au lieu de 32% durant l'année précédente. Dans ce groupe, les projets agréés dans le transport se sont chiffrés à 72 millions de Dirhams, allant pour l'essentiel au transport urbain, contre 82 millions en 1993. Les crédits accordés au secteur mines et énergie ont par contre plus que triplé à 71 millions de Dirhams.

    Créations d'entreprises


    Il ressort des chiffres publiés par la Banque que, dans le lot des projets présentés, le nombre de créations (70) a dépassé pour la première fois celui des extensions (61). Du coup, au niveau des financements l'écart s'est considérablement réduit entre les deux catégories. En 1994, 854 millions de Dirhams ont été consacrés aux créations contre 183 millions pour l'exercice antérieur, alors que les extensions ont vu leur part passer de près de 1,3 milliard de Dirhams à 979 millions.
    Les financements à court terme ont connu une croissance proche de celle des concours à terme avec un taux de 23,4%, traduisant ainsi le développement de l'activité de banque commerciale suite à la réforme du secteur bancaire. Il est souligné que ce créneau se "développe en synergie avec l'activité de financements des investissements, dans le cadre d'une politique de services globaux en faveur de la clientèle". Dans ce sens, un département de l'international avait été créé pour le traitement des opérations d'import-export ou de virement généré par l'exploitation courante. L'exercice 1994 a été clôturé sur un montant de 1,4 milliard de Dirhams contre 1,1 milliard pour l'année d'avant. Les crédits par décaissement ont cru de 55% à 782 millions de Dirhams, tandis que les crédits par signature se repliaient de 2,4% à 604 millions.

    Alié Dior NDOUR .




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